
L’offre va-t-elle suivre?? La demande d’art n’a jamais été aussi forte. Il s’est vendu pour 1,2 milliard d’euros de tableaux en dix jours à New York, au début de ce mois, lors des enchères traditionnelles de novembre. Soit 300 ans de budget d’acquisition du Centre Pompidou. Et la soif d’art contemporain est désormais plus forte que celle qu’on avait depuis des lustres pour l’Impressionnisme. Pour venir en aide aux collectionneurs en désarroi, s’est créé – mais vous en êtes déjà – un site numérique marchand, Art.sy, accessible uniquement sur invitation. Cette nouvelle start-up new-yorkaise met en relation des collectionneurs, des galeries d’art et des artistes via son site Internet. Elle leur propose une technologie basée sur une sorte de « génome artistique » afin d’identifier les goûts des acheteurs potentiels et de les conseiller. Du grand professionnalisme, donc. Les membres peuvent aussi partager leurs découvertes sur Twitter et montrer leur propre galerie d’œuvres grâce à l’application Facebook proposée par Art.sy. Le galeriste Larry Gagosian, Eric Schmitt, le PDG de Google, Wendi Murdoch, l’épouse de Rupert, grande collectionneuse d’art chinois, ont déjà pris des parts dans Art.sy. L’affaire est un brin plus chic que l’exposition itinérante qui reconstitue le tombeau de Toutankhamon, et qui, après Barcelone, Munich, et d’autres villes européennes, fait escale ces jours-ci à Manchester. Elle présente environ un millier de pièces, toutes fausses?: des répliques de pièces archéologiques conservées dans différents musées. Mais le succès, partout, est au rendez-vous. Vous préférerez Vienne 1900, Klimnt, Schiele et leur temps, à la Fondation Beyeler de Bâle, qui, en plus des portraits, présente les paysages peints par les deux peintres, moins connus.



