Flavio Briatore réside à Monaco depuis 3 ans avec sa famille. Après avoir ouvert le restaurant Cipriani et le concept Billionnaire au Fairmont, l’homme d’affaires italien reprend le Life Club à l’avenue du Portier. Un projet trois en un, avec un restaurant, une zone lounge et une discothèque. L’ouverture du Twiga Monte-Carlo est prévue fin mai, durant le prochain Grand Prix de Formule 1.
Monaco hebdo : Le Life Club, au Portier, géré par Richard Borfiga, a fermé ses portes le 1er février dernier. Pourquoi avoir repris cet établissement ?
Flavio Briatore : L’idée qui me semblait naturelle était de constituer une sorte de triangle d’or. Avec d’un côté le restaurant Cipriani, de l’autre le Billionnaire au Fairmont et enfin le Life Club… Les trois établissements étant situés à proximité. Avec Samy Treves (du Sass Café), qui a collaboré avec nous sur le projet Billionnaire, nous avions envie de créer une nouvelle « movida », un renouveau de la vie nocturne à Monaco.
M.H. : Quelles sont les grandes lignes de ce projet ?
F.B. : Le projet global s’étend sur une surface de 1 800 m2. Il y aura d’une part un restaurant, le « Twiga Monte-Carlo », qui pourra accueillir entre 80 et 100 personnes. Le restaurant sera ouvert uniquement le soir et en nocturne, jusqu’à environ 3h du matin. Le menu sera très éclectique : aussi bien des pizzas, des hamburgers, des sushis, des poissons, que des pâtes. Tous les plats proposés seront très gourmets. Du haut de gamme. Nous visons l’excellence culinaire comme au restaurant Cipriani.
M.H. : Y aura-t-il également une partie nightclub ?
F.B. : Il y aura en effet une discothèque de 800 m2 et une zone lounge — située sur le ponton -, où la clientèle pourra prendre notamment l’apéritif (2). Cet espace sera ouvert à partir de 18h. Il y aura des DJ, de la musique lounge, et parfois des soirées à thèmes. Le lieu pourra aussi être privatisé.
M.H. : Quelle clientèle visez-vous ?
F.B. : Nous ne visons pas la même clientèle que le Life Club qui était plutôt niçoise. Etant donné que nous sommes situés près du Carré d’Or, nous visons une clientèle monégasque haut de gamme, âgée entre 22 et 40 ans environ.
M.H. : Combien de salariés allez-vous embaucher ?
F.B. : Je pense que l’on va employer une centaine de salariés pour la période estivale. Entre le mois d’octobre jusqu’à mai, l’activité étant moins intense, on baissera probablement à une cinquantaine d’employés.
M.H. : Quelle sera la décoration du restaurant ?
F.B. : Une décoration africaine, mais très moderne.
M.H. : A quand est prévue l’ouverture ?
F.B. : Les travaux ont commencé il y a environ 1 mois. Nous espérons ouvrir pour le prochain Grand Prix de Monte-Carlo (la prochaine édition aura lieu du 22 au 25 mai N.D.L.R.).
M.H. : Quel est le budget de ce projet ?
F.B. : C’est encore trop tôt pour le dire.
M.H. : Des nouveautés avec le restaurant Cipriani ?
F.B. : Jusqu’à présent, Cipriani était ouvert le soir uniquement. A partir de fin avril, la terrasse du Cipriani deviendra un « Cigar bar », ouvert exclusivement aux membres, de midi à 1 heure du matin, non-stop. Les membres de ce club pourront y prendre un repas, faire une dégustation de cigares ou boire des cognacs et des whiskys très exclusifs.
M.H. : Le concept Billionnaire continue ?
F.B. : Oui, absolument. Depuis 2008, le Billionnaire Monte-Carlo dure 4 jours au Fairmont pendant le Grand Prix, et il y a toujours le Billionaire lounge, l’été, de mai à fin septembre.
M.H. : Avez-vous des projets ailleurs qu’à Monaco ?
F.B. : Nous avons réalisé un gros projet au Kenya, en Afrique. Il s’agit d’un resort avec entre autres, un hôtel et un casino. Nous allons également ouvrir un restaurant Cipriani à Dubaï et étendre le concept Billionaire à Delhi, Dubaï, Singapour, Macao et Miami.
M.H. : Avez-vous d’autres projets à Monaco ?
F.B. : En réalité, je suis toujours à la recherche de marchés de niche qui se libèrent. A Monaco, il y a beaucoup à faire. La situation géographique est fantastique avec l’aéroport de Nice à proximité. C’est également idéal pour la gastronomie car on peut avoir tous les produits à proximité.
M.H. : Vous étiez directeur de l’écurie Benetton. Avez-vous encore des liens avec la Formule 1 ?
F.B. : Oui, avec notre société FB Management, nous gérons la carrière de pilotes de Formule 1 comme Fernando Alonso par exemple.
M.H. : Comment avez-vous réagi lorsque vous avez appris l’accident de Michael Schumacher ?
F.B. : C’est très choquant pour sa famille, ses amis et toute la Formule 1. Michael a travaillé sept ans pour nous et nous avons gagné trois championnats ensemble. On ne pouvait imaginer qu’il puisse lui arriver une telle chose. On l’a toujours imaginé comme quelqu’un d’invincible. Il a pris des risques incroyables en Formule 1, en moto… Il a pratiqué tous les sports les plus dangereux du monde, et puis, un jour, il fait simplement du ski avec son fils et il arrive cet accident. C’est très triste.



