samedi 18 avril 2026
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Le bac en poche à 16 ans

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À 16 ans, Jessica (1) est la plus jeune bachelière de Monaco. Et avec la mention «très bien», s’il vous plaît.

Par Céline Galbrun

Bachelière à 16 ans avec mention très bien, il fallait le faire. Jessica n’est pas, de son propre aveu, une grande bosseuse. Pourtant, c’est avec une facilité déconcertante qu’elle a décroché son baccalauréat scientifique. « J’ai eu, environ, 17 de moyenne » dit-elle, en toute modestie. Loin du cliché des premiers de la classe boutonneux et sans vie sociale, cette étudiante du lycée Albert Ier est une jeune fille qui aime avant tout « sortir, se balader, faire du shopping ». Quel est son secret ? Son QI élevé. Enfant, elle saute la classe de CP, car « ma mère n’avait pas souvent le temps de me raconter des histoires. J’ai donc commencé à apprendre à lire toute seule ». Elle continue ensuite sa scolarité normalement, mais « je m’ennuyais », confie-t-elle. C’est pour cette raison qu’en cinquième, elle effectue un test. Résultat ? L’adolescente peut, si elle le souhaite, sauter deux classes et passer directement en seconde. « Nous ne voulions pas qu’elle se retrouve en difficulté, on a donc préféré qu’elle aille en troisième, pour être sûrs qu’elle ne soit pas déboussolée », explique sa mère. Une décision qui a, sans doute, contribué à la réussite de cette jeune fille. Ainsi, c’est avec la mention très bien qu’elle a obtenu le brevet des collèges. Depuis cinq ans maintenant, elle remporte un prix au concours de langue monégasque. Avec un bonus, en 2011 : avec 16,3 de moyenne en fin de scolarité, elle a décroché le prix du Prince, attribué aux meilleurs élèves des classes de terminale.

Une famille de scientifiques

Aujourd’hui, cette adolescente semble avoir trouvé sa voie. « Quand il a fallu choisir sa filière, j’ai beaucoup hésité entre ES et S car j’étais très forte en histoire-géographie », explique-t-elle, « mais les mathématiques ont pris le dessus ». Même son petit frère, Christophe (1), est un amoureux des chiffres. À 14 ans, l’informatique le passionne. La Monégasque, elle, suit les traces des ses parents. Elle veut devenir ingénieure et, qui sait, peut-être travailler un jour auprès de son père, David (1), chef d’entreprise à Monaco.
L’an prochain, Jessica partira pour Lyon, en classe préparatoire scientifique option MPSI (Maths, physique, sciences de l’ingénieur) aux Lazaristes. « Ce qui me fait le plus peur, c’est la dose de travail à fournir », admet-elle. Elle n’est pas encore rentrée que cette école lui demande de lire trois ouvrages sur le thème de la justice et de travailler « deux heures tous les jours et cinq heures à partir du 15 août ». Mais la jeune fille n’a toujours pas commencé. « Un peu en juillet », promet-elle. Car le plus grand rêve de Jessica, c’est d’intégrer Polytechnique. Une ambition qui lui fait penser à cette citation attribuée à Oscar Wilde (1854-1900) : « Il faut toujours viser la lune, car, même en cas d’échec, on atterrit au milieu des étoiles ».

  1. 1) Le prénom a été changé.
Baccalauréat 2011 : les élèves de la Principauté assurent
L’année 2011 a été exceptionnelle pour l’enseignement monégasque. Les 50 élèves de terminale du lycée François d’Assise Nicolas Barré (Fanb) ont tous obtenu le baccalauréat : 72 % des bacheliers ont même décroché une mention, dont 15 % la mention « très bien ». Le lycée Albert Ier affiche, quant à lui, un taux de réussite de 99,4 %. Sur les 164 élèves, 125 mentions, dont 27 « très bien ». Un seul étudiant n’a pas décroché le fameux sésame. Enfin, même réussite dans l’enseignement technologique : les 41 candidats du lycée Albert Ier sont désormais bacheliers.

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