
Après avoir subi un lourd revers samedi face à Sedan (4-1), le club de la Principauté s’apprête à re-découvrir une deuxième division qui a bien changé en 34 ans.
Quatre buts à un. Le 23 juillet dernier, Sedan, 5ème de Ligue 2 la saison dernière, n’a laissé aucune chance aux Monégasques, lors du premier tour de la Coupe de la Ligue. Nouveaux pensionnaires de la deuxième division après 34 années passées dans l’élite du football français, l’AS Monaco a appris, en une claque, ce qui l’y attend. Des équipes, au réalisme froid, qui jouent chaque ballon à fond et des joueurs audacieux et vifs devant la cage adverse à la moindre occasion. Les asémistes, dépassés dans tous les compartiments du jeu, n’ont sauvé leur honneur que par une tête d’Adriano mais leur présence a cruellement fait défaut sur le terrain. « Il a manqué beaucoup de choses. On doit être beaucoup plus combatifs. Qu’on ne soit pas prêts sur le plan physique, je le comprends mais qu’on soit absents dans la mentalité, la personnalité, ce n’est pas possible », jugeait Laurent Banide, l’entraîneur de l’AS Monaco.
Une descente difficile
La transition Ligue 1–Ligue 2 n’aura guère été facile pour les Rouge et Blanc. Sur le plan de la préparation d’abord, avec seulement deux matchs amicaux disputés, face à Fréjus-Saint-Raphaël (2-2) et Toulon, en plus de la coupe de la Ligue. Sur le plan de l’effectif ensuite tant les Monégasques ont été et restent divisés en deux camps. Celui des ex-cadres partis à l’image de Stéphane Ruffier ayant rejoint Saint-Etienne sur le tard ou en partance comme Benjamin Moukandjo dont on ne sait, s’il sera toujours là au 31 août, date de fermeture du mercato. Dans le camp d’en face, les joueurs de la reconstruction, intégrant des jeunes pousses victorieuses de la Gambardella comme le milieu Valentin Esseyric et l’attaquant Valère Germain mais aussi des recrues d’expérience tels Dumont et Helstad. « C’est un début de saison compliqué. Au niveau de l’effectif, c’est un petit peu flou », concédait Laurent Banide, après la défaite face à Sedan. Enfin, l’ASM aura été également troublée par les rumeurs concernant l’organigramme du club. Après le départ de l’ex-directeur général Marc Keller, le président Etienne Franzi a été annoncé plusieurs fois partant mais il dirigera toujours l’AS Monaco pour la saison 2011-2012. Les pistes d’investisseurs étrangers pour racheter l’AS Monaco se sont multipliées mais aucune ne s’est, pour l’heure, concrétisée. Le changement ne semble donc pas à l’ordre du jour alors que sonne la reprise officielle de la Ligue 2.
Un mois d’août déjà crucial
Pour accrocher le podium, synonyme d’accession à la Ligue 1, Monaco devra donc batailler dans un championnat qui aura rarement été aussi relevé. Disparus les Angoulême, Bourges, Sète et autres Tavaux-Damparis de la saison 1976-1977. A l’exception de Clermont et d’Amiens, les équipes évoluant en Ligue 2 ont toutes connu l’élite (la Ligue 1 ou la Division 1) à un moment donné de leur parcours sportif. Aussi le mois d’août va-t-il commencer fort pour les Rouge et Blanc. Il débutera à domicile, le 1er août, face à Boulogne-sur-mer, pensionnaire de L1 en 2010, avant de se poursuivre à Troyes le 6 août. Monaco recevra ensuite un ancien club de renom, le Stade de Reims et un promu de National, Amiens. Le mois d’août se terminera par une confrontation avec un autre relégué de la dernière saison, le RC Lens, au stade Bollaert.



