vendredi 2 décembre 2022
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Election nationale 2023 : premier meeting pour L’Union

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Dans la soirée du 14 novembre 2022, L’Union de Brigitte Boccone-Pagès a tenu son premier meeting de campagne pour l’élection nationale du 5 février 2023. L’occasion de présenter ses 24 candidats, alors qu’aucune autre liste concurrente n’émerge, pour le moment.

C’est toujours le calme plat sur le front politique. A 11 semaines du scrutin qui se tiendra le dimanche 5 février 2023, et alors que Monaco Hebdo bouclait ce numéro le 15 novembre 2022, il n’y avait qu’une seule liste déclarée et engagée pour l’élection nationale du 5 février 2023. Cette liste, c’est celle défendue par Brigitte Boccone-Pagès. Cette « union nationale monégasque » a finalement été baptisée L’Union, et elle a été présentée officiellement le 17 octobre 2022. Elle est composée de 14 élus sortants et de 10 nouveaux candidats. Exit le groupe politique majoritaire Priorité Monaco (Primo !) créé en 2017 par Stéphane Valeri, et avec lequel il a très facilement remporté l’élection nationale de février 2018, avec 21 sièges gagnés sur 24. Exit aussi le groupe politique d’opposition Union Monégasque (UM), qui n’avait vu que Jean-Louis Grinda obtenir un fauteuil en 2018. Le troisième groupe politique, Horizon Monaco (HM), avait obtenu deux sièges en 2018, occupés par Béatrice Fresko-Rolfo et Jacques Rit. Ce dernier ne briguera pas un nouveau mandat, pendant que sa collègue a décidé de rejoindre L’Union. L’Union est donc une liste d’alliance nationale qui fait la synthèse de trois mouvances politiques, qui étaient hier ennemies, et matérialisées par Primo !, HM, et UM.

Si UM semble, au minimum, être mis en sommeil, de son côté, HM est sorti de sa torpeur le 19 octobre 2022, et a fait savoir publiquement son étonnement, et son mécontentement, suite à l’annonce de la liste de L’Union

HM

Si UM semble, au minimum, être mis en sommeil, de son côté, HM est sorti de sa torpeur le 19 octobre 2022, et a fait savoir publiquement son étonnement, et son mécontentement, suite à l’annonce de la liste de L’Union. L’étonnement de voir Béatrice Fresko-Rolfo rejoindre L’Union et de l’apprendre « par voie de presse », comme HM l’a indiqué dans un communiqué de presse envoyé aux journalistes le 19 octobre 2022 : « Cette décision personnelle n’a fait l’objet d’aucune concertation, ni d’aucun accord avec HM », assure ce court texte envoyé par e-mail. Visiblement, la décision prise par Béatrice Fresko-Rolfo, qui était la tête de liste de HM pour l’élection nationale du 11 février 2018, n’a pas été appréciée par les cadres de ce parti. Et notamment par son fondateur, Laurent Nouvion, qui a présidé le Conseil national de février 2013 à avril 2016. « HM et ses soutiens tiennent donc à préciser qu’aucun des candidats, et des candidates, cooptés dans cette liste ne sera légitime à se réclamer de HM », souligne ce même communiqué. Créé en septembre 2012, HM a présenté une liste aux élections nationales de 2013 et de 2018. Le feront-ils aussi en 2023 ? Questionné par Monaco Hebdo, ce groupe politique est resté sibyllin : « HM informera prochainement les compatriotes sur ses positions assumées en vue des échéances de février prochain.  […] À ce stade, nous ne donnerons aucun autre commentaire ». De son côté, l’ex-élu Primo !, Daniel Boeri, a créé son groupe politique, les Non-Inscrits Monégasques (NIM), dont la première assemblée générale s’est tenue le 19 septembre 2022. Élu en février 2018 avec Primo ! et Stéphane Valeri comme tête de liste, on se souvient qu’il a annoncé sa décision de quitter le groupe majoritaire du Conseil national le 21 juillet 2022, en mettant notamment en cause la manière dont les candidats étaient désignés pour l’élection nationale du 5 février 2023.

