La réaction n’a pas tardé. Dans la soirée du 21 juin 2024, quelques instants seulement après le vote négatif du premier budget rectificatif de printemps, le ministre d’Etat, Pierre Dartout, s’est exprimé par le biais d’un communiqué de presse. « Nous prenons acte, mais nous ne perdons pas de vue nos objectifs. Ce rejet n’empêchera pas l’Etat de poursuivre son action et d’assumer ses engagements », a-t-il assuré, avant d’évoquer la nécessaire adaptation que son gouvernement doit pratiquer en continu : « Adapter ses réflexions, c’est rester attentifs aux évolutions budgétaires, financières, juridiques ou sociales de chaque dossier : rien n’est figé dans le temps. S’adapter, c’est prendre le temps de considérer et d’intégrer tout ce qui n’est plus, et tout ce qui devra être, dorénavant. Que ce soit sur la refonte du projet de centre commercial de Fontvieille ou sur les livraisons prochaines de logements domaniaux, c’est exactement ce chemin qui a été suivi. » Comme le président du Conseil national, Thomas Brezzo, l’avait indiqué à Monaco Hebdo, c’est aussi le manque de logement pour les Monégasques dans les années à venir qui a conduit au vote négatif de ce budget rectificatif de printemps.
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Mettant en avant des « problématiques foncières, urbanistiques et juridiques complexes », le gouvernement monégasque a rappelé que « pour programmer une opération immobilière, il faut un terrain » et que si le gouvernement « ne ménage pas ses efforts […], il peut y avoir des périodes de négociations, de transactions ». Rappelant qu’en six ans, 608 appartements et « bientôt 633 avec la Villa Carmelha », ont malgré tout été livrés aux Monégasques, le gouvernement a aussi évoqué la disponibilité en 2027-2028 de 25 nouveaux appartements du côté de la villa La Luciole. Cela ne suffira pas, ont estimé les conseillers nationaux, qui attendaient une soixantaine de logements, même si cela était de toute façon « insuffisant pour combler le trou de livraisons autour de 2026-2027 », nous a expliqué Thomas Brezzo. Dans la semaine, le projet de budget rectificatif 2024 sera déposé par le gouvernement sur le bureau du Conseil national, a assuré Pierre Dartout, qui quittera ses fonctions fin août 2024. Désormais, c’est son successeur, Didier Guillaume, qui devra trouver des solutions.




