L’année 2024 marque le cinquantenaire de la mort du célèbre auteur provençal Marcel Pagnol, décédé le 18 avril 1974. Dans ce cadre, une grande journée d’hommage est organisée à Monaco, le 16 avril 2024. Nicolas Pagnol, petit-fils de l’écrivain Marcel Pagnol, et président des différentes sociétés qui gèrent les droits de l’œuvre de son grand-père, sera présent en principauté, notamment pour participer à une table ronde au théâtre des Variétés. Interview.
Quels sont les liens qui unissent Marcel Pagnol (1895-1974) à Monaco ?
Je résumerai les liens qui unissent Marcel Pagnol à Monaco par le premier grand succès de Marcel en 1926 : Jazz. Cette pièce a été créée au théâtre de Monte-Carlo, qui était dirigé par René Blum (1878-1942), à l’époque. Cela constitue un premier lien. Sa première réussite est à Monaco.
Marcel Pagnol était ami avec le prince Pierre (1895-1964), et on le dit également confident du prince Rainier III (1923-2005) : est-ce exact ?
Je ne connais pas trop la relation de Marcel Pagnol avec le prince Pierre, mais je sais qu’ils ont correspondu. Ils s’appréciaient. Pendant l’Occupation, alors qu’il a tout perdu, Marcel est venu vivre à Monaco. Il est remonté à Paris en 1944. En 1949, il s’est réinstallé en principauté. C’est là qu’il s’est lié d’amitié avec le prince Rainier III. Ils ont entretenu une très belle correspondance, et, je crois aussi, une très belle relation d’amitié, de conseils, et de confidences. Je crois que Marcel a beaucoup compté pour le prince. Par la suite, ma grand-mère est devenue très amie avec la princesse Grace (1929-1982).
« En 1949, Marcel Pagnol s’est réinstallé en principauté. C’est là qu’il s’est lié d’amitié avec le prince Rainier III. Ils ont entretenu une très belle correspondance, et, je crois aussi, une très belle relation d’amitié, de conseils, et de confidences. Je crois que Marcel a beaucoup compté pour le prince. Par la suite, ma grand-mère est devenue très amie avec la princesse Grace »
Marcel Pagnol a été résident en principauté entre 1943 et 1954 : comment est-il arrivé à Monaco ?
C’est difficile à dire. Je crois qu’il y a la Méditerranée et l’anonymat. Il était très difficile d’habiter à Marseille pour Marcel. Il habitait à Paris, mais pour revenir dans le sud de la France et être tranquille, il n’y avait guère que Monaco où il pouvait aller. Il était aussi très important pour lui qu’il y ait une vie culturelle. Or, en principauté, il y avait une grande vie culturelle, ce qui n’était peut-être pas le cas ailleurs. Il y avait une volonté du prince de développer la vie culturelle à Monaco. Et cela a beaucoup plu à Marcel. Il se sentait bien en principauté. Il avait la Méditerranée et le côté latin, dont il avait besoin. Il y avait aussi une excitation culturelle qui était présente à Monaco, et peut-être beaucoup moins à Marseille ou ailleurs, dans le sud de la France. Marcel Pagnol a écrit que c’était à Monaco qu’il a été le plus heureux. Cela a été la période la plus heureuse de sa vie.

Quelle était la nature de la relation qui unissait vos grands-parents, Marcel et Jacqueline Pagnol, avec le prince Rainier et la princesse Grace ?
La relation que mes grands-parents avaient avec la famille princière était une véritable relation amicale. La famille princière avait un hôtel particulier à côté de celui de mes grands-parents, à Paris. Je me rappelle les visites du prince Rainier et de la princesse Grace chez ma grand-mère, alors que mon grand-père était déjà décédé. J’étais enfant, mais je me rappelle de grandes discussions dans le salon du bas, où ils évoquaient aussi bien leur passé commun, que l’avenir de la principauté. Et aussi, bien sûr, l’actualité culturelle du moment. Il y avait beaucoup de tendresse réunie autour du souvenir de Marcel, et autour de ce qu’ils avaient vécu.
Vraiment ?
