vendredi 2 décembre 2022
AccueilActualitésInternationalLa Croix-Rouge monégasque favorise l’accès à l’eau au Burkina Faso

La Croix-Rouge monégasque favorise l’accès à l’eau au Burkina Faso

Publié le

Alors que la crise humanitaire sévit au Burkina Faso, près de 2 millions de personnes manqueraient d’eau potable. Dans ce contexte, la Croix-Rouge monégasque, en collaboration avec la Croix-Rouge burkinabè, a entamé des actions depuis 2018 pour favoriser son accès.

Parmi les pays qui subissent de plein fouet une pénurie d’eau, le Burkina Faso fait partie de ceux qui peinent particulièrement à accéder à l’eau potable depuis que des groupes armés ont envahi la région du Sahel. L’insécurité sévit en effet à l’Est du pays, alors que la crise humanitaire s’installe, notamment dans les régions et villages les plus reculés. Les déplacements de populations y sont fréquents, compte tenu de la déstabilisation de la région du Sahel, et 2,2 millions de personnes auraient ainsi besoin d’aide humanitaire depuis 2019, selon l’organisme Oxfam international, qui regroupe 20 organisations caritatives dans le monde. Sur l’ensemble de ces populations, l’institut estime même à 1,9 million le nombre de personnes qui manquent d’un accès direct et vital à l’eau potable. Dans ce contexte, l’aide humanitaire tente d’installer des réservoirs, des pompes manuelles et des points d’approvisionnement autonomes en eau. Car c’est bien d’eau potable, et pas d’eau de manière générale, que les populations manquent, comme le rappelle la Croix-Rouge monégasque, présente sur le territoire : « Même dans les régions où la pluviométrie est généralement abondante, la majorité des communautés n’a pas accès à une eau saine et vit en collectant les eaux pluviales, porteuses de maladies. La qualité de l’eau y est déplorable. » En effet, « par ruissellement, les eaux de pluies charrient déchets et détritus, avant de stagner au marigot, au barrage ou de se déverser dans les puits sans margelles. Les latrines étant rares, les excréments augmentent la pollution des eaux de ruissellement. »

Outre ses actions menées au Burkina Faso, la Croix-Rouge monégasque est aussi présente en Afrique de l’Ouest, et en particulier en Côte d’Ivoire, où elle mène depuis 2013 différents projets d’accès à l’eau potable

Un projet depuis 2018

En collaboration avec la Croix-Rouge burkinabè, la Croix-Rouge monégasque a entamé dès 2018 un projet de quatre ans, appelé « eau, hygiène et assainissement et diversification alimentaire ». Ce projet a pour but d’améliorer la santé de 5 200 personnes par la construction et la réhabilitation de puits ou de forages, la mise en place de bonnes pratiques d’hygiène, ou encore la sensibilisation aux populations. Les bénévoles déplorent en effet « la fragilité de la situation sanitaire dans la province du Poni, au Sud-Ouest du Burkina Faso, la précarité des conditions de vie et le manque de connaissances en matière d’hygiène et de santé de base. » Selon la Croix-Rouge monégasque, la mobilisation communautaire joue un rôle prépondérant pour maintenir, sur le long terme, les ouvrages hydrauliques dans un état fonctionnel : « Il s’agit d’un projet durable destiné à la prise de conscience, par les individus, de leur situation et de leur potentiel de responsabilisation. »

Les bénévoles déplorent en effet « la fragilité de la situation sanitaire dans la province du Poni, au Sud-Ouest du Burkina Faso, la précarité des conditions de vie et le manque de connaissances en matière d’hygiène et de santé de base »

68 ouvrages en Afrique de l’ouest

Outre ses actions menées au Burkina Faso, la Croix-Rouge monégasque est aussi présente en Afrique de l’Ouest, et en particulier en Côte d’Ivoire, où elle mène depuis 2013 différents projets d’accès à l’eau potable, car « l’accès à l’eau et l’assainissement restent un enjeu crucial de santé publique dans ces pays. » En partenariat avec les Croix-Rouge « sœurs », la Croix-Rouge monégasque a mis en œuvre plusieurs projets qui visent à améliorer durablement les conditions de vie des communautés en favorisant l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement par la mise en place d’infrastructures locales adaptées, de formations et de sensibilisations afin d’obtenir « un impact réel et durable. » Depuis 2013, 68 ouvrages d’alimentation en eau potable ont ainsi été construits, réhabilités ou protégés, pour permettre à plus de 28 500 personnes, soit environ 4 000 familles, d’accéder à une eau de qualité, et ainsi améliorer leur santé. La Croix-Rouge monégasque assure que les maladies hydriques, comme le paludisme et la diarrhée, ont connu une baisse sensible, grâce à la connaissance des moyens de lutte contre ces maladies.

Pour lire la suite de notre dossier sur « la guerre de l’eau potable », cliquez ici.

Publié le

Monaco Hebdo