Le « restylage » de l’ASX propose un design légèrement revu, même si les similitudes avec le Renault Captur sautent aux yeux. Proposé à partir de 24 890 euros, le tarif est légèrement plus élevé que celui du Captur, mais avec de sérieux atouts. Monaco Hebdo est allé à Rome pour tester ce Mitsubishi ASX.
En 2024, Mitsubishi relance son modèle emblématique, l’ASX, avec un « restylage » complet, marquant une évolution significative pour ce SUV populaire. Initialement lancé en 2010, le Mitsubishi ASX a connu un succès mondial, apprécié pour son style compact, sa polyvalence et son rapport qualité prix. Cependant, cette première génération depuis le rapprochement avec l’alliance Renault-Nissan, se différenciait fort peu avec le Captur Renault, et ce n’était peut-être pas un atout. Alors, les responsables de la marque nippone ont revu leur copie. Le « restylage » de 2024 promet de renforcer ces qualités, tout en intégrant des innovations technologiques et stylistiques modernes. Cette seconde mouture est plus personnelle et plus originale. Le nouveau design est surtout visible sur la face avant.

Une nouvelle face avant
Le Mitsubishi ASX présente un design extérieur rafraîchi, qui lui confère une allure plus dynamique et sophistiquée. La face avant arbore la nouvelle identité visuelle de Mitsubishi, avec une calandre redessinée, des phares led plus fins et une signature lumineuse distincte. Les lignes du capot et des ailes ont été revisitées, pour donner une impression de robustesse et de mouvement, alors que les nouvelles jantes en alliage de 18 pouces ajoutent une touche de sportivité. L’arrière du véhicule, des feux arrière led redessinés, un pare-chocs plus prononcé et un diffuseur qui accentue le caractère sportif de ce SUV, reprend ici les codes stylistiques du Captur. Les lettres du nom « Mitsubishi » s’affichent sur la longueur de la carrosserie, histoire de ne pas confondre un Captur avec un ASX.

Intérieur à la mode Captur
À l’intérieur, le Mitsubishi ASX « restylé » fait un bond en avant en termes de confort et de technologie. L’habitacle a été entièrement repensé, pour offrir une expérience plus luxueuse et ergonomique. Les matériaux de qualité supérieure, tels que les garnitures en cuir et les surfaces douces au toucher, créent une ambiance haut de gamme. Les sièges avant chauffants, et à réglage électrique, garantissent un confort optimal, même lors des longs trajets. Le tableau de bord est dominé par un écran tactile de dix pouces, qui intègre le système d’infodivertissement Mitsubishi Connect, compatible avec Apple CarPlay et Android Auto. Le conducteur a droit à une instrumentation digitale de dix pouces ou sept pouces en entrée de gamme. L’ASX introduit également des fonctionnalités connectées avancées, comme l’application mobile My Mitsubishi Connect. L’habitabilité est généreuse, grâce à une banquette arrière coulissante sur 15 centimètres. Le coffre propose 442 litres de chargement, ou 536 litres avec la banquette avancée à son maximum.
Une allure tranquille
Mitsubishi propose une version hybride de 145 chevaux qui équipe également le Captur. Sur les routes romaines, le confort est relatif. Les parties les moins meurtries préservent un certain confort. En revanche, les déformations importantes de la chaussée se font sentir, surtout avec une conduite soutenue. Cependant, l’ASX n’est pas taillé pour une conduite sportive. Et la flegmatique boîte à crabots vous rappelle qu’une conduite coulée est préférable. Elle permet d’ailleurs à cette auto d’être frugale : comptez environ 4,5 litres aux 100 kilomètres. D’autres versions sont disponibles au catalogue, un bloc essence à hybridation légère de 140 chevaux accouplé à une boîte manuelle, un moteur essence compatible GPL de 100 chevaux, mais également un trois cylindres turbo de 1,0 litre de 90 chevaux. Il faut aussi compter sur une version essence de 140 chevaux à boîte automatique. Mais ce qui le différencie de son cousin français le Captur, c’est la nouvelle garantie 160 000 kilomètres, étalée sur huit ans, alors que le Captur Renault ne propose que deux ans de garantie. Sur sa route, l’ASX sera confronté à une dizaine de modèles concurrents, dont le Peugeot 2008, le C3 Aircross, l’Opel Frontera, ou encore le Seat Arona. Il ne reste plus qu’à l’ASX à se faire une place au soleil.
Note globale : 3/5
À conduire : 3/5
À financer : 3/5
Auto/Conso : 3/5
Technologie : 3/5
Les plus : Garantie huit ans, habitabilité, faible consommation
Les moins : Boîte de vitesses lentes, plus cher que le Renault Captur, système Android lent



