dimanche 19 avril 2026
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She Can He Can milite
pour l’égalité des genres

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Mercredi 11 octobre, à l’occasion de la journée internationale de la fille, l’association Gender Hopes est devenue She Can He Can. Elle entend lutter contre les stéréotypes imposés aux filles et aux garçons.

62 millions de filles n’ont pas accès à l’éducation, 60 millions sont victimes de violences à l’école ou sur le chemin de l’école, 116 millions sont exploitées, 15 millions sont mariées de force, 2 millions sont enceintes avant 15 ans chaque année. Mercredi 11 octobre, à l’occasion de la journée internationale de la fille, Nathalie Amoratti-Blanc, conseillère nationale Nouvelle Majorité (NM), présidente de la commission des droits des femmes et de la famille, a rappelé ces chiffres qui prouvent combien, à travers le monde, naître fille engendre des différences. C’est pour cette raison, que cette journée internationale, créée en 2012 par l’ONU, a été choisie pour lancer l’association She Can He Can. « 2012, c’est aussi l’année de création de l’association Gender Hopes, a rappelé Nathalie Amoratti-Blanc. Ce changement de nom a pour but de travailler sur l’autonomisation des filles, sur l’exercice de leurs droits fondamentaux. »

Egalité

La lutte contre les stéréotypes dont sont victimes filles et femmes est aussi au cœur du projet de l’association. « L’égalité des sexes est synonyme d’égalité des chances, lutter contre ces stéréotypes c’est aussi lutter contre les inégalités », a insisté cette élue NM. Vibeke Brask-Thomsen, présidente de She Can He Can et fondatrice de Gender Hopes, a rappelé que cette dernière association avait pour but de lutter contre les violences conjugales. « Nous avons décidé de réorienter notre travail », a-t-elle précisé, l’objectif étant de travailler bien en amont de l’apparition de ces violences conjugales. « On s’adresse directement à de jeunes garçons, et de jeunes filles, qui sont confrontés dès leur jeune âge à des discours limitatifs autour de leur sexe, a décrit Vibeke Brask-Thomsen. Notre objectif est de les encourager à faire leur choix, indépendamment de leur genre. » Des ateliers (1) et des rencontres autour du leadership, de la confiance et de l’égalité seront ainsi organisés à l’intention des parents mais aussi des enfants, ainsi que des groupes de lectures de livres pour enfants dont les héros seraient aussi bien des filles que des garçons.

 

(1) Le premier événement sera un petit déjeuner-conférence organisé par l’association anglaise Let Toys Be Toys, qui viendra parler de son action, le 30 novembre de 9h à 11h au Club 39, situé au 39 avenue Princesse Grace. Cette association œuvre en Angleterre, pour que l’industrie du jouet cesse de fabriquer des jouets à l’intention soit des filles ou des garçons, mais que chaque genre puisse y avoir accès. Entrée 20 euros. Petit déjeuner inclus.

+ d’infos sur www.shecanhecan.org ou sur Facebook She Can He Can ou encore sur Twitter @SheCanHeCan

 

Trois questions à…

Nathalie Amoratti-Blanc, élue Nouvelle Majorité et présidente de la commission des droits des femmes et de la famille.

« Une culture à faire évoluer »

Que pensez-vous du dernier rapport du Group of Experts on Action against Violence against Women and Domestic Violence (Grevio) sur la lutte contre les violences faites aux femmes ?

Globalement ce rapport souligne les progrès réalisés en Principauté, en particulier à travers l’adoption d’une nouvelle législation visant à lutter contre les violences domestiques et à renforcer la coopération interinstitutionnelle. Je pense que ce rapport est cohérent, au regard d’observations qui ont pu être effectuées avec un certain recul. Il doit nous faire prendre conscience que nous avons encore du travail et de l’énergie à mettre en œuvre dans ce domaine.

Ce rapport souligne qu’il y a encore des progrès à faire concernant l’égalité entre les hommes et les femmes ?

Concernant l’égalité homme-femme, bien sûr qu’il y a encore des progrès à réaliser. J’ai tendance à dire qu’il s’agit d’une culture à faire évoluer. Je pense que l’égalité homme-femme doit, en particulier, trouver une manifestation concrète en ce qui concerne les politiques salariales et les carrières professionnelles. C’est aussi une question de culture. Car, de leur côté, il faut que les femmes s’engagent pour faire entendre et comprendre leurs aspirations légitimes. Cela prendra du temps. Mais les élus sont mobilisés depuis 2003, avec la création de la commission des droits des femmes et de la famille qui travaille sur ces questions au Conseil national.

Vous approuvez le rapport du Grevio qui estime qu’il faudrait renforcer les mesures de prévention, de protection et de répression ?

Dans ce domaine, nous devrons toujours faire plus. Les avancées législatives ne doivent pas seulement s’orienter vers le renforcement de l’arsenal répressif, mais plutôt se pencher sur la prévention et la détection. Nous sommes dans un modèle de société avancé. Mais nous devons bien sûr et avant tout accompagner les victimes. Et tout mettre en œuvre pour que ce fléau soit réduit au minimum. Une politique de prévention et de communication sur ces sujets a été déployée par le gouvernement, en lien avec le Conseil national. À travers les institutions internationales, ces thématiques sont toujours au centre de nos préoccupations.

Propos recueillis par S.N.

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