vendredi 17 avril 2026
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Riverdance, 20 ans au rythme de l’Irlande

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Lancé il y a près de 20 ans, Riverdance, le spectacle de danse irlandaise par excellence, fait toujours rêver des milliers de spectateurs. Décryptage du phénomène avec son producteur, Pascal Bernardin.

Propos recueillis par Margaux Biancheri.

Toujours copié mais jamais égalé selon son producteur, Riverdance est le premier spectacle de danse celtique au monde. Et ce depuis près de 20 ans : en 1995, une apparition de seulement sept minutes à l’Eurovision de Dublin crée l’événement. Pendant des décennies, la danse celtique se pratiquait à deux devant des juges, lors de concours dans des comtés irlandais. Riverdance dépoussière la tradition, pour cette fois, réunir sur scène en ligne une vingtaine de danseurs tapant ensemble sur le sol avec leurs chaussures à claquette. La troupe fait depuis le tour du monde, et passera d’ailleurs au Nikaïa à Nice le 2 mai. Pascal Bernardin, son producteur a bien voulu nous dévoiler les secrets de ce spectacle, vu par plus de 23 millions de spectateurs dans 350 villes du monde entier, qui fait la fierté de l’Irlande.

Monaco Hebdo : Qu’est-ce qui différencie Riverdance des autres spectacles de danse celtique ?
Pascal Bernardin : Pour la première fois, à l’Eurovision pendant ces sept petites minutes de show, les danseurs irlandais ont dansé ensemble et en ligne. Cela représentait une vingtaine de danseurs en groupe, ce qui donnait une puissance extraordinaire au spectacle. Vingt à quarante pieds tapaient le sol. Le public était subjugué. C’est ainsi qu’est né le spectacle Riverdance. Un orchestre live joue la musique traditionnelle qui a été réorchestrée avec des voix de jeunes filles envoûtantes. Le spectacle met en scène également des claquettes que l’on rencontre dans le flamenco, des claquettes américaines ou des danses russes.

M.H. : Quelle est l’histoire ?
P.B. : La pluie abreuve la rivière, serpente à travers les terres avant de se jeter dans la mer. Ce cycle naturel qui est aussi celui de la vie s’illustre dans les chorégraphies.Riverdance raconte également l’immigration irlandaise, le peuple fuyant la guerre ou la famine. De retour au pays, les Irlandais n’ont rien oublié de leurs contacts avec d’autres cultures. Ils ont découvert d’autres danses proches. C’est l’épopée des Irlandais qui se confrontent au choc des cultures et qui essaient de les marier.

M.H. : Comment expliquer cet engouement pour la danse celtique ?
P.B. : On ne peut pas s’en lasser ! La culture celtique n’était pas tellement exportée avant le spectacle. C’est grâce à l’Eurovision, une émission très populaire, que le monde a pu vraiment découvrir le charme de cette danse. Cela n’a d’ailleurs rien d’étonnant : la puissance du spectacle a de quoi séduire. Il est extrêmement moderne et révèle très bien la culture irlandaise. Les voix sont harmonieuses et impressionnantes. Les danseuses qui frappent le sol sont comme des chevaux au galop.

M.H. : Est-ce un phénomène durable ?
P.B. : Nous n’avons pas besoin de renouveler le spectacle, depuis 1995, il fonctionne toujours aussi bien. La dernière prestation à Belfast était incroyable et n’a jamais été aussi bonne. C’est un phénomène durable justement parce que ce n’est pas un spectacle de mode, c’est un classique, un spectacle intemporel. Au fil du temps nous avons simplement remodeler des décors et des costumes.

M.H. : Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
P.B. : Je suis très concentré sur Riverdance mais en ce moment, je travaille également pour les Rolling Stones au stade de France le 13 juin ! J’ai aussi un spectacle très amusant en partenariat en Disney Channel, qui nous vient d’Argentine et qui devrait arriver très prochainement dans le Sud…

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