Après la grande exposition d’été 2024 consacrée à William Turner (1775-1851), le Grimaldi Forum propose Couleurs !, une exhibition originale à voir du 8 juillet 2025 au 31 août 2025, qui mise sur les sens pour découvrir plus de 200 œuvres, de 1905 à aujourd’hui (1). Didier Ottinger, directeur adjoint du musée national d’art moderne Centre Pompidou et commissaire de cette exposition, a répondu aux questions de Monaco Hebdo.
L’origine de cette exposition ?
En 2023, le centre Pompidou a communiqué pour annoncer sa fermeture. Cela s’est traduit par la disponibilité des œuvres des collections de ce musée. Immédiatement, les responsables du Grimaldi Forum sont entrés en contact avec moi. Ils voulaient profiter de la disponibilité de ces œuvres pour organiser une exposition à Monaco. Nous avons donc commencé à échanger, pour voir à quoi cela pourrait ressembler. Le Grimaldi Forum souhaitait avoir une représentation des fleurons de la collection du centre Pompidou, autrement dit, les « chefs-d’œuvre ». A partir de là, on est allé un peu plus loin.

Pourquoi centrer cette exposition autour de la couleur ?
En tant que commissaire d’exposition et conservateur au centre Pompidou, j’ai recherché quel pourrait être le propos de cette exposition. Il m’est apparu qu’une question avait été laissée en jachère par l’ensemble des historiens du XXème siècle : c’est la question de la couleur. Il n’y a eu que de très rares expositions consacrées à la couleur sur l’ensemble du XXème siècle. C’est ainsi que nous avons décidé de traiter ce sujet. Nous avons ensuite imaginé un certain nombre de schémas de présentation qui conduisent à une exposition présentée dans un très grand tambour, qui permet de présenter les œuvres, selon un disque chromatique. C’est la façon dont les physiciens du XVIIème et du XVIIIème siècle ont représenté les couleurs : dans un certain ordre, qui est celui de leur apparition sur l’arc-en-ciel.
« Il m’est apparu qu’une question avait été laissée en jachère par l’ensemble des historiens du XXème siècle : c’est la question de la couleur. Il n’y a eu que de très rares expositions consacrées à la couleur sur l’ensemble du XXème siècle »
Quelle est la période couverte par cette exposition ?
Il est intéressant de mettre en avant l’ampleur chronologique de la collection du centre Pompidou. On va de 1905 à aujourd’hui. Ce qui m’intéressait, c’était de brasser cette collection et de montrer une forme de continuité. En expliquant comment du fauvisme, jusqu’à aujourd’hui, les artistes ont travaillé dans une sorte de continuité. La couleur s’imposait, c’était évident. Il restait à vérifier que, dans les collections, un certain nombre d’œuvre importantes étaient susceptibles de combler un chapitre qui est celui d’une couleur donnée.

© Centre Pompidou, MNAM-CCI/Audrey Laurans/Dist. GrandPalaisRmn
Un exemple ?
Par exemple, je ne sais pas si c’était nécessaire, ou utile, mais on n’a pas pu faire une salle violette. On n’aurait pas pu, non plus, faire une salle orange. Mais, à ma surprise, on a pu faire une salle rose. On a aussi pu faire une salle noire, sans problème, tout comme une salle bleue. On aurait même pu en faire dix. Il y a des couleurs qui sont plus problématiques que d’autres. D’ailleurs, on les analyse dans le catalogue de cette exposition, en expliquant pourquoi, par exemple, il y a eu une telle réticence au XXème siècle à l’usage du vert.
Que trouve-t-on d’autre dans le catalogue de cette exposition ?
Ce catalogue rassemble les contributions d’une dizaine d’auteurs. Chacun s’attache à une couleur particulière. Pour la couleur noire, on peut notamment voir Georges Braque (1882-1963) et Kasimir Malevitch (1879-1935) avec sa Croix noire (1915), Louise Nevelson (1899-1988). Bizarrement, je suis pas certain que Pierre Soulages (1919-2022) soit là. Les œuvres qui nous intéressaient étaient déjà engagées dans une autre exposition.

