mercredi 18 mai 2022
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Albert II : « Pourquoi pas, un jour, une équipe de rugby à VII 100 % monégasque ? »

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Alors que Monaco cherche à développer sa présence dans le monde du rugby à VII, le prince Albert II a reçu Monaco Hebdo afin d’évoquer ce projet.

Jeux olympiques, rugby à XV, Top 14, audiences télé, économie du rugby… Le prince Albert détaille sa vision et ses objectifs en principauté, pour un sport qu’il affectionne, et dans lequel il voit un véritable potentiel de développement.

On connaît le prince Albert passionné de football, mais on connaît beaucoup moins votre intérêt pour le rugby : à quand remonte la découverte de ce sport ?

C’est assez ancien. Etant très jeune, j’avais déjà un ballon de rugby. En revanche, j’ai très peu joué au rugby, à part en Angleterre. À l’époque, en 1977, j’y faisais une école de langues étrangères, une étape nécessaire avant de partir à l’université aux États-Unis. Mais bien avant ça, je suivais le rugby à la télévision. C’était d’ailleurs souvent avec mon père, le samedi. Nous regardions alors ce qui était le Tournoi des 5 Nations. J’avais aussi des copains de classe qui jouaient à l’AS Monaco Rugby, même si c’est vrai que je suivais alors moins ce club.

« Je suivais le rugby à la télévision. C’était d’ailleurs souvent avec mon père, le samedi. Nous regardions alors ce qui était le Tournoi des 5 Nations »

Le rugby à Monaco, c’est récent ?

Tout le monde pense que le rugby est quelque chose de récent à Monaco. Mais l’ASM Rugby a été créée en 1963. C’était, certes, très modeste à l’époque. Mais cela s’appelait le championnat du littoral, et ça avait le mérite d’exister. Ces dernières années, ils ont gravi les échelons.

Vos premiers matches de rugby dans un stade, c’était quand ?

Mes premiers matches de rugby en tribune, c’était dans les années 1980, pour le Tournoi des 5 Nations. J’allais un peu plus souvent à Paris, et j’en profitais pour aller voir les matches au Parc des Princes, à l’époque. Mon amitié avec le capitaine de l’équipe de France, Jean-Pierre Rives, s’est nouée à ce moment-là, ainsi qu’avec d’autres joueurs de l’équipe de France.

Ce sont des informations relativement peu connues du grand public ?

C’est vrai que j’ai été très discret là-dessus. Mais si j’avais accordé des interviews sur le rugby, cela aurait duré trop longtemps, parce que je suis passionné [rires]. Bien sûr, le football a toujours eu la préséance, mais, au fil du temps, je me suis de plus en plus intéressé au rugby. Ces 20 dernières années, entraîné par des amis, j’ai commencé à aller plus souvent voir des matches en Angleterre, en Ecosse, en Irlande, au Pays de Galles… D’ailleurs, en mars 1996, lors du dernier match du Tournoi des 5 Nations, Galles-France, je suis allé à l’Arms Park, à Cardiff, car c’était la dernière rencontre avant que ce stade mythique ne ferme ses portes, le 27 avril 1997. Désormais, le Pays de Galles joue au Millenium Stadium.

« Nous pourrons d’abord participer aux tournois internationaux de rugby à VII qui se déroulent chaque année. Et, pourquoi pas, rêvons un peu, jouer une qualification pour les JO, à plus ou moins longue échéance »

Quels sont les grands souvenirs de rugby avec lesquels vous avez grandi ?

Je garde des souvenirs heureux des équipes de France qui ont fait le grand chelem [le grand chelem consiste à remporter tous ses matches pour une équipe qui joue dans le Tournoi des 5 Nations, et, depuis 2 000, des 6 Nations – NDLR], pendant le Tournoi des 5 ou des 6 Nations, avec la génération de Jean-Pierre Rives, de Jean-Claude Skrela, ou de Serge Blanco. Je me souviens aussi des grandes équipes alignées par le Pays de Galles. J’ajouterai, bien sûr, les grands matches contre les All Blacks. Enfin, grâce à mon épouse, je me suis un peu plus intéressé à l’équipe des Springboks. J’ai assisté à différentes Coupes du monde, notamment en 2011, en Nouvelle-Zélande, où j’ai pu voir la demi-finale et la finale.

Quels sont les joueurs que vous admirez le plus ?

Il y en a énormément, et il est difficile de tous les citer. Mais j’ai beaucoup aimé toute cette génération de joueurs français des années 1970 et 1980. Je suis d’ailleurs très ami avec Denis Charvet, qui a joué avec l’équipe de France dans les années 1980 et 1990. Bien sûr, impossible de ne pas citer le joueur néo-zélandais Jonah Lomu (1975-2015) qui était un athlète extraordinaire. J’ai aussi aimé l’ancien capitaine de l’équipe de France des années 1970, Jacques Fouroux (1947-2005), que l’on surnommait « le petit caporal », à cause de sa taille.

