vendredi 17 avril 2026
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Petit rail entre amis

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Depuis décembre dernier, les autorités monégasques mettent au jour un réseau de cession de stupéfiants qui s’était établi, courant 2012 en principauté.

Drôle de réseau sur lequel la sûreté publique et le parquet planchent de concert depuis décembre. En son centre, deux hommes, dont un Monégasque, soupçonnés d’avoir revendu des stupéfiants, de la cocaïne plus particulièrement, qu’ils s’étaient procurés sur le sol français. Ce qui surprend les enquêteurs, ce n’est pas la quantité de drogue écoulée, « classique » et « peu élevée » selon plusieurs sources, mais le nombre de consommateurs qui y ont ou y auraient eu accès. Depuis le début de l’enquête, de nouvelles mises en cause interviennent chaque semaine, faisant de cette affaire, qui toucherait tous les milieux socio-professionnels, un sac de nœuds peu évident à démêler. Début février, près d’une quinzaine de personnes avaient déjà été entendues. Chaque audition apporte son lot de noms et d’informations inédites. Les enquêteurs avancent ainsi pas à pas, devant recouper les différents témoignages et organiser des confrontations avec les principaux protagonistes de l’affaire. Les consommateurs visés sont de nationalité française, en majorité, et résident dans les communes avoisinantes (Cap-d’Ail, Beausoleil, Roquebrune-Cap-Martin). Tous travaillent ou ont travaillé à Monaco. En outre, il s’agirait soit de connaissances soit de relations professionnelles du duo suspecté d’être à la tête du réseau, qui les aurait approvisionnés en cocaïne.

Ecoutes et filatures
Tout est parti d’une dénonciation de faits au parquet général, à la mi-mai 2012. Il est rapporté qu’un réseau de cession de stupéfiants s’est établi sur le territoire monégasque, principalement ancré autour du restaurant d’un lieu sélect. La drogue est vendue de façon plus occasionnelle, dans des établissements de nuit. Il convient de préciser que le restaurant et les établissements concernés ne seraient pas eux-mêmes impliqués dans le réseau. S’ensuit une enquête préliminaire qui dure jusqu’en décembre. Les téléphones des individus soupçonnés d’être parties prenantes du réseau sont mis sur écoute. Les suspects font également l’objet de filatures. Courant décembre, à la veille des vacances de Noël, six individus sont interpellés et placés en détention provisoire. Certains ont été remis en liberté, début février, et placés sous contrôle judiciaire. Les deux hommes, revendeurs présumés, restent pour l’heure incarcérés. Aucun lien n’a été établi avec l’affaire qui visait un restaurateur beausoleillois, l’exploitant de L’Ardoise, révélée en octobre 2012. Celui-ci était suspecté d’avoir revendu de la cocaïne et d’avoir organisé des parties de poker truquées dans une salle de son établissement. Six kilos de coke dont un conditionné en paquets de 100 grammes, avaient été retrouvés par la PJ de Nice et des agents de la Sûreté dans la cave d’un salon de coiffure tenu par une proche à la frontière entre Beausoleil et Monaco.

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