Vous parlez d’une exposition « expérimentale » : en quoi Couleurs ! est une exposition expérimentale ?
C’est un dada qui m’est propre, à la fois à travers ce que je fais au centre Pompidou, notamment avec l’exposition Surréalisme, qui a pris fin le 13 janvier 2025 au centre Pompidou. J’aime offrir au visiteur une expérience originale. Pas simplement déambuler salle après salle et être confronté à des œuvres, des sculptures, des tableaux, des dessins, ou des photos. Si possible, je cherche à mettre le visiteur dans une relation avec le sujet tout à fait inattendue pour eux.
« Nous avons imaginé un certain nombre de schémas de présentation qui conduisent à une exposition présentée dans un très grand tambour, qui permet de présenter les œuvres, selon un disque chromatique. C’est la façon dont les physiciens du XVIIème et du XVIIIème siècle ont représenté les couleurs : dans un certain ordre, qui est celui de leur apparition sur l’arc-en-ciel »
Et comment avez-vous fait pour surprendre les visiteurs à Monaco ?
A Monaco, cela passe par la création de salles monochromatiques : il y en a sept, autant que les couleurs que l’on étudie. Dans chaque salle, peinte du sol au plafond, par exemple en bleu, on a demandé à un nez, Alexis Dadier, qui est un créateur de parfum, de mettre au point un parfum avec la maison Fragonard qui correspond à la couleur donnée. De la même façon, on a travaillé avec un compositeur de musique contemporaine Roque Rivas, en collaboration avec l’Institut de recherche et coordination acoustique/musique (Ircam) : il a imaginé un environnent sonore pour chaque couleur. C’est une expérience multisensorielle inattendue. On ne peut pas faire plus immersif dans le domaine. Le visiteur baignera dans une couleur bleue, mais il sentira aussi le bleu et il entendra le bleu. C’est très accessible, cela ne nécessite pas de commentaires.

Comment cela est-il organisé ?
Nous avons mis en place un grand tambour, à l’intérieur duquel il y a plusieurs couronnes. Une première déambulation permet au visiteur de découvrir les chefs-d’œuvre classés par couleur. Ensuite, on entre à l’intérieur du tambour, encore plus loin. Là, on est confronté aux salles que l’on pourrait appeler « salles synesthésiques », parce qu’elles jouent sur la correspondance entre les différentes sensations. Et puis, encore plus loin, on trouve les salles d’installation « domestique » de la couleur.
C’est-à-dire ?
Nous avons créé une série de salles qui sont des formes d’environnement. Cela a été confié à Marion Mailaender, une architecte-décoratrice qui travaille à Marseille. Elle a pris en charge les collections de design et d’art plastique du musée Pompidou pour créer des environnements que l’on pourrait appeler « domestiques ». Pour chaque couleur, elle a réalisé une salle particulière, avec un usage particulier. Il y a la chambre, il y a le débarras, il y a le salon, le garage… Elle a ordonné ces salles-là.
« Je ne sais pas si c’était nécessaire, ou utile, mais on n’a pas pu faire une salle violette. On n’aurait pas pu, non plus, faire une salle orange. Mais, à ma surprise, on a pu faire une salle rose »
Cet ensemble se répond et se complète ?
Ces salles se complètent parce que cela renvoie à un autre niveau de l’exposition, qui rend hommage à trois expositions, qui se sont attachées à cette question de la couleur. Je dis « trois », parce que je n’en ai pas trouvé plus. La première est une exposition qui a été organisée par le musée d’art moderne de New York en 2008. Elle parlait d’un changement de modèle pour les artistes dans leur usage de la couleur autour de 1950. On trouve cela sur la périphérie extérieure du tambour. Pour revenir aux salles intérieures, une autre exposition a été organisée en 1998 à Lyon, au musée d’art contemporain. Elle était consacrée à ce que le commissaire avait alors nommé « la couleur seule, l’expérience du monochrome ». C’est à cette exposition que rend hommage la série des salles synesthésiques.

