jeudi 1 décembre 2022
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Le Vitara fait sa e-révolution

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Comme tous les autres constructeurs, Suzuki électrifie ses gammes et équipe son SUV Vitara d’une hybridation légère, déjà présente sur d’autres modèles.

De quoi relancer le Vitara confronté à une concurrence de plus en plus dense, surtout que son tarif est plutôt attractif, à partir de 22 640 euros.

Lancée en 2015, la quatrième génération du Suzuki Vitara est un SUV très compact, de seulement 4,17 mètres de long, à mi-chemin entre un Volkswagen T-Cross de 4,11 mètres et un Renault Captur de 4,21 mètres. Cette catégorie des SUV dits urbains est un des segments les plus disputés. La concurrence est féroce, et le Vitara, malgré sa bonne réputation en matière de fiabilité, a fort à faire sur le marché. L’hybridation légère devient un atout important dans la catégorie.

© Photo Suzuki

Hybridation légère, mais efficace

Sous le capot, c’est une petite révolution qui a eu lieu. L’ancien 1,4 litre boosterjet de 140 chevaux a été remplacé par un moteur un peu moins puissant, le 1.4 litre de 129 chevaux, aidé par un petit groupe électrique de 10 kW, alimenté par une batterie lithium-ion de 48 volts d’une capacité de 0,4 kWh. C’est grâce aux phases de décélération et de freinage que l’énergie est fournie lors des phases d’accélération. Ce système vient épauler le moteur thermique qui fournit la grande majorité de l’énergie. Vous l’aurez compris, c’est un système “mild hybrid” qui ne permet pas de rouler en tout électrique sur plusieurs kilomètres, contrairement à un “full hybrid” ou, mieux encore, un hybride rechargeable. En revanche, le poids n’augmente que de 15 kilos, ce qui est peu compte tenu du groupe électrique. Le Vitara gagne en agrément. En effet, le moteur électrique apporte une puissance supplémentaire très perceptible, malgré la perte de 11 chevaux du moteur thermique. Cette nouvelle motorisation reste énergique, le 0 à 100 km/h est toujours abattu en 9,5 secondes. Les reprises sont plus franches à bas régime. En ville ou à la campagne, le Vitara est performant. La conduite est agréable et plus dynamique qu’avec l’ancien moteur. Ceci dit, l’effet énergique de la batterie est limité dans le temps. Mais il suffit d’une pente de quelques centaines de mètres pour que la batterie retrouve son niveau maximum. Le deuxième effet que l’on perçoit avec cette hybridation légère, c’est la phase de freinage plus importante que sur un véhicule thermique classique. En effet, le frein moteur est plus puissant. La sensation est telle qu’on a l’impression de freiner en relâchant la pédale d’accélération. Le Vitara enchaîne bien les virages avec une direction précise. Le freinage un peu mou, en revanche, nous a déçus. Moteur thermique plus sobre et système d’hybridation légère performant semblent former un couple efficace pour ce SUV en termes de rejet de dioxyde de carbone. En baisse d’environ 20 %, les émissions de CO2 avec le nouveau cycle WLTP sont désormais à 128 grammes pour la version 4×2 et 140 grammes pour la version 4×4 appelée Allgrip.

© Photo Suzuki

Un intérieur triste, mais spacieux

A l’intérieur, ce n’est pas la joie… La planche de bord, renouvelée l’année dernière, semble un peu triste malgré les plaquages gris. L’ensemble des plastiques de l’habitacle sont durs et brillants. Les passagers pourront néanmoins prendre leurs aises grâce à une habitabilité satisfaisante pour les dimensions très compactes du Vitara. Le coffre de 375 litres (30 litres de moins qu’un Renault Captur) dispose d’un plancher à deux niveaux, et permet d’obtenir 1 120 litres une fois la banquette rabattue.  

Un peu bruyant

Côté confort, le Vitara soigne ses passagers. Les sièges sont fermes, mais ils procurent un bon maintien. Mais si vous pensez que le trajet va se dérouler dans le calme, ce ne sera pas le cas. En phase d’accélération, le moteur se fait entendre et les bruits d’air à haute vitesse sont bien présents. Mais le Vitara n’a pas dit son dernier mot. Il propose un équipement riche dès la finition Avantage. On retrouve la climatisation automatique, la lecture des panneaux, la correction de trajectoire, le freinage d’urgence avec détection des piétons, les feux LED et le régulateur de vitesse. La version à quatre roues motrices Allgrip, à partir de 25 840 euros en finition Privilège (soit 2 000 euros de plus que la version 2 roues motrices) est unique sur le segment, c’est un choix intéressant pour la conduite en montagne, et elle n’est ici presque pas pénalisée par un malus en France (seulement 100 euros). Le Vitara est donc un bon compromis, et sa réputation de fiabilité participe grandement à son succès.

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Monaco Hebdo