À Monaco, en 2024, le secteur de l’l’hôtellerie-restauration a généré 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ce qui représente une hausse de 6,3 % sur un an. Une progression soutenue, mais qui n’a rien de ponctuel : le cap symbolique du milliard avait déjà été franchi en 2023. Cette performance confirme l’ancrage du secteur parmi les piliers économiques de la principauté. Avec 5 % du poids total de l’économie locale, hors finance et assurances, l’hôtellerie-restauration se classe en sixième position des plus grands contributeurs. En l’espace de dix ans, la croissance est remarquable : + 60,3 %, selon les chiffres publiés par l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee). En 2015, ce secteur a généré 666,9 millions d’euros. Les 15 établissements hôteliers de la principauté concentrent près de 70 % du chiffre d’affaires total du secteur. Les 246 restaurants recensés en 2024, quant à eux, en représentent 26%.
Cette vitalité économique s’incarne aussi dans l’emploi. L’hébergement-restauration reste le deuxième employeur de Monaco, avec 8 722 salariés (+ 7,6 % sur un an), dont près de 6 000 dans l’hôtellerie. Ce tissu professionnel repose largement sur la main-d’œuvre frontalière : 78,8 % des employés résident en France, principalement à Nice (23 %), à Menton (15,5 %), à Beausoleil, et à Roquebrune-Cap-Martin. À peine 11 % vivent à Monaco. Les travailleurs italiens pèsent pour environ 10 % du total. En 2024, 348 259 touristes ont séjourné dans les hôtels monégasques, générant 555 848 nuitées, soit une hausse de 5,2 %. Le taux d’occupation moyen atteint 61,5 %, avec un pic saisonnier à plus de 80 % au mois d’août 2024. La clientèle reste résolument internationale : 44 % des visiteurs viennent de pays hors Union européenne (UE). Les Américains représentent 11,2 % des nuitées, et les Britanniques 9,3 %.