Et la troisième exposition qui évoquait la couleur, et que vous avez pu identifier ?
Le troisième niveau concerne une autre exposition organisée en 2016 à Toulouse par le groupe d’origine bordelaise Présence Panchounette [actif de 1969 à 1990 — NDLR], qui avait présenté les collections du Fonds régional d’art contemporain (Frac) de la région Aquitaine, en les présentant de façon décorative. Ce qui, à l’époque, était très subversif. Et ça l’est encore un peu, d’ailleurs. Mais cela est aussi profondément humain. Car c’est l’usage que l’on fait des œuvres d’art, que l’on considère toujours dans leur dimension colorées. Présence Panchounette disait, avec beaucoup de provocation à l’époque, que quel que soit le discours théorique que l’on vous tienne sur un Pierre Soulages avec son ambition de faire jaillir une couleur qui jaillit de l’absence de couleur, le tableau de Soulages finit toujours au dessus d’un canapé. Et généralement, il est accordé avec la couleur du canapé. Pour un collectionneur, une œuvre d’art, c’est donc aussi un objet décoratif. Ce n’est pas un concept abstrait. C’est la raison d’être de ces salles-là : de domestiquer, au sens de la « maison », mais aussi d’humaniser notre relation à la couleur.
Vous avez organisé cette exposition de façon chronologique ?
Il n’y a aucune chronologie dans cette exposition. C’est important. On peut voir un tableau fauve être confronté avec un tableau des années 1980. On est ainsi en permanence dans l’accrochage pour dire, au fond, ce n’est plus l’histoire formelle de l’art qui nous intéresse. C’est son histoire symbolique, et pourquoi pas culturelle. C’est une autre façon de voir l’histoire de l’art, en tout cas émancipée de ce linéarisme qui était un peu celui de la doxa, avec les avant-gardes qui se succèdent les unes après les autres. Ça, plus personne n’y croit aujourd’hui. On montre ce mouvement de façon très volontariste dans cette exposition, en brassant totalement la chronologie.
« Pour la couleur noire, on peut notamment voir Georges Braque (1882-1963) et Kasimir Malevitch (1879-1935) avec sa Croix noire (1915), Louise Nevelson (1899-1988). Bizarrement, je suis pas certain que Pierre Soulages (1919-2022) soit là. Les œuvres qui nous intéressaient étaient déjà engagées dans une autre exposition »
Qu’est-ce que vous avez cherché à montrer avec cette exposition ?
Plutôt que « montrer », j’ai cherché à comprendre. J’ai cherché à savoir ce qu’il en est de l’utilisation de la couleur par les artistes modernes. Quand on parle de la couleur, on est immédiatement en relation avec toutes les théories et le savoir qui a, par exemple, été développé par Michel Pastoureau. Depuis quelques années, cet historien étudie chacune des couleurs dans sa signification culturelle, politique, sociologique, etc. Or, il y a un angle mort dans son étude : c’est la façon dont les artistes modernes utilisent cette couleur. Michel Pastoureau est plutôt un sociologue, un ethnologue, mais rarement un historien d’art moderne. Ce n’est pas un reproche, ce n’est pas sa spécialité. L’idée était donc de combler ce vide-là, en se demandant ce que devient cette question au XXème siècle.
La couleur a toujours été utilisée avec une certaine symbolique ?
Il y a parfois des réminiscences de la grande tradition symbolique de la couleur. Par exemple, au XXème siècle, le bleu est, malgré tout, encore souvent associé à la spiritualité, comme ça l’était au Moyen Âge, quand ça évoquait le manteau de la Vierge ou des choses comme ça. Mais on constate que, pour les artistes modernes, la couleur est utilisée de façon totalement arbitraire. D’une certaine façon, l’artiste moderne s’émancipe de la tradition, ce qui est logique, car c’est le propos même de l’art moderne. Mais il s’émancipe également à travers l’usage qu’il fait de la couleur.

