mercredi 18 mai 2022
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Exorcisme : « Il ne faut pas avoir peur »

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En septembre 2015, l’abbé Alain Goinot est devenu le premier exorciste du diocèse de Monaco. Chaque année, il recevrait en moyenne plus de 150 personnes qui viennent chercher son aide. Pour Monaco Hebdo, il raconte cette pratique, plus que jamais utilisée aujourd’hui, selon lui.

Chaque diocèse doit avoir un exorciste ?

Ce ne fut pas toujours le cas, mais, aujourd’hui, chaque diocèse doit avoir un exorciste. En septembre 2015, je suis devenu le premier exorciste nommé à Monaco.

Pourquoi n’y avait-il pas d’exorciste à Monaco avant 2015 ?

Peut-être qu’avant, le besoin ne s’était pas vraiment fait ressentir. Il fut aussi un temps où, d’une manière générale, l’Église n’a pas voulu revenir à des pratiques que l’on disait « moyenâgeuses ». Beaucoup de prêtres exorcistes étaient alors très « psychologisants ». C’est-à-dire que tout était mis sur la base de la psychiatrie, de la psychologie, ou du pathos. L’influence démoniaque n’était pas niée, mais elle était beaucoup minimisée.

En France, il y avait une trentaine d’exorcistes en 1984 répartis dans 90 diocèses, contre environ 120 aujourd’hui : des réunions structurent-elles le travail des exorcistes ?

Chaque année, deux réunions permettent aux prêtres exorcistes de se retrouver. Une réunion internationale se déroule tous les deux ans en Italie, à Rome. Cette réunion a été instituée à Rome depuis le début du pontificat du pape François, le 13 mars 2013. Dans l’année intermédiaire, une réunion nationale a lieu. Fin janvier 2022, un congrès doit d’ailleurs se tenir à Lyon.

Tout évêque ou cardinal peut être exorciste ?

L’évêque a le pouvoir suprême, en quelque sorte. Les évêques sont des successeurs des apôtres. De leur côté, les prêtres reçoivent le pouvoir de confesser, et éventuellement de confirmer, par délégation de l’évêque. La délégation de l’exorcisme vient aussi de l’évêque. Aucun autre prêtre, hormis celui qui est nommé par l’archevêque, ne peut pratiquer un exorcisme.

exorcisme monaco interview exorciste Alain Goinot
« Personne ne vient me dire : « Mon père, je suis possédé. ». Mais ils me racontent des faits étranges qui leur arrivent. » Abbé Alain Goinot. Exorciste du diocèse de Monaco. © Photo Iulian Giurca / Monaco Hebdo.

« Toutes les personnes qui viennent me voir ne sont pas possédées. Mais toutes ces personnes sont victimes de quelque chose qu’elles n’expliquent pas »

Quelles sont les qualités nécessaires pour être un bon prêtre exorciste ?

Il faut avoir les pieds sur terre et ne pas partir dans des délires. Lorsque j’ai demandé à l’évêque de Monaco qui m’a nommé, Monseigneur Bernard Barsi, pourquoi il me demandait de devenir exorciste, il m’a dit qu’il savait que je croyais en l’existence du démon. Mais il faut aussi ne pas le voir partout, et ne pas imaginer que le démon puisse être plus fort que Dieu. Le prêtre exorciste doit également avoir un peu d’expérience, posséder un bon discernement, et ne pas être facilement impressionnable.

Un prêtre exorciste est nommé pour quelle durée ?

À Monaco, le prêtre exorciste reste en poste jusqu’à ce que l’archevêque trouve quelqu’un de plus compétent. Comme c’est une activité à la fois prenante et éprouvante, ce peut aussi être le prêtre qui demande à être relevé de ses fonctions.

Selon les Évangiles de saint Matthieu, de saint Marc, ou encore de saint Luc, Jésus-Christ aurait été le premier exorciste : est-ce exact ?

