mardi 21 avril 2026
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L’OPMC prend un coup de jeune !

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La nouvelle saison de l’OPMC s’annonce plus moderne que jamais. Sa nouvelle vocation ? Intéresser davantage le jeune public de la principauté.

Par Margaux Biancheri.

« Cette année, plus de 100 manifestations sont prévues ! » se réjouit Gianluigi Gelmetti, directeur artistique de l’OPMC. « C’est, je crois, une saison très importante pour l’avenir de l’orchestre », continue-t-il. Les 150 ans de grandes dates de l’orchestre n’ont pas détourné le directeur artistique de ces objectifs premiers. « Nous avons pris conscience qu’aujourd’hui, l’orchestre ne peut pas vivre en pensant être un grand orchestre philharmonique pour l’extérieur. Nous devons redécouvrir la fonction de l’orchestre en principauté ». La preuve avec « les concerts de l’amitié » qui se veulent au plus proche des Monégasques. L’orchestre s’investira en effet dans les maisons de retraite, au centre hospitalier princesse Grace afin de participer à la vie culturelle et sociale des résidents.

Tourné vers la jeunesse
« L’orchestre n’est pas une valise que l’on prête à l’opéra, aux ballets et au printemps des arts… », souligne Gianluigi Gelmetti. L’OPMC a bel et bien une identité qu’il souhaite défendre auprès de la jeunesse. La série de trois concerts « Jeune public », le mercredi après-midi à l’auditorium Rainier III, vise à ce titre, à sensibiliser les enfants à la musique. Les spectacles ont été conçus spécialement pour capter leur attention. Autre point fort de la saison destinée à attirer la jeunesse : les douze concerts « Happy hour » toujours à l’auditorium Rainier III et à la maison de l’Amérique latine. « A l’heure de l’apéritif, cette formule musique de chambre permet une vraie proximité avec les musiciens », promet le directeur artistique. Autre programmation qui lui tient à cœur : « L’aventure de la jeunesse » destinée à mettre en avant les talents de l’académie de danse Princesse Grace et Antibes Génération virtuoses en les accompagnant sur leurs galas.

Année de la Russie
« Nous avons sélectionné des chefs jeunes et gardé de plus âgés. Ce qui fait la richesse de l’orchestre cette année c’est sa pluralité… », dévoile Gianluigi Gelmetti qui a choisi des maestri allant de Lawrence Foster à Günter Neuhold en passant par Kazuki Yamada. « Chacun donne des opinions sur l’orchestre, sur les musiciens, leurs préférences, des conseils. Des chefs un peu fous ont secoué positivement l’OPMC ». Gelmetti affirme que « le niveau technique de l’orchestre a monté. Ça a été possible grâce à ces choix. Avant, un chef dirigeait 80 % des concerts, aujourd’hui l’orchestre n’est plus rigide », explique le directeur artistique. Les spectacles promettent d’être cosmopolites et modernes. Si le fil conducteur sera la Russie (année de la Russie oblige), Gianluigi Gelmetti insiste : « Nous n’avons pas voulu faire du Russe pour les Russes mais pour raconter des histoires ». Des histoires qui se raconteront donc sur du Stravinsky ou du Tchaikovsky, mais aussi sur du Richard Strauss et du Robert Schumann… En parallèle, l’accent sera mis également sur l’art dramatique avec notamment à la salle Garnier, le ciné-concert Folies de femmes. Le long-métrage d’Erich von Stroheim sera projeté en janvier sur une musique signée Marco Taralli. A découvrir, aussi en février Jeanne d’arc au bûcher oratorio dramatique qui mettra en scène, à l’auditorium Rainier III, Marion Cotillard sur une musique d’Arthur Honegger.

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