Un exemple ?
L’exemple le plus flagrant, c’est l’invention de la couleur moderne qui a lieu en 1905, au salon d’Automne à Paris, qui a été le théâtre de la naissance du fauvisme. Là, on voit Henri Matisse (1869-1954), le plus grand des « fauves », qui représente sur le visage de sa femme un coup de pinceau totalement vert. Ça ne correspond à rien. Sa carnation n’était pas en voie de putréfaction, il n’y avait pas de reflet… Matisse décide que le vert est le moyen de rendre le plus expressif possible son sujet, sans relation à l’histoire, à la mimétique, ou à quoi que ce soit d’autre. C’est un acte arbitraire. A partir de là, on comprend ce que va devenir la couleur au XXème siècle. En gros, chacun en fait ce qu’il en veut.
Le communiqué de presse de cette exposition estivale annonce la présence des « grands chefs-d’œuvre du XXème siècle » : lesquels pourra-t-on voir en particulier ?
Tout cela a été un jeu d’échanges avec le Grimaldi Forum. Tous les grands maîtres du XXème siècle sont représentés avec leurs plus belles œuvres, en tout cas celles qui appartiennent aux collections du musée national d’art moderne. Matisse est là avec un atelier rouge, Picasso (1881-1973) est là avec une petite danseuse verte, Malevitch est là avec du blanc ou du noir… En gros, ils sont tous là. D’une certaine façon, cette exposition est une sorte de musée condensé. On trouve tous les grands noms : Dali (1904-1989), Magritte (1898-1967)…
« Présence Panchounette disait, avec beaucoup de provocation à l’époque, que quel que soit le discours théorique que l’on vous tient sur un Pierre Soulages (1919-2022) avec son ambition de faire jaillir une couleur qui jaillit de l’absence de couleur, le tableau de Soulages finit toujours au dessus d’un canapé. Et généralement, il est accordé avec la couleur du canapé. Pour un collectionneur, une œuvre d’art, c’est donc aussi un objet décoratif »
Pour choisir parmi tous ces chefs d’œuvre, il a fallu arbitrer ?
Cela a été facile, parce qu’on a eu une chance incroyable, qui est liée uniquement à la célérité des équipes du Grimaldi Forum. On a été les premiers à faire les sélections dans les collections du musée. En étant les premiers, on a eu carte blanche sur à peu près tout ce qu’on voulait. Il n’y a donc pas eu de frustration de ce côté-là.
Dans cette exposition, tous les courants sont représentés, du surréalisme à l’expressionnisme allemand ?
Oui. Vous avez un tableau de Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938) pour la période de la Brücke, un tableau de Georg Baselitz pour les nouveaux fauves allemands, des tableaux minimalistes américains… Tous les mouvements sont là.

« Il n’y a aucune chronologie dans cette exposition. C’est important. On peut voir un tableau fauve être confronté avec un tableau des années 1980. On est ainsi en permanence dans l’accrochage pour dire, au fond, ce n’est plus l’histoire formelle de l’art qui nous intéresse. C’est son histoire symbolique, et pourquoi pas culturelle »
Une trentaine d’artistes « majeurs » sont annoncés : lesquels vous touchent le plus, et pourquoi ?
Ce qui m’a intéressé dans le cheminement autour de cette exposition, c’est la réhabilitation de la couleur rose, qui est, a priori, une couleur que déteste l’art moderne. Pour une raison simple : l’art moderne est un mouvement d’abstraction. L’idée d’un détachement de l’art va se développer en fonction de ses règles propres. A ce titre là, comme on est dans un processus d’abstraction, il y a une sorte d’arrachement à la condition matérielle, humaine, qui est aussi celle des sujets. Le rose, la chair, la sensualité, tout ça est, d’une certaine façon, banni.

Pourquoi ?
L’art moderne reproduit ce qu’il s’est passé, lorsque les révolutionnaires français ont banni la couleur rose qui était devenue la couleur du rococo [un style artistique et décoratif qui s’est développé en Europe au XVIIIème siècle, notamment en France, et qui se caractérise par son élégance, sa légèreté et son ornementation foisonnante — NDLR], la couleur de Marie-Antoinette (1755-1793), de la Pompadour (1721-1764), et qui était le symbole d’un art sensuel, d’un art du plaisir de vivre, avec lequel il fallait rompre, au nom d’une austérité, au nom d’une conception un peu rigide et virile de la relation au monde. Il est intéressant de voir que certains artistes retrouvent le rose au XXème siècle, et en particulier, un artiste qui m’est particulièrement cher, qui est l’Américain Philip Guston (1913-1980). A partir de 1969, il décide de pratiquement ne plus peindre qu’en utilisant la couleur rose. Il agit ainsi en réaction à toute cette pureté, à toute cette abstraction qu’il attribuait à l’art moderne.
« On constate que, pour les artistes modernes, la couleur est utilisée de façon totalement arbitraire. D’une certaine façon, l’artiste moderne s’émancipe de la tradition, ce qui est logique, car c’est le propos même de l’art moderne. Mais il s’émancipe également à travers l’usage qu’il fait de la couleur »

