Après huit ans d’instruction judiciaire, l’affaire des faux résidents belges de Monaco est devant le tribunal correctionnel de la principauté. Depuis le 2 juin, et jusqu’au 18 juin 2025, la justice monégasque va étudier et se prononcer sur cette affaire de corruption, trafic d’influence, blanchiment, abus de confiance et recel, qui implique 14 Belges et une Suisse. Ils auraient obtenu des cartes de séjour temporaire, à renouveler tous les ans, et ordinaire, à renouveler tous les trois ans, sans habiter réellement dans des appartements loués à Monaco. Objectif : se soustraire aux impôts de leurs pays respectifs.
Au cœur de ce dossier d’évasion fiscale, l’ancien commissaire divisionnaire, le Monégasque Christian Carpinelli (1), 72 ans, qui était aussi chef de la section des résidents jusqu’en 2013. Il est suspecté d’avoir participé à ces fausses domiciliations, en échange de sommes d’argents et de divers cadeaux. Christian Carpinelli a effectué 10 mois et demi de détention provisoire, jusqu’en octobre 2017. Au total, onze prévenus comparaissent : l’ex-épouse de Christian Carpinelli qui a dénoncé cettte affaire en octobre 2016, mais aussi deux agents de la sûreté publique et sept employés de l’agence Immobilia 2000.
1) Toutes les personnes citées dans cet article sont présumées innocentes, jusqu’à un jugement définitif.