Il y a eu des exorcismes dans l’Ancien Testament. Mais tous nos pouvoirs viennent du Christ. Or, en effet, le Christ a exorcisé. Il a chassé les démons. Et il a ensuite demandé à ses apôtres de faire de même.

Quelle est la formation à suivre pour devenir prêtre exorciste ?

À ce jour, il n’y a pas de formation spécifique dans les séminaires pour ce ministère. Lorsque l’archevêque m’a nommé, je lui ai d’ailleurs posé cette question de la formation. À Rome, il existe des formations un peu longues et compliquées. Je suis donc allé à Toulon, auprès de confrères qui sont exorcistes depuis plusieurs années déjà. J’ai fait un stage et j’ai appris sur le tas, en assistant, pendant plusieurs semaines, à leurs consultations. Je me suis aussi informé en me documentant, avec un certain nombre de livres.

Comment reconnaît-on un véritable cas de possession ?

Toutes les personnes qui viennent me voir ne sont pas possédées. Mais toutes ces personnes sont victimes de quelque chose qu’elles n’expliquent pas. Personne ne vient me dire : « Mon père, je suis possédé. ». Mais ils me racontent des faits étranges qui leur arrivent. La plus grande difficulté, c’est de discerner ce qui est de l’ordre du psychologique et de l’ordre du paranormal. Surtout que tout peut être mêlé. Mais il existe quelques critères de discernement pour les cas de possession. Je ne discerne pas seul, je suis entouré d’une équipe. Nous devons poser un diagnostic, qui reste toujours subjectif. Je ne suis pas un radiologue qui peut commenter un cliché sans se tromper.

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© Photo Iulian Giurca / Monaco Hebdo.

« Parmi les critères qui permettent de discerner un cas de possession, on peut citer, par exemple, une aversion très marquée pour toutes les choses de la religion. Il y a aussi l’impossibilité de rentrer dans une église, une réaction violente à l’eau bénite, ou encore parler un langage que la personne ne connaît souvent même pas. Ce langage peut même parfois ne pas avoir d’existence »

Quels sont ces « critères de discernement » que vous évoquez ?

Parmi les critères qui permettent de discerner un cas de possession, on peut citer, par exemple, une aversion très marquée pour toutes les choses de la religion. Il y a aussi l’impossibilité de rentrer dans une église, une réaction violente à l’eau bénite, ou encore parler un langage que la personne ne connaît souvent même pas. Ce langage peut même parfois ne pas avoir d’existence. La personne peut aussi être dotée d’une force physique décuplée inimaginable. Mais il faut savoir que, lorsque je rencontre ces personnes, elles ne manifestent pas ces signes.

Ces signes apparaissent quand ?

Ces signes apparaissent souvent au moment de la prière. Or, nous ne pouvons pas faire d’exorcisme « expérimental » pour vérifier la présence de ces signes. On ne peut faire un exorcisme que lorsque, préalablement, on s’est convaincu que la personne est bien possédée. Heureusement, il y a des prières de délivrances, que chaque prêtre peut faire, sans être exorciste.

Vous intervenez seul ?

La difficulté, c’est que le prêtre exorciste n’a pas nécessairement une formation scientifique. Du coup, je me suis entouré d’une équipe composée d’un médecin, d’un psychologue, d’une infirmière, et d’une personne chargée du catéchuménat, car tous les gens que nous recevons ne sont pas nécessairement des chrétiens. J’ai besoin d’avis scientifiques. Ainsi, au fil du temps, j’ai beaucoup appris, notamment sur la bipolarité, ou sur la différence entre la paranoïa et la schizophrénie, par exemple.

Combien d’exorcismes avez-vous réalisé de 2015 à fin 2021 ?

Je reçois environ trois à quatre personnes par semaine. Je parle ici de nouveaux cas, pas du suivi. Il faut savoir qu’il existe des exorcismes mineurs ou majeurs. En ce qui concerne le grand exorcisme, que l’on pratique lorsqu’on est persuadé d’être face à un cas de possession, cela représente entre 1 et 2 % des quelque 150 personnes que je rencontre chaque année.

