vendredi 2 décembre 2022
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Range Rover Evoque : Avis mitigé

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Une belle ligne, du confort, des qualités routières : le Range Rover Evoque a tout pour plaire, sauf peut-être le système flexfuel qui le rend insatiable. Bien équipé, le SUV britannique s’affiche à partir de 48 500 euros. Monaco Hebdo a pu l’essayer pour vous. Notre test, c’est par ici.

Le nouvel Evoque roule sur les traces de ses concurrents. Il adopte la technologie flexfuel en utilisant du bioéthanol tout comme Ford le fait sur certains modèles comme la Focus, le Kuga ou encore Dacia avec la Logan, ou le Duster. Avec la flambée du prix des carburants, l’idée est plutôt bien vue. Une solution qui concentre plusieurs avantages. Cependant, l’essai n’est pas tout à fait transformé avec ce SUV flexfuel qui se veut économique et performant. En effet, le Superéthanol E85 ne coûte que 0,85 centime le litre à la pompe. De quoi avoir le sourire. Mais cette joie qui s’affiche sur votre visage ne sera que de courte durée car l’auto est gourmande.

Range Rover Evoque
© Photo Land Rover

Confort et luxe

Vous pouvez toujours vous consoler en admirant les courbes et les lignes de ce 4×4 luxueux et confortable. Apparu sur nos routes en 2010, ce SUV avait fait sensation. Ses lignes contemporaines, son allure de Range en version plus dense et moins volumineuse avaient très vite fait des émules. Restylé en 2015, il a su garder sa fraîcheur et son style qui ont fait sa renommée. Dans cette deuxième mouture, les lignes ne bougent pas beaucoup. Son élégance est son point fort. Mais avant d’évoquer les choses qui fâchent, notons que l’intérieur est plutôt bien réussi et raffiné. La planche de bord est épurée et comporte un écran central motorisé qui contrôle la navigation et le multimedia. Les icônes trop petites sont parfois difficiles à cibler. Dans sa version haut de gamme, baptisée Autobiography à 72 675 euros, les sièges sont recouverts d’un cuir rouge. Les plastiques noirs de la planche de bord sont de bonne facture, mais on aurait aimé avoir du bois. Même si cette sensation de luxe baigne l’habitacle, l’écran central s’éteint sans raison. Il manque quelques rangements à l’avant et celui qui est proposé en dessous de la console centrale n’est pas très pratique à l’usage. Le conducteur est confortablement installé derrière le volant et il surplombe la route. Ce n’est pas le cas des passagers arrière qui pâtissent d’un manque d’aisance. Le coffre est correct mais aurait pu être plus volumineux. Sous le capot, on retrouve le quatre cylindres essence de 200 chevaux qui sont là pour déplacer les 1 800 kg du SUV. Il est épaulé par une micro-hybridation. Il bénéficie ainsi d’un abattement de 40 % sur les émissions de CO2. Ainsi, l’Evoque échappe au malus (en France) avec un taux de CO2 de 121 g/km. Cependant, il prend un tout autre malus, celui du poids. À cause de lui, le SUV britannique écope de 1 170 euros de malus (toujours dans l’Hexagone). Mais comparé aux 6 300 euros de malus CO2 (pour les Français) de la version précédente, les calculs sont vite faits.

Range Rover Evoque
© Photo Land Rover

Un SUV vorace

Mais le plaisir est de courte durée. Le bioéthanol a la mauvaise réputation de ne pas être très économique. Il faut compter 20 % de gaz supplémentaire par rapport à l’essence. L’Evoque devient donc gourmand et engloutit 13 litres aux 100 kilomètres, réduisant l’autonomie à 500 kilomètres. En ville, la consommation bondit jusqu’à 30 litres parfois. Comptez 20 litres aux 100 kilomètres sur des voies rapides et des autoroutes avec du trafic. Ces désagréments n’empêchent pas ce SUV d’être agile sur la route. Grâce au système Torque vectoring de la transmission intégrale, le poids est maîtrisé dans les virages. La boite à neuf rapports est paresseuse et met du temps avant de passer la vitesse inférieure lors des relances. L’Evoque se rattrape sur le confort. Les suspensions et la direction précise participent à l’agrément de conduite et invitent les passagers à un voyage en toute sérénité. L’Evoque joue en solo et la concurrence ne propose pas encore de modèles haut de gamme dans cette configuration de véhicule à carburant modulable (VCM). Seule la Jaguar E Space P200 adopte le flexfuel, mais cette auto n’est pas véritablement considérée comme une concurrente directe, car elle appartient au même groupe automobile. Le miracle du bioéthanol passe plutôt pour un tour de magie qui montre ses faiblesses, mais qui a le mérite d’exister dans le secteur des autos haut de gamme.

Note globale : 4/5
À conduire : 4/5
À financer : 3/5
Valeur CO2 : 3/5
Technologie : 5/5
Les Plus : une ligne sympa, consommation, équipement complet, espace à l’arrière
Les Moins : boîte robotisée, prix élevé

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Monaco Hebdo