L’Aston Martin DBS770 Ultimate Coupé est un chef-d’œuvre, qui incarne le mariage entre la performance, le luxe et le raffinement. Pour un tour d’adieu, cette édition de 770 chevaux met en avant des qualités routières hors du commun. A 400 000 euros, tous les exemplaires ont été vendus. Mais Monaco Hebdo a pu tester ce coupé pour vous.
Une fin de carrière sur les chapeaux de roues. Aston Martin propose une série limitée à 300 exemplaires de son coupé sportif DBS et à 199 exemplaires pour le cabriolet. Une dernière danse enflammée, un dernier baroud d’honneur avant de tirer sa révérence. Au crépuscule de son existence cette version survitaminée est dans l’esprit de ses devancières. Il ne suffit plus ici de faire un panégyrique de la marque et de ses différents modèles qui ont marqué l’histoire et le sport automobile. Mais il est difficile de passer à côté de son ambassadeur britannique, un héros intemporel, dont l’élégance est sans conteste associée à sa monture : James Bond a su hisser la marque au firmament. Autrement dit cette version « ultime » nous renvoie au monde de la performance, du luxe et de la nostalgie. Pour ne pas trop s’attendrir sur cette ligne fluide, sans aspérité, en montrant juste ce qu’il faut de force, les motoristes ont remis quelques chevaux dans la mécanique, qui culminait déjà à 725 chevaux. Les jantes de 21 pouces, finement ajourées, sont spécifiques à cette version. Le capot est flanqué d’une prise d’air en forme de fer à cheval. De quoi avoir les poils qui se hérissent à chaque cavalcade. Mais il fallait marquer le coup et le V12 biturbo développe donc 770 chevaux. La cylindrée reste inchangée, à 5,2 litres. Les ingénieurs ont revu l’admission, l’allumage, et ils ont augmenté la pression du turbo. Le couple est gargantuesque : 900 Nm. Est-ce suffisant pour couper le souffle, pour ne plus pouvoir sans passer ? Il suffit de lancer le moteur et un râle profond envahit l’habitacle. La mélodie ne connaît que la gamme des graves, si l’on reste dans une plage décente du compte-tours. Dans les retranchements, la sonorité se fait plus aiguë, le V12 change de sonorité et le feulement devient la caractéristique d’une chevauchée fantastique. Cette puissance est transmise aux roues arrière par le biais d’une boîte de vitesses automatique à huit rapports, offrant des changements de vitesse rapides et fluides. La rigidité a été augmentée de 25 % sur le train avant. Elle est également dotée d’une suspension adaptative et d’un différentiel à glissement limité.

Plus efficace, plus sportive
Sous la pédale, les réponses sont franches et vives. Ce coupé britannique peut atteindre une vitesse maximale de plus de 320 km/h et accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 3,4 secondes. Le train arrière reste sur la route, grâce notamment à une promptitude dans le déclenchement de l’antipatinage. Une amélioration qui n’est pas un luxe, si l’on ne veut pas démarrer en crabe, sans vouloir faire son intéressant. Le train avant est également beaucoup plus précis. Les roues se posent là où le conducteur le souhaite, ce qui est un véritable soulagement. Cette version Ultimate se permet donc un peu plus de sportivité, et surtout la possibilité d’exploiter plus généreusement ce fabuleux V12. Mais attention aux envolées lyriques et à un excès de confiance, car le poids du V12 se fait bien sentir sur le train avant. Les lacets et autres virages serrés demandent de la concentration. Alors, pour les moins téméraires, il faudra certainement être plus calme au volant, et profiter du paysage et de son intérieur luxueux. Les sièges en cuir offrent un confort optimal et un maintien parfait. Les inserts en fibres de carbone, les finitions en aluminium brossé et les garnitures en alcantara ajoutent une note de sophistication supplémentaire à l’habitacle. Les dernières technologies de divertissement et d’infodivertissement sont également présentes, avec un système audio haut de gamme, et un écran tactile intuitif offrant une connectivité sans faille. Chaque voiture est numérotée individuellement, ce qui en fait un véritable objet de collection. Cette œuvre d’art roulante se fera très certainement discrète sur les routes et restera sagement dans un garage, comme un bijou trop beau, trop lumineux qui reste dans son écrin. Dans l’attente d’une sortie prestigieuse, comme le sont les concours de beauté.

Note globale : 4/5
A conduire : 4/5
A financer : 3/5
Valeur CO2 : 3/5
Technologie : 4/5
Les plus : Une ligne élégante, intérieur luxueux, comportement amélioré
Les moins : 499 exemplaires seulement, le poids, train avant paresseux