Oui. D’ailleurs, je me rappelle très bien de cette terrible journée, le 14 septembre 1982, où on a appris le décès de la princesse Grace. Ma grand-mère a eu beaucoup de mal à s’en remettre. Parce que le prince Rainier avait été d’un grand soutien lors du décès de leur fille, Estelle, en 1954. Le prince et la princesse ont été là pour ma grand-mère lors du décès de Marcel.
« Cette période heureuse à Monaco s’est bien mal terminée, parce que la fille de Marcel, Estelle, alors âgée de deux ans et demi, est décédée en principauté. Elle était malade. Marcel a donc décidé de partir. Il ne pouvait plus voir cette maison, où il y avait le fantôme de sa fille qui se promenait. Ils ont fermé les volets, et ils sont remontés s’installer à Paris »
Pourquoi a-t-il décidé de quitter la principauté en 1954 ?
Malheureusement, cette période heureuse à Monaco s’est bien mal terminée, parce que la fille de Marcel, Estelle, alors âgée de deux ans et demi, est décédée en principauté. Elle était malade. Marcel a donc décidé de partir. Il ne pouvait plus voir cette maison, où il y avait le fantôme de sa fille qui se promenait. Ils ont fermé les volets, et ils sont remontés s’installer à Paris. C’est une période dont ma grand-mère n’aimait pas du tout parler, car ça la ramenait à sa fille.
Quelles créations a-t-il signé alors qu’il se trouvait en principauté ?
En principauté, Marcel Pagnol a réalisé une traduction de Shakespeare (1564-1616), Songe d’une nuit d’été (1592-1595), qui a été joué pour le mariage de Rainier III, me semble-t-il. Son premier grand succès, Jazz, a donc été créé à Monaco en 1926. La première de son film Topaze a été donnée en principauté, en 1951. Marcel Pagnol était vraiment très attaché à Monaco. Si la petite Estelle n’était pas décédée, il n’aurait jamais quitté la principauté. Il serait resté.
Qu’est-ce qui a conduit Marcel Pagnol à être consul honoraire du Portugal à Monaco ?
Je n’en sais rien. Dans la famille, c’est toujours resté un grand mystère. Est-ce que c’est une fantaisie ? Je ne sais pas. Surtout que sur la plaque de sa maison monégasque où était domiciliée le consulat du Portugal, il était indiqué : « Pour toute demande consulaire, allez voir au consulat de Nice. » Je pense que c’était une fantaisie.
Marcel Pagnol a aussi été président du premier festival de la télévision, en 1961 ?
Marcel Pagnol est à l’origine de la création du festival de télévision de Monte-Carlo. Comme il avait défendu le cinéma parlant, comme il avait défendu la couleur, il savait que la télévision allait tout révolutionner, et que le cinéma était en danger. En 1931, lorsqu’il est revenu de Londres après avoir vu l’un des premiers films parlant, il a écrit un article dans lequel il a dit que le théâtre était en grande difficulté, et qu’il allait peu à peu disparaître, pour être remplacé par des cinémas. Lorsque la télévision est arrivée, Marcel Pagnol a compris que les cinémas allaient peu à peu disparaître au profit de la télévision. Il y avait le festival de Cannes pour le cinéma, et il a voulu donner un grand festival à Monaco. Etant donné que cela rentrait parfaitement dans la politique culturelle du prince, ça s’est fait, et ç’a été formidable.
Marcel Pagnol travaillait aussi autour de ses pièces avec les comédiens amateurs du Studio de Monaco ?
Marcel Pagnol testait ses pièces avec des comédiens amateurs du théâtre de Monaco. Notamment les pièces Judas (1955) et Fabien (1956), il me semble, avant de les monter à Paris.

Il avait d’autres activités en principauté ?
Marcel Pagnol voulait monter un grand studio de cinéma à Monaco, en s’associant avec la Société des bains de mer (SBM). On a retrouvé le contrat. Mais ça ne s’est pas fait car ce contrat date de 1954, l’année du décès de sa fille. Ce contrat n’a jamais été signé. Marcel a abandonné ce projet. Je suis tombé sur ce contrat en identifiant les archives Pagnol, qui seront utilisées pour le musée Marcel Pagnol.
Quel était le contenu de ce projet de studio de cinéma Pagnol à Monaco ?