« Nous ne sommes pas des magiciens blancs. On ne fait rien à distance. Et si la personne est passive, on n’est pas dans la démarche de l’exorcisme chrétien »

Et pour le reste ?

Il y a différents paliers dans l’exorcisme. Il peut y avoir ce que l’on appelle des « infestations », ou encore des « vexations », qui ne vont pas jusqu’à la possession. Mais cela nécessite cependant des prières adaptées et progressives. C’est comme en médecine. On ne donne pas à un patient un antibiotique, si on peut se débrouiller avec du Doliprane.

La personne est libérée juste après l’exorcisme ?

Après un exorcisme, la personne n’est pas nécessairement libérée. Il faut parfois continuer, sans savoir pendant combien de temps.

Comment ces personnes deviennent-elles « possédées » ?

Pour environ 80 % des personnes que je reçois, il s’agit d’une imprudence. On me dit que, sans vouloir faire du mal, on a voulu rigoler avec des copains. On a fait tourner des tables, par exemple. D’autres me confient avoir acheté à leur petit-fils un ouija, comme on offrirait un jeu de société. Comme on n’y croit pas vraiment, on fait parler l’arrière-grand-père, on va voir des cartomanciens, des guérisseurs, des magnétiseurs… Tout ça n’est pas répréhensible. Parce que quand on est mal, on va voir n’importe qui. On va chercher des réponses et des soulagements, parfois auprès de charlatans qui demandent de l’argent. Mais en agissant ainsi, on ouvre des portes qui permettent au mal de s’engouffrer. Et ensuite, on ne sait pas comment les refermer. Souvent, les gens reviennent vers nous après un parcours du combattant incroyable.

On fait appel aussi à vous pour des lieux ?

Environ un tiers des demandes concerne des lieux, que je suis parfois amené à bénir. Là encore, je mène une petite enquête, afin de savoir si le problème est lié à une personne ou à un lieu. J’ai par exemple eu le cas de quelqu’un qui déclenchait le feu partout où elle passait, quel que soit le lieu. En revanche, j’ai parfois pu constater que certains lieux étaient « habités ». Je bénis alors la maison, et l’on prie. Là aussi, nous ne sommes pas sûrs du résultat. Il faut donc parfois revenir.

Quel est le profil des personnes qui font appel à vous ?

Les profils ne sont pas les mêmes d’un diocèse à un autre. À Monaco, c’est très variable. Il y a autant d’hommes que de femmes. On retrouve les classes sociales de la principauté. Les cas concernant des enfants sont infimes, mais il peut y avoir des jeunes gens, que ce soit des filles ou des garçons. Sinon, on retrouve un peu toutes les tranches d’âge, avec un âge moyen situé entre 40 et 50 ans. La plupart des gens qui viennent me voir sont croyants, mais pas tous pratiquants.

Comment se déroule un rituel d’exorcisme ?

Pour un exorcisme majeur, il faut célébrer la messe. Ensuite, le prêtre dit deux sortes de prières. Il y a des prières déprécatives, c’est-à-dire des prières où l’on demande à Dieu de faire en sorte de nous exaucer. Et puis, il y a des prières impératives, où l’on s’adresse au démon en disant : « Sors ! Je te l’ordonne, au nom du ministère qui m’a été confié et du pouvoir qui m’a été donné. » On utilise aussi de l’eau bénite, un crucifix, et des signes de croix. On procède également à une imposition des mains, avec une étole. Et puis, il faut s’entourer d’une équipe importante, car il faut qu’il y ait des témoins. Parce que, malheureusement, on peut être en face de personnes hystériques, qui pourraient nous accuser ensuite.

Quels sont les cas les plus difficiles que vous avez dû affronter ?

