samedi 18 avril 2026
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Salim Zeghdar et quatre carabiniers en garde à vue

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Le 18 septembre 2024, le nouvel administrateur des biens de la couronne monégasque, Salim Zeghdar, a passé 12 heures en garde à vue, tout comme quatre carabiniers, a fait savoir Monaco-Matin. En cause : un audit lancé par Salim Zeghdar, avec l’appui du cabinet suisse Alvarez et de carabiniers du palais. Jugée trop musclée, la méthode a été qualifiée de « barbouze » en mars 2024 par Me Paul Sollacaro, l’avocat niçois d’Erwan Grimaud, patron de l’entreprise de drones MC Clic. Accusé d’avoir participé à la création d’une cellule de renseignements privés au bénéfice de l’ex-administrateur des biens de la couronne monégasque, Claude Palmero, Erwan Grimaud a fait un signalement au parquet pendant sa garde à vue, dont il est ressorti sans inculpation, en mars 2024.

Résultat, une information judiciaire a été ouverte pour « abus d’autorité », « attentat à la liberté », et « séquestration ». C’est dans ce cadre que sont intervenues les auditions du 18 septembre. Ces cinq garde à vue n’ont pas, non plus, débouché sur des inculpations. En avril 2024, l’avocat du patron de MC Clic, Me Paul Sollacaro, a dénoncé dans Monaco-Matin « une garde à vue hors cadre judiciaire » à l’encontre de son client. Par ailleurs, ce quotidien indique que le chef d’accusation « harcèlement au travail » a été ajouté à l’instruction. Des anciens collaborateurs de Claude Palmero, dont son ancien adjoint, Juan Miralles, auraient aussi été soumis à un traitement comparable lors d’une convocation au palais princier en juin 2023, avec téléphone et ordinateur portable placés sous scellés, et même interdiction d’aller aux toilettes. Autant d’accusations que réfute Salim Zeghdar, par le biais de ses avocats Me Cyril Bonan et Thomas Giaccardi, interrogés par Monaco-Matin : « Les carabiniers sont intervenus en concertation avec le parquet général pour s’assurer de la parfaite régularité des opérations. » De quoi se demander si « ces manœuvres n’ont pas pour objectif final de créer une diversion », se questionnent ces deux avocats. R.B.

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