Lors d’une conférence de presse le 26 octobre 2022, Daniel Boeri n’a pas écarté un rapprochement avec HM, pour monter une liste concurrente de L’Union

NIM

Pour lui répondre, Brigitte Boccone-Pagès, vice-présidente du Conseil national et responsable du groupe politique Primo ! au Conseil national, s’était montrée incisive : « Lui qui représentait encore le président avec enthousiasme lors de certaines manifestations ces derniers jours, a pourtant signé un courrier de candidature proposé aux élus sortants, il y a quelques jours à peine, dans le cadre de la préparation de la future liste en vue des prochaines élections nationales. À près de 79 ans lors de ces élections, le doyen a sans doute craint le choix du comité d’investiture de la majorité de privilégier une nouvelle génération de candidats, pour porter un nouveau projet qui sera établi à partir de la rentrée, dans l’écoute et le dialogue avec les Monégasques. » Depuis, Daniel Boeri cherche à monter une liste de 24 candidats. Comme il l’a expliqué à l’occasion d’une conférence de presse le 26 octobre 2022, l’association des NIM a été rebaptisée « Nouvelles Idées Monégasques », NIM toujours donc, et la recherche de candidats se poursuit. « Il y a un complexe d’auto-censure extraordinaire. Il ne faut pas cacher que ce n’est pas facile. Mais il n’est pas interdit de penser qu’on arrivera à présenter 24 candidats », avait lancé Daniel Boeri lors de cette conférence de presse, sans écarter un rapprochement avec HM. Entouré par ses deux soutiens, Jean-Michel Rapaire, trésorier des NIM, et Jean l’Herbon de Lussats, secrétaire général des NIM, Daniel Boeri a assuré à cette occasion avoir rencontré Laurent Nouvion. Des discussions seraient donc en cours. « Les négociations sont des négociations. Je crois que nous ne sommes pas loin politiquement, et nous allons voir si nous pouvons faire quelque chose. Faire une liste commune n’est pas dans l’envie de tout le monde dans le pays. Des gens ont encore la dent dure et ce n’est pas gagné. Mais l’intelligence fera la différence », espère Daniel Boeri. Le 15 novembre 2022, rien n’avait filtré concernant l’avancement de ces négociations.

« Nous avons décidé de poursuivre le chemin dans le respect des idées de chacune et de chacun, dans le respect de la diversité des opinions »

Brigitte Boccone-Pagès. Tête de liste de L’Union

Clip vidéo

Pendant ce temps, L’Union continue de tranquillement dérouler son agenda. Après avoir présenté ses 24 candidats à l’occasion d’une conférence de presse le 17 octobre 2022, c’est un premier meeting politique qui a été organisé le 14 novembre, en fin de journée, au Grimaldi Forum. L’occasion de présenter plus en détail chaque candidat de cette liste. En amont, dans un clip vidéo de 41 secondes publié le 8 novembre 2022 dès 8 heures du matin sur Twitter et sur d’autres réseaux sociaux, L’Union a planté le décor. Un texte blanc sur un fond rouge égrène sept thèmatiques : « Environnement, jeunesse, économie, logement, identité, social, et Europe ». Puis, le cadre s’élargit pour laisser apparaître un drapeau monégasque et le logo de L’Union, en blanc. Une musique aérienne sert de support audio pour égrener une photo en noir et blanc de chacun des 24 candidats. La tête de liste, Brigitte Boccone-Pagès, ouvre ce diaporama, suivie de Nathalie Amoratti-Blanc, et des autres co-listiers, classés et diffusés par ordre alphabétique. Quarante et une secondes plus tard, un slogan, énoncé en blanc sur fond rouge vient clore cette vidéo : « 24 raisons de choisir L’Union ». Pour compléter ce dispositif de campagne sur les réseaux sociaux, L’Union mise donc également sur des réunions publiques thématiques, qu’elle appelle des « Ré-unions » : « Chaque Ré-Union sera un moment d’écoute et d’échange : qu’il s’agisse de notre modèle social ou économique, de l’avenir de nos enfants, du logement, de notre identité et de la question de l’Europe ou de notre qualité de vie dans une principauté réellement durable, nous prenons rendez-vous avec vous. Pour vous écouter et construire ensemble ce projet », explique un document de campagne envoyé aux Monégasques dans la semaine du 7 octobre 2022.