La véritable difficulté, c’est de parvenir à apaiser les gens. Mais ce ne sont pas toujours les événements les plus spectaculaires qui sont les plus difficiles. Il faut en tout cas toujours se dire que nous sommes dans le camp des vainqueurs. Il ne faut pas avoir peur. On n’a peut-être pas gagné toutes les batailles, mais on a gagné la guerre.

L’exorcisé doit aussi participer au rite ?

C’est à chacun d’être son principal exorciste, car il y a des choses que je ne peux pas faire à la place de la personne concernée. Si on mène la vie habituelle de tout chrétien, qui consiste à vivre les sacrements, à vivre son baptême, à vivre son mariage, à aller se confesser, à aller à la messe et à communier, alors environ 80 % de la force de l’exorcisme est faite. Nous ne sommes pas des magiciens blancs. On ne fait rien à distance. Et si la personne est passive, on n’est pas dans la démarche de l’exorcisme chrétien.

exorcisme monaco interview exorciste Alain Goinot
© Photo Iulian Giurca / Monaco Hebdo.

« Ce qui est très impressionnant, c’est de voir une personne dire des choses me concernant, ou concernant les participants, qu’ils ne peuvent pas savoir par eux-mêmes. Une personne que je ne connaissais pas, m’a par exemple dit quelque chose que j’ai réellement fait il y a 20  ans »

À quel type de manifestations avez-vous assisté ?

J’ai rencontré des personnes qui parlaient des langues inconnues, j’ai vu des gens qui répondent dans leur transe. Souvent, ils perdent connaissance. Avant le début de l’exorcisme, ils sont adorables, et ils s’excusent par avance de ce qu’il va se passer. Ce qui prouve qu’ils se rendent compte qu’ils ne sont plus tout à fait eux-mêmes. Après l’exorcisme, ils posent des questions pour savoir ce qu’il s’est passé.

Depuis vos débuts, en 2015, qu’est-ce qui vous a le plus impressionné ?

Ce qui est très impressionnant, c’est de voir une personne dire des choses me concernant, ou concernant les participants, qu’ils ne peuvent pas savoir par eux-mêmes. Une personne que je ne connaissais pas, m’a par exemple dit quelque chose que j’ai réellement fait il y a 20 ans. Je dis toujours à mon équipe que, quoique ce que la personne que l’on exorcise dise, que cela soit vrai ou faux, le démon est le père du mensonge. La règle, c’est donc que le père du mensonge dit faux.

D’autres phénomènes vous ont marqué ?

J’ai assisté à des vomissements, à des tremblements… Certains ont aussi la volonté de fuir. D’ailleurs, des personnes demandent parfois à être attachées, et elles viennent d’ailleurs avec des sangles. Il faut dire que cela peut être dangereux. Il ne faut rien laisser traîner. Car tout peut devenir une arme à destination. Un crucifix, une statue… La force de l’exorcisé est décuplée, à tel point que j’ai vu des personnes de 50 kg arracher des épaisseurs de bois rivés.

Quoi d’autre ?

À Toulon, j’ai assisté à un exorcisme où un prêtre a reçu une jeune fille. Il a commencé à faire une prière, et là, cette jeune fille a vomi des lames de rasoirs dans une cuvette. J’ai ensuite demandé à mon confrère si elle avait ces lames de rasoirs dès le départ dans sa bouche. Il m’a répondu : « Mais non. Vous avez bien vu que l’on a parlé pendant 20 minutes. Donc, si elle avait eu ces lames de rasoirs dans la bouche, elle se serait blessée. Ces lames se matérialisent en sortant. »

Comment cela est-il possible ?

Je ne peux pas vous expliquer comment c’est possible. En tout cas, les lames de rasoirs étaient bien dans cette cuvette. De son côté, l’exorciste du diocèse de Rome, le père Gabriele Amorth (1925-2016), a dit avoir constaté des vomissements de clous. Il y a des choses hallucinantes.

Les scènes d’exorcismes du film L’Exorciste (1973) de William Friedkin sont fidèles à la réalité ?

