samedi 18 avril 2026
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Restructuration de la place des Moulins : « On n’est jamais allé aussi loin »

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Où en est le projet de restructuration de la place des Moulins ? Présenté comme un « projet prioritaire » par le ministre d’Etat, Pierre Dartout, dès l’ouverture de l’examen du budget primitif 2024 le 12 décembre 2023, ce sujet s’est à nouveau invité lors des débats du 14 décembre 2023.

Dans la soirée du 12 décembre 2023, le ministre d’Etat, Pierre Dartout, a évoqué la volonté de l’Etat de faire de la place des Moulins « un lieu de vie attractif, inscrit dans une démarche environnementale forte », assurant que « les mois qui viennent seront consacrés à stabiliser le montant de ce projet », tout en soulignant que « sur un foncier aussi complexe, cette étape est essentielle pour recueillir l’approbation de l’ensemble des propriétaires concernés, à un coût raisonnable pour l’Etat ». S’adressant à la conseillère-ministre pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme Céline Caron-Dagioni, l’élue Corinne Bertani a toutefois exprimé sa lassitude concernant ce dossier : « La complexité du foncier, ça fait plus de six ans qu’on en parle. Je pensais que nous avions avancé. Vous avez le projet, mais vous n’avez pas le foncier. Et vous allez faire des études qui nous permettront de chiffrer pour pouvoir aller de l’avant. Mais est-ce que dans l’année [2024 — NDLR], nous aurons une nouvelle optimiste, pour voir cette place des Moulins restructurée ? On a un peu peur. Rassurez-nous. » Céline Caron-Dagioni a expliqué que l’objectif de l’Etat monégasque n’était pas de devenir propriétaire du foncier : « Chacun reste propriétaire. Nous avons avancé pour que chacun partage un cahier des charges commun, pour que chacun ne fasse pas autre chose. Le promoteur privé qui avait l’intention de faire quelque chose sur sa partie à lui, nous a mis à disposition ses études. C’est de cette base-là que nous repartons. Nous voulons missionner un groupement d’architectes, avec un architecte monégasque, de manière à pouvoir déposer un permis, pour ce qui le nécessite. »

Pierre Dartout, a évoqué la volonté de l’Etat de faire de la place des Moulins « un lieu de vie attractif, inscrit dans une démarche environnementale forte », assurant que « les mois qui viennent seront consacrés à stabiliser le montant de ce projet »

« Cadre de vie »

Estimée à 1,5 million d’euros, l’étude de conception pourrait nécessiter plusieurs années. Ce qui a poussé Céline Caron-Dagion à ajouter : « Je ne peux pas vous dire : « Je démarre les travaux à telle date. ». Parce qu’aujourd’hui, les premières prévisions budgétaires que l’on me donne, sont de l’ordre de la faisabilité. Elles ne sont pas étayées par un début d’organisation et d’étude de conception qui soit suffisamment solide pour me permettre d’être rassurée. Si je ne suis pas rassurée, je ne saurai pas vous rassurer. Pour me rassurer, j’ai besoin de quatre ou cinq mois pour commencer à structurer tout cela, et venir ensuite vous faire une présentation avec le groupement de maîtrise d’œuvre. » C’est ensuite un vent d’optimisme qu’a tenté de faire souffler la conseillère-ministre pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme, assurant qu’« avec les parties prenantes, privées, les différents services de l’Etat, et la commune, on n’est jamais allé aussi loin sur les six dernières années. C’est la première fois que l’on se lance dans un groupe de travail public-privé, dans cet esprit-là, c’est-à-dire sur autre chose que sur du foncier spéculatif. Là, on parle d’aménagement public pour lequel personne n’aura nécessairement un retour sur investissement autre que le cadre de vie ou l’attractivité du quartier ».

« Avec les parties prenantes, privées, les différents services de l’Etat, et la commune, on n’est jamais allé aussi loin sur les six dernières années. C’est la première fois que l’on se lance dans un groupe de travail public-privé, dans cet esprit-là, c’est-à-dire sur autre chose que sur du foncier spéculatif »

Céline Caron-Dagioni. Conseillère-ministre pour l’équipement, l’environnement et l’urbanisme

« Pergola »

Les élus sont ensuite entrés dans le détail de cette opération. « Dans ce projet de rénovation, la pergola du Trocadero est-elle intégrée, car elle est très dégradée ? », s’est inquiété le conseiller national, Nicolas Croesi. « Cette pergola est dans le périmètre de notre étude de conception du projet global, a répondu Céline Caron-Dagioni. Ce périmètre va de l’Europa résidence jusqu’à la pergola du Trocadero. Cette pergola est installée sur le domaine privé du Trocadero. Il y a une servitude d’usage de l’Etat, donc, au-dessus, l’aménagement relève bien de la responsabilité de l’Etat, et donc des deniers de l’Etat pour les modifications. En revanche, l’étanchéité et le toit de l’immeuble relèvent des copropriétaire du Trocadero. D’où l’intérêt d’avoir cette étude de conception pour que le partenaire privé aille présenter à ses copropriétaires le projet, pour que chacun donne son accord pour y participer. Car on est sur le domaine privé, et l’Etat ne pourra rien faire si les copropriétaires privés s’y opposent. On va essayer d’entendre les réserves pour transformer l’essai et faire une belle réalisation. » La présidente du Conseil national, Brigitte Boccone-Pagès, a indiqué que les élus allaient suivre ce dossier, qui devrait donc être à nouveau évoqué dès la première session du budget rectificatif 2024, prévue au printemps 2024.

Pour lire la suite de notre dossier « Budget primitif 2024 », cliquez ici.

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