A part Jean-Pierre Rives et Denis Charvet, vous êtes proche d’autres joueurs ?

Il y a tout un groupe de joueurs du Rugby Club Toulonnais (RCT) qui est venu assister au Grand Prix de Monaco, dont le deuxième ligne et capitaine de l’Afrique du Sud, Eben Etzebeth, qui a été champion du monde en 2019 avec les Springboks. Le Néo-Zélandais, Ma’a Nonu, qui joue aussi avec Toulon, était là aussi, comme beaucoup d’autres. Lorsqu’il jouait en France, j’ai aussi connu un autre Néo-Zélandais, Byron Kelleher, qui est l’ancien demi de mêlée des All Blacks sur la période 1999-2007. Il est venu plusieurs fois à Monaco lorsqu’il jouait en France, d’abord avec le Stade Toulousain de 2007 à 2011, puis de 2011 à 2012, avec le Stade Français. Chez les Français, j’ai connu Serge Simon, lorsqu’il était joueur dans les années 1980 et 1990.

Comment la principauté a-t-elle réussi à décrocher l’organisation de ce tournoi de rugby à VII qualificatif pour les Jeux olympiques (JO) de Tokyo ?

Après 2016, c’est la deuxième fois que Monaco accueille un tournoi de qualification olympique pour du rugby à VII. Cette fois, nous avons eu un peu de chance. En effet, si les JO de Tokyo avaient eu lieu comme prévu en 2020, ce tournoi de qualification se serait déroulé au Chili. De plus, nous faisions alors des travaux au stade Louis II, et nous n’aurions donc pas pu nous porter candidat. Mais la pandémie de Covid-19 a provoqué le report des JO de Tokyo à l’été 2021, du 23 juillet au 8 août. Ce contexte sanitaire nous a donc permis de faire acte de candidature. World Rugby, la fédération internationale, a pris ses habitudes en principauté, puisque leur gala annuel a lieu, depuis quelques années, presque chaque fois à Monaco. Du coup, on se connaît bien, et nous entretenons d’excellentes relations. Mais nous n’avons bénéficié d’aucun avantage. De toute façon, quand on fait acte de candidature, il faut toujours se remettre en question, car rien n’est acquis d’avance. Mais c’est vrai que tout cela a peut-être pu leur faciliter le choix. Et puis, il n’y avait peut-être pas beaucoup d’autres villes candidates.

Pour ce tournoi de rugby à VII qualificatif pour les JO de Tokyo, il y aura un seul qualifié chez les hommes : la France peut-elle décrocher son ticket ici, à Monaco ?

Ça sera difficile, mais la France a bénéficié d’un tirage assez favorable dans son groupe. Ils peuvent donc se retrouver dans le dernier carré. Quant à remporter ce tournoi, c’est autre chose.

© Photo Gaetan Luci / Palais Princier

Et pour les équipes féminines, deux billets pour Tokyo sont à prendre ?

L’équipe de France féminine devrait avoir moins de souci que les hommes pour parvenir à se qualifier pour ces JO de Tokyo. Mais, globalement, ce sera un beau spectacle, avec deux tournois de très grande qualité. Et puis, je serai heureux de voir des spectateurs au stade Louis II. Rien n’est encore définitivement fixé, mais on s’oriente vers une jauge à 5 000 personnes. Toutes les tribunes seront ouvertes, afin de répartir ces 5 000 personnes dans l’ensemble du stade Louis II.

Quel est l’objectif visé par Monaco à travers ce tournoi de rugby à VII ?

L’objectif, c’est de bénéficier d’une belle vitrine sur le rugby international, et sur le rugby à VII. Si dans le rugby, la discipline phare reste le rugby à XV, le rugby à VII est très intéressant. Notamment pour des petits pays qui n’ont pas forcément les moyens humains de mettre sur pied une équipe de rugby à XV de niveau international. C’est comme ça que l’on a vu l’émergence d’équipes de rugby à VII dans des pays qui n’ont pas de grandes équipes de rugby à XV. On peut citer le Kenya, les États-Unis, ou encore les îles Fidji, qui sont champions olympiques. Donc le rugby à VII donne davantage de possibilités à de petites nations du rugby de se développer et de participer à des grands championnats internationaux.

« Le rugby à VII est très intéressant. Notamment pour des petits pays qui n’ont pas forcément les moyens humains de mettre sur pied une équipe de rugby à XV de niveau international »

Comment Monaco peut-il parvenir à construire une équipe de club et en plus, une équipe internationale de rugby à VII ?