Avec ce studio de cinéma monégasque Marcel Pagnol avait un projet de film avec Cary Grant (1904-1986), dont le titre était Tombola ou L’Américain de Monte-Carlo. L’exploitation de ce studio devait être lancée avec le tournage de ce film.
Marcel Pagnol était également lié avec un éditeur monégasque, Clément Pastorelly ?
J’ai très bien connu Clément Pastorelly. C’était un ancien banquier, un homme formidable, un passionné de littérature, de BD, de cinéma… Dès que Clément arrivait chez nous, au domaine à La Gaude où j’ai passé mon enfance, il arrivait toujours les bras chargés de BD. C’était toujours une fête quand il arrivait. Quand Marcel a décidé d’écrire ses souvenirs d’enfance, tout naturellement, il a pensé à son ami Clément Pastorelly, qui a aussi été son banquier. Ils ont décidé de créer les éditions Pastorelly. Ça a été une très belle aventure, car Pastorelly a édité de beaux livres. Comme, par exemple, les livres illustrés d’Albert Dubout. Il a vraiment fait un travail éditorial de classe.
« Avec ce studio de cinéma monégasque Marcel Pagnol avait un projet de film avec Cary Grant (1904-1986), dont le titre était Tombola ou L’Américain de Monte-Carlo. L’exploitation de ce studio devait être lancée avec le tournage de ce film »
Marcel Pagnol était vraiment un touche-à-tout ?
Il a toujours adapté ses œuvres dramatiques sur les médias qui étaient à sa disposition. Dès qu’il y a eu une révolution technologique, il s’en est emparé. Du théâtre, il est passé au cinéma parlant. Ensuite, du cinéma parlant, il s’est enregistré pour faire des disques. Il s’est tout le temps renouvelé. Ensuite, après le cinéma, il est retourné à la littérature, pour retrouver la liberté qu’il avait perdu dans le cinéma, pour pouvoir continuer à créer en toute indépendance et en toute liberté. Et là, ça a été sa consécration. Au fond, le médium lui importait peu.
Le 16 avril 2024, Monaco organise une journée d’hommage à Marcel Pagnol à laquelle vous participerez : qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter cette invitation de la principauté ?
Comment refuser un hommage donné par Monaco à Marcel Pagnol ? C’est un honneur immense pour sa mémoire. Il a aimé la principauté. Il a aimé y vivre. Il a profondément aimé Rainier III et la princesse Grace. C’est à Monaco qu’il a vécu ses plus belles années. C’est très touchant de voir qu’après cinquante années d’absence, Marcel Pagnol est toujours présent en principauté. Il y a un thème dans l’œuvre de Pagnol que l’on retrouve dans ses commémorations : c’est la fidélité. Pour moi, il n’y a rien de plus important que la fidélité.
Quel sera votre apport à cette journée hommage à Monaco ?
Je viens représenter ma famille. J’aurai une discussion dans le cadre d’une table ronde. Nous parlerons de l’œuvre de Marcel, de son attachement à Monaco, de son attachement à la famille princière, et de ce qu’il nous laisse aujourd’hui.
Et pour vous, que représente Monaco ?
En dehors des lieux communs, Monaco représente une aventure exceptionnelle. La principauté, ce petit bout de caillou, a réussi à s’imposer sur la scène internationale grâce à une modernité et à une vision du monde incroyable. Cela a commencé avec le prince Pierre, puis avec Rainier, et maintenant avec le prince Albert II sur des enjeux écologiques et culturels. Je ne parlerai pas de politique, car je ne connais pas assez la politique monégasque. Mais, en tout cas, c’est incroyable de voir ce tout petit territoire rayonner à ce point là. Tout le monde a envie d’aller habiter à Monaco.
« Marcel Pagnol est à l’origine de la création du festival de télévision de Monte-Carlo. Comme il avait défendu le cinéma parlant, comme il avait défendu la couleur, il savait que la télévision allait tout révolutionner, et que le cinéma était en danger »
Pourquoi ?
Parce qu’il y a tout à Monaco. De l’art, des loisirs, une tranquillité, une santé économique… C’est un lieu qui se maintien et qui fait toujours rêver. D’ailleurs, on parle de Monaco dans le monde entier. Et l’image de Rainier III et de la princesse Grace montent en mémoire.
