
Quelle a été le film français le plus rentable de 2012 ? Selon une enquête de BFM Business, basée sur le budget de chaque film rapporté aux recettes en salles, il s’agit de Les Kaïra, de Franck Gastambide. Prix de revient : 4,4 millions d’euros. Public : 1 million de spectateurs en salles. Rendement : 209 %. Suivent Le Prénom, d’Alexandre de la Patellière et avec Patrick Bruel et Adieu Berthe, de Denis Podalydès. Le moins rentable : La traversée, de Jérôme Cornuau avec Michaël Youn. Budget : 8,2 millions d’euros pour 63 916 entrées. Ces films auront au moins eu la chance d’être diffusés en salle, ce qui ne sera pas le cas de l’américain Behind The Candelabra, de Steven Soderbergh. L’œuvre conte les amours du pianiste Liberace, mort en 1987, et de son éphèbe. Le premier est joué par Michael Douglas et le second par Matt Damon, tous deux étonnants en folles chevelues, lookées années 1970. Mais ses producteurs américains ont jugé le film « trop gay » : tout juste bon pour une diffusion télé, sans le passage en salles. Pour plus de fantaisie, direction l’Espagne, avec Blancanieves (Blanche-Neige), film en noir et blanc de Pablo Berger, nominé dans dix-huit catégories pour les Goyas, les Molières espagnols, du 17 février. Transplantée en 1920, Blanche-Neige est la fille d’une chanteuse morte en couches et d’un toréador devenu paralytique dans un accident de corrida. A la mort de son papa, l’héroïne, pour échapper à sa marâtre, se réfugie dans une caravane où vivent des nains toreros qui tournent de village en village avec leur spectacle. Et l’on s’intéressera à une curiosité serbe, La parade, de Srdjan Dragojevic : Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obligé d’assurer la sécurité de la première Gay Pride de Serbie. Gay, diffusé et serbe : le pied !



