mardi 6 décembre 2022
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Salon du métavers à Monaco : les opportunités business du virtuel

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En prévision du salon du métavers Meta Entertainment World des 23 et 24 mai 2022, les organisateurs ont présenté deux innovations qui seront dévoilées lors de cet événement destiné aux professionnels.

On en sait un peu plus sur le salon Meta Entertainment World (MEW), qui sera organisé à l’hôtel Hermitage de Monaco, les lundi 23 et mardi 24 mai 2022. Comme annoncé précédemment dans nos colonnes, Monaco va devenir virtuellement « MCity », pendant 48 heures. Ce salon dédié à l’économie du métavers sera réservé aux professionnels, et organisé à l’échelle mondiale : s’il se produit d’abord en principauté, ce salon se poursuivra ensuite à Miami, à Dubaï, et à Séoul en cours d’année 2022. Parmi les invités, des professionnels de l’industrie du divertissement seront de la partie, notamment des représentants du cinéma, des producteurs de télévision, de jeux, de musique, mais aussi des experts des nouvelles tendances en NFT [“non-fungible token”, jeton non fongible — NDLR]. Cet événement a été imaginé par Advance Monaco, en partenariat avec le géant américain Touchcast. MCity sera lancé techniquement grâce à cette entreprise américaine, en partenariat avec Epic Games, producteur des jeux vidéo, NVIDIA, un expert en intelligence artificielle, Microsoft, et Accenture, un cabinet de conseil en technologie globale.

Scarlett Johansson

Réunis en conférence de presse jeudi 5 mai 2022 au Thirty Nine, avenue princesse Grace, les organisateurs Carmen Franko, Steven Saltzman, et Caroline Jauss, d’Advance Monaco, ont présenté deux innovations qui fairont l’objet d’une démonstration au salon MEW. La première est à mettre à l’actif de l’entreprise française Orbis Holographics, déjà connue à Monaco pour avoir créé des boxes holographiques sur mesure lors de la vente aux enchères du gala de la fondation prince Albert II de Monaco, en janvier 2021. Cette entreprise spécialisée dans les hologrammes, et qui a été incubée chez le groupe LVMH, réalise aussi des “twins” de luxe, c’est-à-dire des marques jumelles de luxe. Objectif : augmenter les ventes grâce à la réalité augmentée. Lors de cette conférence de presse, le fondateur de cette entreprise, Yvan Thouami, et son associé, Laurent Montrozier, directeur créatif et producteur, ont présenté une reproduction digitale animée de l’actrice américaine Scarlett Johansson, avec laquelle il est possible d’interagir, sans lunette de réalité augmentée, ni tout autre objet que ce soit, depuis un écran stéréoscopique de 32 pouces : « Nous voulons apporter le digital dans le monde réel, en présentant des ponts entre ces deux mondes, grâce à notre capacité technologique. Tout l’enjeu se trouve là : permettre aux marques de réfléchir à leur stratégie et de développer de nouveaux “business models”. Au même titre, nous travaillons sur le chemin inverse, en développant des technologies permettant de se digitaliser en quelques minutes, pour être intégré dans le métavers », a expliqué Laurent Montrozier.

« J’ai voulu connecter les villes du monde entier dans les métavers, et apporter une valeur ajoutée »

Manila Di Giovanni. Fondatrice de la société monégasque DWorld

Jumeau numérique

L’équipe d’Advance Monaco a également présenté le travail prometteur de la jeune Manila Di Giovanni, fondatrice de l’entreprise monégasque DWorld. À seulement 21 ans, elle a réalisé un jumeau numérique de plusieurs quartiers de la principauté. En collaboration avec le gouvernement monégasque et son département SmartCity, Manila Di Giovanni a ainsi reconstitué les abords du musée océanographique et des jardins Saint-Martin. Elle projette également de recréer les zones de Mareterra et de Monte-Carlo, notamment dans le cadre du salon MEW : « Quand j’étais petite, je voulais créer un pont entre la vie réelle et la vie virtuelle. J’aimais beaucoup les animés, et les Japonais sont très friands du monde virtuel. Je m’en suis inspirée et j’ai voulu connecter les villes du monde entier dans les métavers, et apporter une valeur ajoutée », a-t-elle expliqué. Manila Di Giovanni a ainsi fait la démonstration d’une visite d’appartement avec vue sur le port de Fontvieille, ainsi qu’une séance de shopping virtuelle, grâce à un casque de réalité augmentée. Il était possible d’acheter des objets numériques avec sa propre carte bancaire, matérielle, en se faisant livrer dans notre monde réel, ou bien dans le monde virtuel en les payant en crypto-monnaie. Manila Di Giovanni développe aussi un projet avec la plateforme monégasque de commerce en ligne DouxVillage, ainsi qu’avec le Monaco Yacht Show, un salon avec qui elle pourrait participer pour la création d’un événement numérique dans le métavers.

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