« Puisque nous sommes des candidats d’horizons distincts, nous faisons de cette diversité une force. Bien entendu, je continuerai à défendre mes convictions, mais je peux vous confirmer ce soir que tous, nous travaillerons et réfléchirons ensemble sur la principauté de demain. » Béatrice Fresko-Rolfo. Candidate de L’Union. © Photo L’Union

« L’Union est pour moi une évidence, que je résumerai ainsi : les Monégasques et le pays sont les seules boussoles qui comptent, pas les étiquettes, ni les clans »

Christophe Brico. Candidat L’Union

Expérience

Dans la soirée du 14 novembre 2022, L’Union a pris le temps d’afficher dans le détail le profil de chacun des 24 candidats. Devant environ 500 personnes et pendant plus de deux heures, les présentations se sont enchaînées. Si 14 candidats ont été élus en 2018 et sont donc déjà connus du grand public, dix autres n’étaient pas présents pendant cette mandature 2018-2023. Certains sont des candidats malheureux de 2018, comme Jade Aureglia, Mathilde Le Clerc (HM), Christophe Brico (UM), et Roland Mouflard (Primo !). D’autres présentent une forte expérience, comme Christine Pasquier-Ciulla, qui affiche dix ans de présence sur les bancs du Conseil national, avant de jeter l’éponge, en novembre 2007. C’est elle qui avait lancé en 2003 le Parti Monégasque (PM), un groupe politique qui s’était rapproché en 2007 de Valeurs & Enjeux (V&E), le groupe politique de celui qui allait devenir président du Conseil national de février 2013 à avril 2016, Laurent Nouvion. Autre candidat expérimenté : Nicolas Croesi. S’il n’a jamais été élu au Conseil national, il l’est à la mairie de Monaco, où il occupe le poste de cinquième adjoint, en charge de la transition numérique.

« C’est parce que j’ai pu apprécier la pugnacité et l’engagement de mes adversaires politiques de l’époque, dont bien sûr Stephane Valeri, que j’ai été séduite par l’idée de cette union. C’est aussi parce que cette union regroupe des sensibilités différentes, comme celles que représentent Béatrice Fresko-Rolfo ou Jean-Louis Grinda, qu’elle sera forte »

Christine Pasquier-Ciulla. Candidate de L’Union

Bilan

Pendant cette première soirée électorale, L’Union a donc égrené ses candidats devant près de 500 personnes, réunies dans la salle Camille Blanc du Grimaldi Forum. De brèves séquences vidéo, et puis, un à un, les 24 candidats qui montent sur scène, et qui prennent la parole pendant deux minutes, afin de se présenter et d’afficher leurs positions [lire notre encadré, par ailleurs — NDLR]. Mais c’est d’abord Brigitte Boccone-Pagès qui a pris la parole pour ouvrir et pour clore cette première soirée de campagne électorale. Elle a salué l’ancien président du Conseil national, Stéphane Valeri, avec qui elle estime « avoir remis votre Conseil national à la place qui doit être la sienne dans nos institutions. Un Conseil national respecté, un Conseil national entendu, une Assemblée qui agit au quotidien en relais des attentes et des besoins légitimes des Monégasques, et des résidents ». Elle a ensuite présenté un bilan de son action, pour le mandat 2018-2023, une période marquée par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine. C’est par la question du logement des Monégasques que la tête de liste de L’Union a commencé, soulignant que lors de l’arrivée de la majorité Primo ! à la tête du Conseil national, en février 2018, le manque d’appartements domaniaux était « intenable ». Mais rien n’étant tout à fait sûr, il faut suivre ce dossier de près, a lancé Brigitte Boccone-Pagès : « Un vaste plan de construction de logements domaniaux a été initié par le gouvernement à partir de l’année 2019 pour que cette pénurie cesse enfin dès la fin de l’année prochaine. L’enjeu pour les prochaines années sera de s’assurer que plus jamais une telle situation se reproduise, et pour cela, croyez-moi, il faut faire preuve d’une vigilance de chaque instant, et travailler toujours en équipe. » C’est par les sujets de société que son discours s’est poursuivi. L’occasion de rappeler que le Conseil national a voté pour la mise en place du contrat de vie commune, tout en dépénalisant l’avortement. « Nous avons mis fin à de nombreuses dispositions obsolètes qui n’étaient plus en phase avec la vie des femmes en 2022 », a ajouté Brigitte Boccone-Pagès, avant d’évoquer les dossiers économiques : « Nous avons transposé, sans surtransposer toutes les directives européennes nécessaires, avec des lois de lutte contre la corruption, le blanchiment et le financement du terrorisme. Nous avons aussi voté des lois permettant le développement de l’économie numérique, grâce à l’implication de notre collègue, Franck Julien. » Sur le volet « qualité de vie et environnement », la tête de liste de L’Union a mis en avant l’obtention auprès du gouvernement monégasque d’arrêtés ministériels pour diminuer les nuisances sonores liées aux chantiers en principauté. Mais elle a aussi reconnu qu’il restait encore beaucoup à faire. Sur un sujet connexe, celui de la mobilité, « il n’y a pas de solution miracle », a glissé Brigitte Boccone-Pagès. Ce qui ne doit pas empêcher le volontarisme : « Nous devons nous mobiliser sans cesse pour améliorer les accès à la principauté, pour développer les transports en commun, pour utiliser le bus que nous espérons durablement gratuit, et pour construire des parkings-relais en entrée de ville. Il en va non seulement de notre qualité de vie monégasque, mais aussi de notre attractivité professionnelle pour tous les salariés pendulaires qui viennent chaque jour contribuer à la vitalité économique de notre pays. »

