lundi 20 avril 2026
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La Ni Box revoit sa copie

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Plus d’un an après l’ouverture de la Ni box, dans l’anse du portier, certaines activités n’ont pas rencontré le succès espéré.

La création à Monaco d’un « Club des jeunes » était une volonté politique, défendue depuis 2003 par les élus du conseil national. Un souhait exaucé, le 25 avril 2010, avec l’inauguration de la Ni Box. Une plateforme de divertissement un peu fourre-tout, destinée essentiellement aux enfants et aux ados. Rassemblant à la fois patinoire, bowling, salle de jorkyball, espace jeux vidéo, discothèque, et autre McDonald’s… Le tout dans 3?000 m2 de surface sur 5 étages. Plus d’un an après son ouverture, le succès est-il au rendez-vous?? De l’aveu même du directeur de l’établissement Richard Maria, c’est la boite de nuit, le Ni Club, et la patinoire qui sont en deçà des espoirs misés au départ. « Nous avons eu du mal à faire démarrer l’espace discothèque. A l’ouverture, ça a été très compliqué. Mais comme tous les établissements de nuit, il faut être patient pour se créer une notoriété et une clientèle fidèle. Historiquement, le Karé(ment) n’a pas marché du jour au lendemain », estime le directeur. Selon ses estimations, le Ni Club accueillerait entre 450 et 600 personnes sur des soirées classiques. Jusqu’à 850 pour des plus grosses soirées comme avec le DJ Joachim Garraud. Le seul hic?? La boîte peut en accueillir 1?200. D’où, sans doute, cette impression de vide qui revient souvent dans la bouche des noctambules.

Interdit aux mineurs

Autre facteur expliquant ce démarrage difficile?: la concurrence qui se durcit. « Sur Monaco, seuls le Jimmy’z et le Black Legend sont de véritables discothèques. Le problème est que l’offre de nuit s’est beaucoup élargie en Principauté ou en France. De nombreux bars se transforment à leur tour en discothèques », rajoute Richard Maria. Le directeur insiste également sur un point important?: « Le Ni club est l’une des seules discothèques où nous n’acceptons pas les mineurs. Si dans un groupe de jeunes d’une vingtaine d’années, un parmi eux n’a que 17 ans, tout le groupe ne rentre pas. C’est notre particularité. Aujourd’hui, on a réellement une identité de discothèque pour adultes. » Ce qui implique qu’ailleurs, et notamment au Karé(ment), ce n’était pas forcément le cas… Une autre activité peine aussi à trouver sa clientèle?: la patinoire. « C’est pourquoi nous allons intégrer de nouvelles activités pour en faire un espace polyvalent. Avec par exemple, un mini golf ou des courses de voitures », rajoute Richard Maria.

Ce qui marche

Malgré ces points noirs, certaines activités au Ni Box connaissent au contraire une vraie popularité. Parmi elles, le bowling, le jorky ball, les ateliers auprès des enfants, les jeux vidéos – où l’offre va être étoffée –, ou encore les anniversaires. « Mercredi, samedi et dimanche, et pendant les vacances scolaires on peut avoir plus de 1?000 visiteurs par jour. Ce sont évidemment essentiellement les familles qui viennent. Sur les autres jours, on démarche les comités d’entreprises et les associations pour des soirées privées. C’était dans notre stratégie de développement », explique encore le patron de l’établissement. Parmi les autres réglages internes à opérer?: optimiser la signalisation externe de la boite de nuit ou du Mc Donald’s, pour l’heure discrète. Des suggestions en ce sens ont été faites à la mairie. « On souffre quelque peu d’un manque de visibilité », estime Henri Leizé, directeur des Mc Donald’s de la principauté qui se dit toutefois « très content », d’avoir intégré cet espace. Avec une clientèle provenant essentiellement du Larvotto.

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