lundi 20 avril 2026
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Passion russe

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Répétitions d'Eugène Onéguine de Petr Ilitch Tchaïkovski
Répétitions d'Eugène Onéguine de Petr Ilitch Tchaïkovski, d'après le poème d'Alexandre Pouchkine. © Photo S. Flament / Opéra de Monte-Carlo.

Dans le cadre des festivités de la fête nationale, l’Opéra de Monte-Carlo donne le célèbre Eugène Onéguine de Tchaïkovski d’après le poème d’Alexandre Pouchkine. Un opéra intimiste sur fond de sentiments amoureux et de duel sanguinaire. A découvrir au Grimaldi forum les 21 et 23 novembre.

Certes, Eugène Onéguine est une histoire d’amour. Mais, le directeur de l’Opéra de Monte-Carlo, Jean-Louis Grinda, l’assure. Ce n’est pas un clin d’œil à la future union princière… D’autant que le choix s’est fait il y a déjà trois ans. « Après La Chauve-souris de Strauss, La Flûte enchantée de Mozart et Turandot de Puccini, j’ai choisi cette année l’un des plus célèbres opéras de Tchaïkovski. Un véritable chef d’œuvre du romantisme », assure le directeur pour qui la seule ligne artistique est de proposer « une couleur différente chaque année pour la fête nationale et des œuvres accessibles au plus grand nombre. »

Jeune distribution

Un opéra à large contribution monégasque. Depuis un mois, les 40 chœurs de l’opéra de Monte-Carlo, complétés par des jeunes chœurs venus de Saint-Pétersbourg (dont certains du  théâtre Mariinski), les musiciens de l’orchestre philharmonique de Monaco et les danseurs de l’académie de danse princesse Grace répètent sur cette œuvre. Soit près de 200 exécutants au total sur la scène du Grimaldi Forum. Le tout servi par « la crème des crèmes des jeunes artistes russes, assure Jean-Louis Grinda. Les 4 personnages principaux sont d’une grande crédibilité tant physique que vocale. La direction musicale a également été confiée à un jeune chef d’orchestre russe de 31 ans, Dmitri Jurowski. »(1)

Figures emblématiques

Cet opéra en trois actes (2) et sept tableaux, créé au conservatoire de Moscou, raconte l’histoire d’Eugène, un jeune dandy oisif qui, après avoir hérité d’un oncle, se retire à la campagne. Il se lie d’amitié avec son voisin, le poète Lenski. Interviennent alors deux sœurs, Olga et Tatiana, qui s’éprennent l’une de Lenski, l’autre d’Onéguine. Mais Eugène préfère sa liberté et rejette l’amour de Tatiana. Lors d’un bal, Eugène joue les séducteurs auprès d’Olga. Lenski se sentant trahi, veut défier son ami en duel, mais il meurt à l’issue du combat. Des années plus tard, Eugène retrouvera Tatiana mariée à un général. Il tente de la reconquérir. Mais à son tour, la jeune femme repousse son amour. Une faillite des sentiments qui met en scène des personnages aux antipodes. Et des figures emblématiques?: « Eugène est un dandy froid et marginal. Le prototype de celui qui n’est pas doué pour le bonheur. Il est jeune, beau, élégant, aisé mais frivole. A l’inverse, Tatiana est une jeune femme frémissante, amoureuse et sincère, explique Jean-Louis Grinda. C’est un opéra qui reflète profondément l’âme russe, qui est toujours un peu nostalgique. » Alors que les contemporains de Tchaïkovski composent des opéras héroïques et épiques, le compositeur livre ici un de ses opéras les plus intimistes.

Le 19 novembre sur invitation du palais. Le 21 novembre à 15h et le 23 novembre à 20h au Grimaldi forum. Tarifs?: à partir de 20 euros. Renseignements?: 98 06 28 28.

(1) Opéra mis en scène par Claire Servais. Tatiana est incarnée par Ekaterina Chtcherbatchenko et Eugène par Alexeï Markov.

(2) Opéra avec un seul entracte.

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