« Chemin »

Au moment d’évoquer les finances de l’État, c’est vers Bernard Pasquier que s’est tournée Brigitte Boccone-Pagès, lui demandant de se lever, tout en proposant au public de l’applaudir. Celui qui devait être candidat sur la liste de L’Union a dû renoncer pour répondre à « de nouvelles exigences de régulation, en lien avec son activité professionnelle » qui le mettent dans une situation d’ « incompatibilité »  : « Notre ami Bernard Pasquier spécialiste de ces questions continuera à nous donner des avis éclairés, lui qui pour des raisons professionnelles a été dans l’obligation de se retirer de la liste au profit du docteur Philippe Brunner. » Puis, c’est vers l’international que s’est posé le regard de la tête de liste de L’Union. On se souvient que Monaco est engagé depuis le 18 mars 2015, dans des négociations avec l’Union européenne (UE) pour obtenir un accord d’association. Objectif : pouvoir plus largement participer au marché intérieur de l’UE, sans rogner sur les « intérêts essentiels vitaux de la principauté, compte-tenu de ses dimensions territoriales, démographiques et économiques », rappelle le gouvernement monégasque par le biais de son site Internet. Concernant ce dossier européen, Brigitte Boccone-Pagès a une nouvelle fois rappelé sa volonté de « préserver coûte que coûte, le modèle économique et social monégasque, et plus que cela encore je parlerai du pacte social monégasque. Ce pacte social, c’est celui que nous devons tous préserver pour définir les lignes à ne pas franchir dans le cadre de la négociation d’un accord avec l’Union européenne (UE) ». Sur ce sujet complexe, plusieurs sensibilités existent, et il faudra composer avec. « Nous pouvons être plus ou moins eurosceptiques, nous pouvons avoir une idée plus ou moins claire de ce que pourrait être un accord et de l’opportunité que cela pourrait représenter pour nos acteurs économiques, mais nous sommes toutes et tous d’accord sur un point : le pacte social monégasque ne peut pas, et ne devra jamais être menacé, par des personnes qui ne prendraient pas le soin de connaître notre pays en profondeur », a souligné la tête de liste de L’Union. Ce discours de fin de premier meeting a aussi été l’occasion d’embrasser le contexte politique, très particulier, de cette campagne électorale. Avec une seule liste en course, la sienne, Brigitte Boccone-Pagès a avancé une explication à cet état de fait : « Nous sommes, à ce stade, la seule liste à se proposer à vos suffrages. Pourquoi ? Je l’ai déjà dit dans la presse, mais je vais vous le redire ce soir avec d’autres mots, l’union nationale, ça marche. » Mise en place alors que la pandémie de Covid-19 explosait, en mars 2020, cette « union nationale » des trois groupes politiques du Conseil national a été pensée « par les générations qui nous ont précédés, celle de Jean-Charles Rey, celle de Louis Aureglia », a assuré la tête de liste de L’Union : « Nous avons décidé de poursuivre le chemin dans le respect des idées de chacune et de chacun, dans le respect de la diversité des opinions. Mais, face à une actualité si rapide et face aux enjeux qui sont ceux qui attendent Monaco et les Monégasques, nous sommes ce soir devant vous rassemblés et prêts à nous tourner vers une nouvelle législature, avec l’expérience de la précédente, avec le regard de nos nouveaux colistiers, et avec les compétences de chacune et de chacun d’entre eux. » En attendant de voir si une deuxième liste voit le jour, ou si L’Union continue sa campagne sans aucune opposition, ce premier meeting a pu se conclure dans les sourires, et sous les applaudissements. « Je vous propose de poursuivre le chemin parcouru, et de faire vivre l’Union Nationale pendant les 5 ans qui viennent », a conclu Brigitte Boccone-Pagès, sous les applaudissements. Pour le moment, L’Union a la voie totalement dégagée pour poursuivre sa route jusqu’en 2028.

