samedi 18 avril 2026
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Et le polyester imposa sa dictature

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Le Grand Théâtre de Genève
Le Grand Théâtre de Genève programme L'Amour des trois oranges, de Serge Prokofiev, dans la mise en scène si fine de feu Benno Besson.

Grogne à Broadway, à la veille des Tony Awards, qui, le 12 juin prochain, récompenseront le monde du théâtre américain pour ses prestations de l’année écoulée. Seules stars présélectionnées?: Al Pacino et Vanessa Redgrave. Robin Williams et Daniel Radcliffe, l’ex-Harry Potter, ont fait chou blanc. Mais c’est encore trop, répondent les comédiens de New York, qui, l’an passé ont créé un groupe Facebook au joli nom de « Give the Tonys Back to Broadway » (Rendez les Tonys à Broadway). Nos amis comédiens estiment que la valeur des Tonys diminue à chaque fois qu’une star hollywoodienne reçoit une récompense. Eux-mêmes sont parvenus à s’imposer sur la scène new-yorkaise au prix de sacrifices de tout ordre, expliquent-ils, et ils considèrent comme un vol la récompense d’une gloire hollywoodienne qui n’a eu qu’à paraître pour rafler un Tony. A quoi les producteurs répondent qu’une star à l’affiche attire le public, ce qui permet à ses partenaires moins connus de continuer à exercer leur métier… Déception à Glyndebourne, le si chic festival d’opéra anglais. On l’aimait pour ses pique-niques champêtres, en robe de soirée et costume sombre, qu’il proposait en guise d’entracte à ses œuvres lyriques. Patatras?! Voici que la direction du festival communique sur l’ouverture de ses salles au public populaire, si méritant. Adieu parures de doux satin. Adieu délicatesses de taffetas. La dictature du polyester s’impose. Pour tenter d’oublier ce chagrin, on courra au Grand Théâtre de Genève, qui programme L’Amour des trois oranges, de Serge Prokofiev, dans la mise en scène si fine de feu Benno Besson.

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