On y est donc enfin et c’est une première mondiale : une bibliothèque publique sans livres verra le jour à l’automne prochain à San Antonio, Texas, Etats-Unis. Il en existait déjà dans diverses universités américaines mais on passe ici à la vitesse supérieure. Baptisé BiblioTech, le lieu sera composé uniquement d’ordinateurs – « Faites un tour dans une boutique Apple et vous aurez une parfaite idée de ce à quoi il ressemblera », explique l’un des concepteurs. Les usagers pourront y emprunter pour deux semaines une liseuse, avec accès à un livre qui s’effacera au bout de ce laps de temps. En Grande-Bretagne, regain inespéré pour les libraires. Comme presque partout ailleurs dans le monde, le secteur est sinistré mais les Britanniques, grands habitués des commandes sur Amazon, ont été tellement furieux de découvrir que le site Internet ne paie quasiment pas d’impôts dans le pays qu’ils l’ont boycotté. A ce propos, combien de Français sont-ils décidés à aller voir un nouveau film avec Gérard Depardieu à l’affiche ? En France, on a de la peine pour Marc Levy : il se battait contre Guillaume Musso pour vendre plus de livres que lui mais Monsieur Musso l’emporte haut la main : 1,750 million d’exemplaires vendus en France en 2012, toutes éditions confondues, contre juste 1,4 million à Monsieur Levy.
Quand on sait que Katherine Pancol et Éric-Emmanuel Schmitt figurent parmi les suivants du classement, on a tout de suite une idée de la passion française pour la littérature. Cette semaine, on optera justement pour un auteur américain, Jeffrey Eugenides, qui publie son troisième livre (en vingt ans !) : Le roman du mariage (L’Olivier). Un roman d’amour, encore meilleur que Virgin Suicides, publié en 1993 et adapté au cinéma par Sofia Coppola.
Au bon goût français
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