Le film L’Exorciste met en scène un ancien rituel, qui est réaliste. Un nouveau rituel est sorti, il y a trois ou quatre ans. Mais on peut toujours utiliser l’ancien.

« Quand on est mal, on va voir n’importe qui. On va chercher des réponses et des soulagements, parfois auprès de charlatans qui demandent de l’argent. Mais en agissant ainsi, on ouvre des portes qui permettent au mal de s’engouffrer. Et on ne sait pas ensuite comment les refermer. Souvent, les gens reviennent vers nous après un parcours du combattant incroyable »

Avez-vous déjà eu peur pendant certains exorcismes ?

Je n’ai jamais eu peur pendant un exorcisme. J’ai davantage peur des fous que des possédés.

Un grand nombre de catholiques ne croient plus dans l’existence du diable : qu’en pensez-vous ?

Ces catholiques devraient lire les Évangiles, afin de voir combien de fois le Christ a fait des exorcismes. Il a chassé des démons, et il a donné le pouvoir de procéder à des exorcismes à ses disciples. L’Église n’a pas voulu ni culpabiliser, ni faire peur. Le mal a plusieurs formes. Cela peut être un tsunami, une maladie, un péché, ou des interventions extraordinaires du mal.

Face aux charlatans et aux escrocs, comment se démarque un exorciste ?

Un exorcisme n’est jamais payant, c’est toujours gratuit. Pour tromper les gens, certains utilisent l’adjectif « catholique », pour rassurer. Mais ce ne sont pas des prêtres. Et ils font leur business. Ça coûte cher, parfois 500 euros la séance. Mais tout ça, ça ne peut pas être l’Église. Parce que le don de Dieu ne se monnaye pas.

« Un exorcisme n’est jamais payant, c’est toujours gratuit. Pour tromper les gens, certains utilisent l’adjectif « catholique », pour rassurer. Mais ce ne sont pas des prêtres. Et ils font leur business. Ça coûte cher, parfois 500 euros la séance. Mais tout ça, ça ne peut pas être l’Église. Parce que le don de Dieu ne se monnaye pas »

Depuis septembre 2016 et le décès du père Gabriele Amorth, officiellement, le Vatican n’a plus d’« exorciste en chef » : pour quelles raisons ?

Il n’y a pas de « super exorciste » officiel. Le père Gabriele Amorth s’est imposé médiatiquement. Dans chaque diocèse il y a un prêtre exorciste, que ce soit en Italie, en France, ou dans le monde entier. Dans le diocèse de Rome, il y a un ou plusieurs exorcistes. Le pape François est l’évêque de Rome. Mais il ne peut pas tout faire. Il y a donc un vicaire, qui est l’évêque auxiliaire de Rome, et qui est chargé de nommer les prêtres exorcistes dans Rome. Aujourd’hui, le père Francesco Bamonte préside l’Association internationale des exorcistes (AIE).

Comprenez-vous ceux qui ne croient pas dans les possessions démoniaques et l’exorcisme ?

C’est comme croire en Dieu. Ça n’arrive pas au terme d’une expérience scientifique. Croire en Dieu ne vient pas de l’intelligence. Ça vient du cœur. Il n’est pas absurde de croire, ni de faire confiance. C’est tout ce que l’on peut dire. Et puis, en se faisant oublier, le démon est plus efficace.

Aujourd’hui, pourquoi la question du diable semble toujours présente dans nos sociétés, malgré les avancées de la médecine et de la psychanalyse ?

Parce que c’est l’histoire éternelle du combat du bien contre le mal. Le mal utilisera toujours le bien, car on ne fait pas le mal pour le mal. Malgré le péché, malgré le mal, la nature humaine reste bonne.

Vidéo : notre interview de l’abbé Alain Joint, exorciste au diocèse de Monaco

Pour lire la suite de notre dossier sur l’exorcisme, cliquez ici.

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