Il y a quelque chose de spécial avec Monaco ?
Je ne saurai expliquer l’attachement, j’ai l’impression en tout cas, que les Français ont pour le prince Rainier III, la princesse Grace, et pour le prince Albert. Au niveau international, il y avait aussi la reine Élisabeth II d’Angleterre (1926-2022). Pour le reste, on ne connaît pas trop les autres monarchies, et ça ne nous intéresse pas trop. Alors que Monaco, oui. Avec la principauté, il y a quelque chose de glamour, de mystérieux, et en même temps de tellement familier. C’est peut-être dû à la taille de la principauté. Et aussi au fait que le prince mène sa politique. Dans les pays occidentaux, c’est peut-être l’un des derniers à mener sa propre politique. C’est unique. De mémoire, Marcel Pagnol avait écrit : « Ici, où la volonté d’un seul fait le bonheur de tous. » C’est ce que l’on peut ressentir en principauté.

À Marseille, qu’est-ce qui a poussé la municipalité à ne pas renouveler la délégation de service public confiée à l’association du château de la Buzine, que vous présidez, pour la confier au centre de culture ouvrière (CCO), une structure qui pilote une dizaine de centres sociaux à Marseille, associée à La Prod du Sud, un loueur de matériel audiovisuel ?
Ils ont placés leurs amis. Maintenant, ce que je souhaite, c’est qu’ils me communiquent toutes les pièces administratives que j’ai demandé, et que la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) m’a autorisé à avoir. Aujourd’hui, je suis obligé de faire un référé au tribunal administratif pour qu’ils me les fournissent. Cela pour voir s’il n’y a pas de trafic d’influence ou de favoritisme dans la procédure. Ça m’étonnerait. Mais j’ai quelques doutes.
« Nul n’est prophète en son pays [rires]… L’œuvre de Pagnol n’a jamais eu besoin de la ville de Marseille pour vivre. C’est même tout l’inverse. Marseille n’a jamais fait grand-chose pour l’œuvre de Pagnol »
Vous espérez réintégrer le château de la Buzine ?
Tant que cette équipe sera en place, je ne récupérerai pas le château de la Buzine. Et même s’ils me proposaient de reprendre le château, il serait hors de question que je travaille avec ces gens-là. On ne peut pas m’insulter, insulter la mémoire de mon grand-père aussi, et après tendre la main. Ce n’est pas possible. Ça n’est pas comme ça que ça se passe dans la vie normale.
En septembre 2013, vous avez porté plainte contre le maire de Marseille, Benoît Payan, et cinq de ses adjoints, pour diffamation et injures publiques ?
Le maire m’a menacé. Je vais déposer une plainte pour menace. Premièrement, on ne me menace pas. On ne m’insulte pas, on n’insulte pas ma famille, et encore moins le souvenir de mon grand-père. Il n’y a aucune négociation possible. Je n’ai pas tiré le premier. Au contraire. J’ai toujours été quelqu’un de consensus. Je ne travaille pas avec des politiques. Je travaille avec des institutions. Que la mairie soit à gauche, à droite, cela ne me concerne pas. Je ne vote pas à Marseille. Je ne vote pas non plus dans le département, ni même dans la région. J’habite à Paris. Mais, si on veut me faire du mal, je me défends.
Vous avez vraiment essayé de dialoguer avec la mairie de Marseille ?
Quand Benoît Payan a été élu à la mairie de Marseille [le 21 décembre 2020 — NDLR], j’ai tout fait pour le rencontrer. C’est lui qui a refusé. Je suis très, très tranquille dans cette affaire.
En représailles, votre famille a interdit l’exploitation de l’image de Marcel Pagnol au profit de la ville de Marseille ?
Tout à fait. En même temps, la ville de Marseille n’a jamais vraiment mis en avant Marcel Pagnol. Ils se découvrent une passion pour Pagnol parce que ça devient un enjeu politique.
Pourtant, Pagnol et Marseille semblent indissociables ?
Nul n’est prophète en son pays [rires]… L’œuvre de Pagnol n’a jamais eu besoin de la ville de Marseille pour vivre. C’est même tout l’inverse. Marseille n’a jamais fait grand-chose pour l’œuvre de Pagnol.