Premier meeting pour L’Union : morceaux choisis

Philippe Brunner
63 ans, chef du département de radiologie interventionnelle au centre hospitalier princesse Grace (CHPG)
« Le grand problème de notre hôpital est le déficit d’attractivité, qui s’aggrave de façon exponentielle. Nous ne parvenons plus à recruter des médecins, des infirmières, des aides-soignants du pays voisin. Les salaires ne sont plus attractifs, et ne viennent en tout cas pas compenser les difficultés d’accès, au moins une heure de trajet, mais aussi le manque de parkings et le coût des logements. »
Jade Aureglia
37 ans, cheffe de projet
« Malgré des avancées législatives dans le domaine du numérique, les résultats concrets se font attendre. Nous payons également notre incapacité à planifier notre territoire de façon durable. Nous avons besoin d’une stratégie définie et claire, afin de maintenir notre attractivité et notre qualité de vie. Quels sont nos enjeux pour les dix, vingt, ou trente prochaines années ? Quelles lignes directrices appliquer au quotidien pour atteindre ces objectifs ? Quel Monaco souhaitons-nous pour demain ? »
Nathalie Amoratti-Blanc
58 ans, attachée de direction à la résidence A Quietüdine
« Beaucoup de travail reste à accomplir pour l’égalité entre les femmes et les hommes, notamment sur le plan salarial ou encore dans les conseils d’administration des grandes sociétés dépendantes de l’Etat. Nous y travaillerons. »
Régis Bergonzi
45 ans, avocat-défenseur
« L’accord d’association avec l’Union européenne (UE) qu’on nous annonce sur le point d’être conclu, constitue un défi inédit à l’égard d’un modèle social monégasque reposant en grande partie — et légitimement — sur le critère de notre nationalité. Indépendamment même de cette négociation, je suis persuadé que notre avenir commun passera par un retour bien plus élargi des Monégasques dans le secteur privé : nos jeunes doivent avoir la possibilité de travailler dans leur pays dans le métier de leur choix, et pas seulement dans l’administration. S’ils partent à l’étranger, que la principauté sache bien les accueillir à leur retour. »
Mathilde Le Clerc
31 ans, coordinatrice du groupe politique au Conseil national
« Je suis fière de faire partie de ce groupe, et de participer à la construction de ce projet politique pour les cinq prochaines années. Cette fierté, je la partage avec ma famille, et j’ai une pensée particulière pour mon grand-père, qui fut élu conseiller national à deux reprises, puis nommé président de la délégation spéciale communale en 1960. Vous comprendrez donc ce que cette candidature représente pour moi. »
Franck Julien
58 ans, consultant
« Union, ne signifie pas uniformité. L’Union, tel M. Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, nous l’avons pratiquée dès le début de cette mandature, en confiant des postes et des rôles importants aux élus des minorités. Puis, cette Union s’est imposée comme une évidence au cours de la crise du Covid-19, car elle a été le gage de notre efficacité pour faire entendre notre voix, c’est-à-dire votre voix auprès du gouvernement. Alors n’ayez crainte, Union ne signifie pas uniformité, mais cette équipe […] saura faire preuve d’unité. Car l’unité est nécessaire pour éviter la cacophonie, et pour faire entendre notre voix, c’est-à-dire, je me répète, votre voix auprès du gouvernement. »
Christophe Brico
43 ans, chargé des affaires économiques au Conseil national
« En 2018 j’étais candidat auprès de mon ami, Jean-Louis Grinda. La majorité issue de ces élections a été ouverte aux minorités, ouverte au débat, a défendu les Monégasques et l’intérêt général, avec une approche pragmatique et efficace. Cette approche m’a séduit et j’ai souhaité travailler à leurs côtés. C’est sans doute pour cette raison qu’il y a deux ans, Stéphane Valeri m’a fait l’honneur de me proposer d’intégrer son équipe. […] Si je vous raconte tout cela, c’est aussi pour exprimer à quel point L’Union est pour moi une évidence, que je résumerai ainsi : les Monégasques et le pays sont les seules boussoles qui comptent, pas les étiquettes, ni les clans. »
Béatrice Fresko-Rolfo
53 ans, présidente d’association
« Puisque nous sommes des candidats d’horizons distincts, nous faisons de cette diversité une force. Bien entendu, je continuerai à défendre mes convictions, mais je peux vous confirmer ce soir que tous, nous travaillerons et réfléchirons ensemble sur la principauté de demain. J’ai toute confiance en notre cheffe de file, Brigitte, pour être non seulement un bon leader, mais aussi pour porter votre projet. »
Christine Pasquier-Ciulla
58 ans, avocat-défenseur
« Vous m’avez déjà fait confiance en 1998 et en 2003, ce qui m’a permis de siéger au Conseil national la première fois au sein d’une majorité, et la seconde, dans l’opposition. Dans une position, comme dans l’autre, j’ai toujours défendu mes convictions, et je continuerai à le faire. C’est parce que j’ai pu apprécier la pugnacité et l’engagement de mes adversaires politiques de l’époque, dont bien sûr Stephane Valeri, que j’ai été séduite par l’idée de cette union. C’est aussi parce que cette union regroupe des sensibilités différentes, comme celles que représentent Béatrice Fresko-Rolfo ou Jean-Louis Grinda, qu’elle sera forte. »

