dimanche 19 avril 2026
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Affaire du sondage : 2 500 euros d’amende

Publié le

Dans l’affaire du sondage OpinionWay, l’ancien président du conseil national Jean-François Robillon et son ex-directeur de cabinet Jean-Sébastien Fiorucci ont été condamnés, mardi 8 juillet, chacun à 2 500 euros d’amende.

« Même un euro, c’est déjà trop ! » La sanction venait de tomber, mardi 8 juillet, pour l’ex-président du conseil national Jean-François Robillon. Son ancien directeur de cabinet Jean-Sébastien Fiorucci et lui ont été condamnés à 2 500 euros d’amende dans l’affaire du sondage OpinionWay. Les conditions de réalisation, en juin 2012, du sondage commandé et payé par Jean-François Robillon à titre privé, en vue des élections nationales, étaient visées. 400 Monégasques avaient été sondés sur divers sujets sensibles (logement, SBM, fonction publique,…), la popularité de personnalités politiques monégasques et le fonctionnement des institutions. Il était notamment reproché aux deux hommes d’avoir transmis la liste électorale et l’annuaire téléphonique à OpinionWay pour que le sondage puisse être réalisé ou encore d’avoir recueilli des informations personnelles sur les sondés.

Complices
Robillon et Fiorucci ont été relaxés de cette dernière prévention. « OpinionWay est responsable du traitement de la seconde phase permettant la collecte des opinions et informations, du traitement de celles-ci et de leur conservation. Les prévenus étant non responsables de ce traitement, ne peuvent se voir imputer de ce chef cette infraction », est-il indiqué dans la décision. Robillon et Fiorucci sont considérés comme « complices par instigation » d’OpinionWay, « punissable » mais « pas punis » car non poursuivis.

Jusqu’à la CEDH
Si le procureur général Jean-Pierre Dréno n’a « pas souhaité commenter la décision de justice », l’ancien président du conseil national a indiqué son intention de faire appel du jugement. « Cet acharnement est incompréhensible. J’utiliserai toutes les voies de recours possibles. Je n’ai pas à rougir de ce que j’ai fait, a-t-il déclaré. Cette procédure est tout simplement absurde. C’est un gaspillage de moyens monstrueux pour rien. Si la justice n’avait rien à faire, ce serait explicable. Mais dans des temps où la justice demande plus de budget, on fait travailler des avocats, des greffiers, des magistrats pour rien. On fait des procédures en pure perte. » Jean-François Robillon maintient également que le procès revêt un caractère politique. « L’initiative a été portée par des opposants politiques. C’est clair et précis. On retrouve six personnes affiliées au mouvement de l’Union pour la Principauté dans la procédure. A qui profite la manœuvre ? A l’UP et la majorité actuelle. »

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