Nous avons déjà nos équipes de club, hommes et femmes. Même si elles ne sont pas professionnelles, ces équipes commencent à obtenir de bons résultats. Lors du dernier championnat d’Europe à VII des petites Nations, les 5 et 6 juin 2021, Monaco a perdu en finale contre la Bulgarie, sur le score de 21-15. L’équipe de la principauté a donc obtenu une encourageante deuxième place, et notre équipe féminine a aussi montré de belles choses. C’est le signe que nous progressons et que nous commençons à avoir un bon niveau. Que ce soit avec la fédération monégasque de rugby (FMR), que ce soit avec l’ASM Rugby, ou que ce soit avec notre équipe professionnelle de rugby à VII, le Monaco Rugby Sevens, tout cela va nous permettre de développer le rugby à VII. Et, pourquoi pas, un jour, avoir une équipe de rugby à VII qui soit 100 % monégasque ? Bien sûr, il faudra du temps. Mais nous avons déjà des joueurs de nationalité monégasque qui ont intégré notre équipe de rugby à VII.

Quel serait l’objectif de ces équipes masculines et féminines de rugby à VII ?

Nous pourrons d’abord participer aux tournois internationaux de rugby à VII qui se déroulent chaque année. Et, pourquoi pas, rêvons un peu, jouer une qualification pour les JO, à plus ou moins longue échéance. Monaco a très peu de possibilités de participer à des JO en sports d’équipes. D’ailleurs, la fédération monégasque de bobsleigh est restée, jusqu’à aujourd’hui, le seul sport d’équipe monégasque à avoir participé aux JO (1). Je ne parle pas ici des équipages de voile.

« Le rugby féminin est encore jeune, mais il est extrêmement prometteur. L’ASM Rugby a déjà une équipe féminine. Mais pour la développer, là encore, cela suppose des moyens financiers. […] En tout cas, les valeurs du rugby sont largement déclinables au féminin. » Le prince Albert II. © Photo Gaetan Luci / Palais Princier

« Ce sera trop court pour parvenir à créer une équipe de rugby à VII suffisamment compétitive pour se qualifier pour les JO de Paris, en 2024. Pour l’instant, nous n’avons pas un réservoir de joueurs monégasques suffisant. Les JO sont un objectif à moyen et long terme »

Le rugby à VII monégasque peut viser les JO de Paris, en 2024 ?

Je pense que ce sera trop court pour parvenir à créer une équipe de rugby à VII suffisamment compétitive pour se qualifier pour les JO de Paris, en 2024. Pour l’instant, nous n’avons pas un réservoir de joueurs monégasques suffisant. Les JO sont un objectif à moyen et long terme.

Faire exister une équipe de rugby à XV à Monaco, c’est beaucoup plus compliqué ?

Pour le rugby à XV, il faut gravir les différents échelons, et ainsi monter de division en division. Même si l’ASM Rugby bénéficie de l’appui matériel et financier de certains partenaires, il reste un problème d’infrastructure. En effet, l’ASM Rugby ne peut pas utiliser le stade Louis II, qui est occupé par le football. Dans un premiers temps, ils ont joué sur le terrain de Blausasc, qui n’était pas tout à fait adéquat. Désormais, ils vont jouer et s’entraîner à Menton.

« L’ASM Rugby n’a pas de stade. Cela constitue les limites de ce projet qui verrait ce club monégasque atteindre un jour le Top 14. Mais, dans l’absolu, pourquoi pas ? En tout cas, ce serait une situation inédite pour le sport monégasque : avoir le football, le basket et le rugby au plus haut niveau, ce serait vraiment extraordinaire »

Les budgets des meilleurs clubs de Top 14, de Toulon à Toulouse en passant par le Stade Français, oscillent entre 32,5 et 38,8 millions d’euros, donc très loin des budgets du football : cela plaide-t-il en faveur d’un club de rugby monégasque professionnel en Top 14 ?

L’ASM Rugby n’a pas de stade. Cela constitue les limites de ce projet qui verrait ce club monégasque atteindre un jour le Top 14. Mais, dans l’absolu, pourquoi pas ? En tout cas, ce serait une situation inédite pour le sport monégasque : avoir le football, le basket et le rugby au plus haut niveau, ce serait vraiment extraordinaire. Car il n’y a que les grandes capitales qui peuvent se permettre cela. Mais pour emmener l’ASM Rugby en Top 14, il faudra réunir plusieurs conditions. D’abord des investisseurs solides et stables dans la durée. Et ensuite, il faudra donc résoudre ce problème infrastructures.