L’Union : les 24 candidats

Brigitte Boccone Pages
Brigitte Boccone-Pagès. Tête de liste. 63 ans, retraitée de l’enseignement, présidente du Conseil national.
Karen Aliprendi
Karen Aliprendi 36 ans, entrepreneuse, conseillère nationale.
Nathalie Amoratti-Blanc
Nathalie Amoratti-Blanc. 58 ans, attachée de direction à la résidence A Quietüdine, conseillère nationale et présidente de la commission des droits de la femme et de la famille.
Jade Aureglia
Jade Aureglia. 37 ans, cheffe de projet.
Maryse Battaglia
Maryse Battaglia. 65 ans, chargée des affaires sociales au cabinet de la présidente du Conseil national.
Régis Bergonzi
Régis Bergonzi. 45 ans, avocat-défenseur.
Corine Bertani
Corine Bertani. 63 ans, directrice d’agence de voyages, conseillère nationale.
Thomas Brezzo
Thomas Brezzo. 43 ans, avocat, président de la commission de législation au Conseil national.
Christophe Brico
Christophe Brico. 43 ans, chargé des affaires économiques au Conseil national.
Philippe Brunner
Philippe Brunner. 63 ans, chef du département de radiologie interventionnelle au centre hospitalier princesse Grace (CHPG).
Nicolas Croesi
Nicolas Croesi. 41 ans, agent immobilier.
Béatrice Fresko-Rolfo
Béatrice Fresko-Rolfo. 53 ans, présidente d’association et conseillère nationale.
Marie-Noëlle Gibelli
Marie-Noëlle Gibelli. 65 ans, retraitée directeur des soins du centre hospitalier princesse Grace (CHPG), et conseillère nationale.
Jean-Louis Grinda
Jean-Louis Grinda. 62 ans, metteur en scène et directeur de festivals, conseiller national et président de la commission pour le suivi du fonds de réserve constitutionnel et la modernisation des comptes publics.
Marine Grisoul
Marine Grisoul. 34 ans, diététicienne nutritionniste, conseillère nationale et présidente de la commission de l’éducation, de la jeunesse et des sports.
Franck Julien
Franck Julien. 58 ans, consultant, conseiller national et président de la commission pour le développement du numérique.
Mathilde Le Clerc
Mathilde Le Clerc. 31 ans, coordinatrice du groupe politique au Conseil national.
Franck Lobono
Franck Lobono. 54 ans, chef d’entreprise, conseiller national et président de la commission du logement.
Roland Mouflard
Roland Mouflard. 37 ans, chef d’entreprise.
Fabrice Notari
Fabrice Notari. 64 ans, architecte, conseiller national et président de la commission pour le suivi de la négociation avec l’Union européenne (UE).
Mikaël Palmaro
Mikaël Palmaro. 42 ans, employé de jeux à la Société des Bains de Mer (SBM).
Christine Pasquier-Ciulla
Christine Pasquier-Ciulla 58 ans, avocat-défenseur.
Guillaume Rose
Guillaume Rose. 53 ans, directeur général exécutif du Monaco Economic Board (MEB), conseiller national, et président de la commission environnement et qualité de vie.
Balthazar Seydoux
Balthazar Seydoux. 51 ans, dirigeant d’un cabinet de recrutement, vice-président du Conseil national et président de la commission des finances et de l’économie nationale.

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