vendredi 17 avril 2026
AccueilActualitésJudiciaireVol à main armée sur le boulevard des Moulins

Vol à main armée sur le boulevard des Moulins

Publié le

La boutique Passé Actuel
En deux minutes, les braqueurs se sont emparés d'une cinquantaine de montres de grande valeur. Ils ont pris en otage la vendeuse à l'aide d'un revolver et l'ont « saucissonnée ». © Photo Monaco Hebdo.

La boutique de montres de collection Passé Actuel a fait l’objet d’un braquage avec arme, mardi 18 septembre en plein milieu de la matinée.

Bouche bée, la plupart des commerçants du boulevard des Moulins apprennent l’information alors que la police monégasque quadrille le secteur. Aux alentours de 10h40, mardi, le magasin de montres de collection Passé Actuel est braqué par trois hommes à visage découvert, dont deux Lituaniens de 19 et 17 ans. Ils prennent en otage la vendeuse à l’aide d’un revolver et la « saucissonnent ». En deux minutes, les braqueurs s’emparent d’une cinquantaine de montres de grande valeur. Le préjudice n’a pas été estimé. La vendeuse du commerce situé en face de Passé Actuel, apercevant la commerçante ligotée, donne l’alerte à la Sûreté publique ainsi que le signalement des trois individus. Ces derniers quittent le magasin à pied comme si de rien n’était. Ils se rendent avenue de l’Annonciade pour récupérer leur véhicule, une Audi immatriculée en Italie et déclarée volée il y a deux semaines à Alassio. Un fonctionnaire de police les repère. Les braqueurs prennent la direction de Menton et sont attendus au rond-point du boulevard d’Italie par deux motards de la Sûreté publique. Les malfaiteurs renversent l’un des deux agents qui tente de les contrôler sans le blesser pour autant.

« Un coup préparé »
Ils passent de nouveau en force à un barrage sur l’échangeur de Saint-Roman en empruntant le petit terre-plein central et éraflent au passage deux véhicules qui attendent au stop. Un policier monégasque, en état de légitime défense, tire un coup de feu lors de la tentative d’interpellation. Une course-poursuite s’engage entre les malfrats et la police monégasque, qui utilise son droit de poursuite sur le territoire français. Sur la route, de nombreux incidents sont provoqués par les braqueurs sans faire, heureusement, de blessés. La chasse se termine dans une station-service de Carnolès où les braqueurs abandonnent leur véhicule et se dispersent à pied. A bord de la voiture, les montres sont retrouvées mais pas l’arme qui a servi au braquage. Les polices française et monégasque coopèrent et parviennent à interpeller deux des trois auteurs du braquage dans le quartier, sur la base de renseignements donnés par des témoins. La Sûreté publique ignorait à l’heure où nous bouclons s’ils avaient des antécédents ou s’ils faisaient partie d’un réseau. « C’était un coup préparé. Ils savaient où ils allaient », selon André Muhlberger, directeur de la police monégasque. Le troisième complice, « plus âgé » que les deux autres et armé, demeure en fuite. Non identifié pour l’heure, il serait grièvement blessé au thorax. « Rien ne permet de l’affirmer ni de l’infirmer. Il courait à toute vitesse et a réussi à franchir des portails », a précisé André Muhlberger. Le Groupe d’intervention de la police nationale française (GIPN) est intervenu au domicile d’un des malfrats présumés à Roquebrune-Cap-Martin sans rien trouver. Les deux Lituaniens se trouvaient entre les mains de la police judiciaire niçoise. « Si le parquet de Monaco dénonce les faits au parquet de Nice, les deux hommes resteront à Nice », a indiqué le directeur de la Sûreté. La vendeuse du magasin, emmenée sous le choc au CHPG, en est ressortie mardi après-midi.

Le précédent Jasré
Un précédent existe, celui de la bijouterie Jasré, également située sur le boulevard des Moulins. 30 mai 2007, Lionel Reinaudo entre dans le magasin, un bouquet de roses à la main. Il braque le vendeur avec une arme et le ligote. Il quitte les lieux avec 628?000 euros de bijoux en sa possession. Il est interpellé en janvier 2008 à Villeneuve-Loubet, après avoir braqué 25 banques et bijouteries à travers la France. A l’âge de 28 ans, il a été condamné à 15 ans de réclusion par la cour d’assises de Haute Garonne le 15 juin 2012. Cette peine s’ajoutant à une autre de 13 ans prononcée par un autre tribunal.

Newsletter

Une sélection quotidienne d'informations directement dans votre boite Mail