
Suraya Hilal. En ce printemps arabe, c’est un nom à retenir. La dame, très talentueuse, est une danseuse égyptienne, installée en Italie, et considérée comme l’Isadora Duncan du monde arabe, dont elle révolutionne la danse. Elle est l’auteur d’une œuvre et a de nombreux émules de par le monde, mais les Occidentaux en parlent beaucoup depuis seulement quelques semaines?: relier la création artistique aux soubresauts du social et du politique est d’un chic extrême… Une pensée pour les danseurs mâles de pole dance, cet art si particulier qui voit des êtres, plutôt féminins, se contorsionner autour d’une barre verticale. Or, à Budapest, en Hongrie, vient de se créer une association, qui lutte, avec force pétitions, au nom de l’égalité des sexes, pour que les messieurs aient le droit d’exercer cette profession. Danse, encore. Cette confidence tardive de Johnny Hallyday à notre consoeur Marie-Dominique Lelièvre, dans Libération du 12 octobre?: il a pratiqué quotidiennement la danse classique de six à quatorze ans, jusqu’à adopter la démarche en canard des petits rats. Mais c’était difficile à avouer lorsqu’on veut s’imposer sur la virile scène du rock and roll. Enfin, vous laisserez tomber Murder Rap, le livre qui fait frémir tous les fans de rap américains, où un ex-détective du service de police de Los Angeles explique que Sean Puff Daddy/P. Diddy Combs aurait commandité, en 1996, le meurtre de son rival, feu Tupac Shakur, croustillant bad boy qui fit rêver bien au-delà du Marais parisien. Vous avez mieux à faire?: réserver un billet au grand gala de réouverture, le 28 octobre, après six ans de travaux, du Bolchoï. Ne serait-ce que pour dire que, malgré le lustre redonné aux loges impériales, elles n’égaleront décidément jamais celles du Mariinsky de Saint-Pétersbourg.



