samedi 18 avril 2026
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Fin des voitures thermiques : l’Allemagne dit « non »

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Les Allemands ont retoqué le texte sur l’interdiction des véhicules thermiques en 2035. Un revirement de situation qui ralentit l’électromobilité en Europe.

Le 7 mars 2023 au Conseil de l’Union européenne (UE), les Allemands ont dit « nein » concernant l’interdiction des voitures thermiques à l’horizon 2035. Ce « non » allemand a surpris les autres membres de l’UE qui pensaient que le texte voté au Parlement allait être adopté. Déjà la Pologne, l’Italie et la Bulgarie s’étaient opposées à ce texte. Mais ces derniers n’avaient pas les moyens de bloquer la procédure. Le revirement de l’Allemagne a été décisif, car la majorité qualifiée des 27 qui est requise n’est plus atteinte. Au pays du diesel, les libéraux ont une autre vision de la mobilité. Ils demandent à ce que les véhicules puissent rouler aux éco carburants synthétiques ou e-carburant. Et, selon le ministre allemand des Transports Volker Wissing, membre du parti libéral-démocrate (FDP), cette alternative n’a pas été prise en compte. Cependant, si cette énergie est produite à partir du CO2 issu des activités non industrielles en utilisant de l’électricité « bas carbone », elle reste très énergivore. Les Allemands mettent le frein à main pour préserver un peu plus longtemps leur industrie automobile, principalement basée sur les moteurs thermiques, tout en ne souhaitant pas laisser les Chinois, leaders mondiaux des véhicules électriques, dominer le marché. Désormais le vote de ce texte, qui devait rentrer en vigueur en 2035, a été reporté. Un coup de frein à l’électromobilité qui a déjà d’autres sujets de préoccupation, comme le développement à petits pas des bornes de recharge sur le territoire, la faible autonomie des voitures, et leurs tarifs, souvent élevés.

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