D’autres artistes vous touchent plus particulièrement ?
Je les aime tous. Par exemple, il y a un tableau merveilleux, qui est le mimosa en fleurs de Pierre Bonnard (1867-1947) qu’il a peint au Cannet [L’Atelier au mimosa a été peint entre 1939 et 1946 — NDLR]. C’est un flamboiement total, avec un jaune absolument lumineux.
Sur les quelque 200 œuvres exposées, quelles sont les plus rares, celles qu’il ne faut absolument pas rater ?
En plus des autres œuvres, il y a une représentation massive de la collection « design » du centre Pompidou, avec une centaine de pièces. On peut voir dans cette exposition les plus grands designers modernes, comme Philippe Starck, par exemple. Nous ne montrons pas des œuvres qui étaient cachées ou qui se trouvaient dans les réserves. Cette exposition est construite avec les œuvres les plus célèbres de la collection. Ce sont des jalons très importants de l’histoire que l’on écrit ici, dans les murs de notre musée. La Croix noire de Kasimir Malevitch est là, parce que c’est un jalon essentiel. Certains tableaux de Matisse annoncent toute la couleur moderne. Ce sont des tableaux que l’on a déjà vu dans les salles du musée.

« Matisse est là avec un atelier rouge, Picasso (1881-1973) est là avec une petite danseuse verte, Malevitch est là avec du blanc ou du noir… En gros, ils sont tous là. D’une certaine façon, cette exposition est une sorte de musée condensé. On trouve tous les grands noms : Dali (1904-1989), Magritte (1898-1967)… »
Pendant l’été 2024, le Grimaldi Forum a attiré plus de 65 000 visiteurs avec l’exposition consacrée à William Turner (1775-1851) : est-ce que Couleurs ! pourra faire mieux ?
J’ai un goût particulier pour les expositions populaires. Je viens de faire une exposition sur le surréalisme qui a accueilli plus de 600 000 visiteurs. Je ne connais pas aussi bien la sociologie des visiteurs de Monaco pendant l’été. Mais je pense qu’avec un sujet aussi attractif et séduisant que celui-là, et peut-être même un peu ludique, on peut battre Turner.
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Qu’est-ce que vous aimeriez que les visiteurs retiennent de cette visite ?
J’aimerais que les visiteurs retiennent une leçon : c’est que l’art n’est pas forcément le fruit d’un savoir, mais plutôt d’une expérience sensible. Ce qui va un peu à rebours de l’idée traditionnelle du musée, où on vous explique, où on vous apprend. Là, on vous invite à sentir.
« J’aimerais que les visiteurs retiennent une leçon : c’est que l’art n’est pas forcément le fruit d’un savoir, mais plutôt d’une expérience sensible. Ce qui va un peu à rebours de l’idée traditionnelle du musée, où on vous explique, où on vous apprend. Là, on vous invite à sentir »
1) Couleurs ! Chefs-d’œuvre du centre Pompidou, du 8 juillet 2025 au 31 août 2025 au Grimaldi Forum, 10 avenue princesse Grace, à Monaco.
Horaires : ouvert tous les jours de 10 heures à 20 heures. Nocturnes les jeudis jusqu’à 22 heures.
Tarif : 14 euros (gratuit pour les moins de 18 ans).
Tarif réduit : 11 euros pour les groupes de plus de dix personnes, les étudiants de moins de 25 ans (sur présentation de la carte), les seniors (plus de 65 ans), et pour tous les visiteurs munis de leur billet SNCF TER Sud du jour.
Plus d’informations : +377 99 99 3000. E-mail : ticket@grimaldiforum.com.
Billetterie du Grimaldi Forum Monaco (sur place), ou sur Internet sur Monte-Carlo Ticket, Ticketmaster et France Billet.



