dimanche 19 avril 2026
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CDE?: « Il faut nous donner les moyens de nos ambitions »

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Michel Dotta
Michel Dotta, président de Chambre de développement économique © Photo CDE

2011 a été marqué par la crise au plan international mais pour Michel Dotta, président de Chambre de développement économique, Monaco doit maintenir le cap de l’« attractivité ».

Attractivité. Le mot est sur toutes les lèvres mais derrière ce terme, l’idée est de ramener concrètement de nouveaux investisseurs en principauté. Dans cette quête complexifiée par la crise économique internationale et de la zone euro, la Chambre de développement économique représente aujourd’hui l’un des bras armés de la « team Monaco », aux côtés du Monaco business Office et de la direction du tourisme et des congrès (DTC). Pour son président Michel Dotta, « les missions de la CDE à l’étranger, comme celle qui se sont déroulées en Pologne ou au Liban, permettent de mieux faire connaître Monaco à l’extérieur et de connaître les opportunités offertes par les pays où l’on se rend et dont on accueille les délégations (distribution ou contrat de management par exemple). C’est donnant donnant. » Avant d’ajouter?: « Le pôle investissement et promotion assure la mission d’une agence de développement économique comme il en existe dans la plupart des pays du monde. » A chaque salon (Imagina, CIFA clean Equity), le pôle chapeauté par Elisabeth Moati drague ainsi les entreprises des secteurs concernés (R&D, e-commerce ou technologies propres). En ciblant bien évidemment, en fonction des déplacements du prince Albert ou de la direction du tourisme, sur certains pays comme le Royaume-Uni, l’Irlande, l’Italie et la Belgique. « Selon nos derniers chiffres, 65 dossiers d’investisseurs (à 59 % des activités de services) ont été ouverts en 2011. Huit sociétés démarchées ainsi à l’étranger par la CDE ont déjà été autorisées et 23 sont en cours de création », détaille Michel Dotta.

Renforcer la synergie

Suffisant?? Pour certains, Monaco devrait se doter carrément d’une agence de développement économique. C’est ce que prône l’ancien conseiller communal Rassemblement & Enjeux Thierry Poyet pour qui une société d’économie mixte qui fonctionnerait sur le modèle du privé, avec une culture du résultat, obtiendrait de meilleurs scores. Inutile selon le président de la CDE de rajouter une strate supplémentaire. Conscient qu’il faut renforcer son équipe de commerciaux – la CDE n’en a qu’un –, Michel Dotta propose, lui, de renforcer la synergie avec la DTC et les bureaux de représentation de la Société des bains de mer à l’étranger. Mieux, le président de la CDE lance l’idée d’une « Maison de Monaco qui représenterait un MBO puissance 10. » Il s’agirait d’un immeuble consacré à l’accueil de l’étranger ou du résident qui centraliserait tous les services administratifs (de la circulation à l’Insee) ainsi que la chambre de développement économique. « Cela permettrait aussi de réduire le nombre de locaux de l’Etat et d’avoir un personnel d’accueil plus efficace. Mais au-delà, il faut nous donner les moyens de nos ambitions. » Le Monaco Welcome office, pôle d’accueil permettant de répondre aux besoins des primo-arrivants que vient de mettre en place le gouvernement, va d’ailleurs dans ce sens sans aller jusqu’au bout de la logique.
Encore faut-il qu’en 2012, les investisseurs ne soient pas trop touchés par la crise et soient réellement intéressés par une implantation à Monaco. « On sent un ralentissement de l’activité économique et une inquiétude palpable pour ce qui arrivera en 2012. Mais il faut rester combattif. Même si nous avons des difficultés conjoncturelles, c’est dans ces moments-là qu’il faut préparer des lendemains meilleurs et travailler plus que les autres », analyse Michel Dotta.

Transparence
Pour ses 380 membres, la CDE a organisé, en 52 semaines, 44 évènements. Pour mieux faire connaître les activités de la chambre, subventionnée par l’Etat, Michel Dotta propose au conseil national d’organiser des points annuels devant les élus, comme c’est le cas pour la Société des bains de mer ou l’AS Monaco financé jusqu’alors par une partie de la redevance de la SBM. A bon entendeur.

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