L’Espagnol Pedro Agramunt, élu en 2016 : président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), était en visite officielle à Monaco vendredi 4 novembre. Lors de sa visite aux élus du Conseil national, il a salué « les efforts remarquables de Monaco » et « son dévouement envers l’institution » qu’il représente. Hasard du calendrier, c’est la seconde visite en quelques jours d’un haut responsable de niveau européen. Fin octobre, c’est le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjorn Jagland, qui rencontrait les autorités monégasques. Le président Agramunt est venu parler terrorisme, crise des réfugiés, relation avec la Russie et augmentation des populismes de droite et de gauche en Europe. Il s’est félicité du soutien de Monaco en faveur de la campagne « Ni haine ni peur » portée par le Conseil de l’Europe. « C’est le droit des 820 millions d’européens de vivre comme ils le veulent et sans peur. Si le citoyen monégasque ou anglais veut se promener, boire un verre en terrasse, il a le droit de le faire sans crainte » a insisté Pedro Agramunt. Des questions plus locales se sont aussi posées comme celle de la priorité nationale et de la ratification de la charte sociale toujours en discussion. « Monaco a honoré presque toutes ses obligations. La seule chose qui reste, c’est la question de la charte sociale. Il faut être flexible pour mettre tout le monde d’accord » observe le président de l’APCE. « La question de la charte est posée différemment dorénavant. Depuis le changement de mandature en 2013, il y a une inversion de la méthode. La délégation monégasque a porté un message différent auprès de l’APCE et a souligné les spécificités de Monaco. Ses membres ont maintenant bien compris que les Monégasques étaient minoritaires dans leur propre pays » s’est exprimé Jean-Charles Allavena, président de la commission du Conseil national pour les Relations extérieures.
Le président de l’APCE à Monaco
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