
Dommage que DSK soit enfermé à Tribeca, on lui aurait donné l’adresse, toute proche?: 98, Thompson Street, Soho. C’est là qu’Alexander Melamid, artiste conceptuel, vient d’ouvrir une clinique où soigner par l’art nombre de maladies physiques et psychiques. Au choix?: boulimie, oedèmes, urticaire, dysménorrhée, légers désordres de la prostate, etc. Monsieur Melamid affiche dans son cabinet le nom latin de toutes sortes de maladies car ce vocabulaire savant lui rappelle, explique-t-il, l’art de la critique. Il prescrit bien sûr des visites au musée, à fréquence variable suivant l’affection qui vous tient. Prendre du Monet contre le rhume des foins, du Cézanne contre le stress au travail, etc. Mais à ses patients qui ne peuvent pas se rendre au musée, l’artiste médecin propose en son cabinet des projections de chef-d’œuvres sur le visage, grâce à un mini rétroprojecteur. Son heureuse clientèle peut aussi repartir avec des bols à l’intérieur desquels sont imprimés des Picasso ou des Raphaël. Les ondes envoyées par ces reproductions, mélangées à de l’eau, ont un effet merveilleux sur bien des affections. Seule difficulté, mais pas pour DSK?: le prix de la consultation. 125 dollars les vingt minutes, apparemment non remboursés par la sécurité sociale américaine. Dans son excellente rubrique santé, notre confrère Régis de Closets reviendra d’ici à quelques semaines sur cette médecine artistique… En attendant, pour vous aider à choisir vos remèdes, le centre Pompidou de Metz propose de réfléchir à la notion de chef d’œuvre aujourd’hui, dans son exposition justement intitulée Chefs d’œuvre??