Comment expliquez-vous cela ?
Je n’en sais rien. Cette ville a ses particularismes, ses particularités au niveau de sa politique culturelle. Il serait bien prétentieux de vouloir l’expliquer. Je ne parle que de faits.
Il semblerait que pour le cinquantenaire de la mort de Marcel Pagnol, la ville de Marseille va proposer une programmation : dans la mesure où vous gérez les droits de Marcel Pagnol, sur quoi va reposer cette programmation ?
Actuellement, la mairie de Marseille excelle en effets d’annonce. Peut-être un peu moins en concrétisation. Ils ont annoncé qu’ils auraient une programmation Pagnol. Ça fait bien dans les journaux et en conseil municipal. Pour l’instant [cette interview a été réalisée le 3 avril 2024 — NDLR], on ne voit rien venir. Peut-être vont-ils nous sortir quelque chose de leur chapeau ? Mais mon avocat, soyez-en certain, est sur les dents.
Vous allez proposer une programmation « parallèle », notamment avec le président de la région Sud, Renaud Muselier ?
Ce n’est pas une « programmation parallèle ». C’est la programmation officielle. Cette programmation est soutenue par l’Académie française, la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), la région Sud, et le fonds de dotation Marcel Pagnol. Il s’agit donc des commémorations officielles. S’il devait y avoir des « commémorations parallèles », ce serait d’autres programmations.
Quelles sont les grandes lignes de ces commémorations ?
Il y aura énormément de choses. Le 25 mars 2024, j’ai fait une conférence de presse à la SACD pour en détailler le contenu. Il y aura un concert philharmonique des musiques de Marcel à Aubagne, un showcase de la comédie musicale Manon des Sources (1952), et du cinéma en plein air, du théâtre avec Marius (1929). Mais aussi du théâtre en plein air avec la compagnie Dans la cour des grands, avec des représentations de Naïs (1945) au domaine départemental de Pichauris, situé à Allauch (Bouches-du-Rhône). Nous proposerons également une exposition en plein air à Allauch, et une rétrospective au cinéma Eden Théâtre à la Ciotat. Beaucoup d’événements sont prévus en région. Je ne peux pas toutes les citer.
Et au niveau national français ?
Au niveau national, une rétrospective Marcel Pagnol se déroulera au festival international du film de La Rochelle. La cinémathèque française proposera aussi une rétrospective. Une ressortie nationale des films de Pagnol aura lieu au cinéma. Ce sont de belles commémorations au niveau international, et même international.
Qu’est-ce qui est prévu à l’étranger ?
Je reviens du Brésil où j’ai donné dix jours de conférence dans les universités, dans le cadre du cinquantenaire et de la francophonie. En septembre 2024, je serai à Budapest. Ensuite, je ne serai pas présent, mais des événements auront aussi lieu en Australie à Sydney, puis au Chili, à Santiago, avec l’Alliance française. À l’occasion de ce cinquantenaire, il y a donc un hommage national fait à Marcel Pagnol, et, dans une certaine mesure, un hommage international.
50 ans de la disparition de Marcel Pagnol : le programme de la journée du 16 avril 2024 à Monaco
• 11 heures : hommage public avec le prince Albert II et les élèves des écoles de la principauté, devant la stèle du square Marcel Pagnol des jardins du Trocadéro.
• 15 heures : table ronde au théâtre des Variétés organisée par les archives du palais princier et l’Institut audiovisuel, avec pour thème « Pagnol le Monégasque ». Le petit-fils de l’écrivain, Nicolas Pagnol, participera à cette discussion. À cette occasion, des archives et des documents audiovisuels inédits seront montrés au public. Des lectures et des scènes de théâtre assurées par les comédiens du Studio de Monaco seront également présentées.
• 20 heures : Dans le cadre de la programmation Tout l’art du cinéma de l’Institut audiovisuel, une version restaurée du film La femme du boulanger (1938) sera projetée, toujours au théâtre des Variétés.
• De plus, le vendredi 19 avril et le samedi 20 avril 2024, deux extraits du répertoire théâtral de Marcel Pagnol seront proposés par le Studio de Monaco au théâtre des Variétés.