Les clubs de rugby français ont souvent fonctionné grâce à des mécènes, comme Serge Kampf à Grenoble et Biarritz, Pierre Martinet à Bourgoin, ou encore, plus récemment, Mourad Boudjellal à Toulon, ou Mohed Altrad à Montpellier : trouver un mécène en principauté capable d’accompagner l’ASM Rugby en Top 14 vous semble possible ?

Rien n’est impossible. Mais cela suppose des mécènes, des investisseurs très solides, et qui adhèrent à la mentalité rugby. Ce n’est pas tout à fait la même chose que le football. Pour l’instant, je ne vois pas quelles seraient les possibilités.

Aujourd’hui seul le Top 14 offre de réelles retombées médiatiques, car il est notamment diffusé sur Canal+, avec de belles audiences ?

Je pense que le rugby à VII va immanquablement se développer. Ce sport est devenu une discipline olympique, et il a fait ses grands débuts à l’occasion des JO de 2016 à Rio de Janeiro. Il faut donc laisser un peu de temps au rugby à VII. Si des équipes européennes s’illustrent, on verra les audiences à la télévision monter. Pour le moment, c’est d’ailleurs Canal+ qui est le diffuseur du championnat professionnel de clubs de rugby à VII qui regroupe les 14 équipes du Top 14, les Barbarians et Monaco.

« En discutant avec le président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte, et différentes personnes de l’organisation, nous avons convenu qu’il serait possible que Monaco puisse être un centre d’entraînement pour l’une des équipes qui participera à la coupe du monde de rugby 2023 »

Le rugby féminin à XV grandit, avec notamment des diffusions à la télévision de l’équipe de France féminine : le féminisme passe-t-il aussi par le rugby ?

D’une façon générale, le sport féminin se développe d’une manière extraordinaire. Il y a le football féminin, bien sûr, mais il y a aussi beaucoup d’autres sports. Le rugby féminin est encore jeune, mais il est extrêmement prometteur. L’ASM Rugby a déjà une équipe féminine. Mais pour la développer, là encore, cela suppose des moyens financiers. Peut-être que l’accent devrait être davantage mis sur le rugby à VII féminin, sans abandonner non plus l’idée d’une équipe à XV. Mais je pense que notre créneau, c’est davantage le rugby à VII. En tout cas, les valeurs du rugby sont largement déclinables au féminin.

« Je garde des souvenirs heureux des équipes de France qui ont fait le grand chelem, pendant le Tournoi des 5 ou des 6 Nations, avec la génération de Jean-Pierre Rives, de Jean-Claude Skrela, ou de Serge Blanco. Je me souviens aussi des grandes équipes alignées par le Pays de Galles. » Le prince Albert II. © Photo Gaetan Luci / Palais Princier

La Coupe du monde de rugby à XV, en 2023, se déroule en France et des matches auront lieu à Nice : quel rôle pourrait jouer Monaco ?

Pour le moment, rien n’est prévu. Mais en discutant avec le président de la fédération française de rugby (FFR), Bernard Laporte [lire son interview dans ce dossier — NDLR], et différentes personnes de l’organisation, nous avons convenu qu’il serait possible que Monaco puisse être un centre d’entraînement pour l’une des équipes qui participera à la Coupe du monde de rugby.

Monaco va accueillir l’équipe de France de Fabien Galthié ?

Ce ne sera pas nécessairement l’équipe de France. Pour cette Coupe du monde 2023, les équipes seront réparties dans différentes villes. En 1998, lorsque la France a organisé la Coupe du monde de football, l’équipe des Pays-Bas est venue établir ses bases en principauté. Ils ont alors utilisé les terrains d’entraînement de l’AS Monaco. Il n’est donc pas impossible que l’une des équipes présentes à la Coupe du monde de rugby 2023, non seulement s’entraîne à Monaco, mais fixe son camp de base ici. Je suis en tout cas ouvert à cette idée, mais nous n’avons pas encore eu de contacts plus précis à ce sujet. En revanche, pour se préparer avant cette Coupe du monde 2023, je pense que l’équipe de France va à nouveau venir s’entraîner en principauté, comme elle l’a déjà fait dans le passé.

« Si le football ne fait pas les efforts nécessaires, il aura de plus en plus de mal à attirer un public nouveau. Dans ce contexte, le rugby a une proposition séduisante, notamment pour la sécurité, pour l’ambiance festive, chaleureuse, sympathique et pacifiée qui règne dans les stades de rugby. Il y a rarement des problèmes entre supporters »

Foot-business, violences, racisme et homophobie dans les tribunes, argent roi… Le football ayant une image dégradée, le rugby va-t-il devenir un nouveau vecteur de communication pour la principauté ?

Bien sûr. Dans L’Equipe du jour [cette interview a été réalisée le 9 juin 2021 — NDLR], un article s’intitule Le rugby est plus séduisant que le football. Je crois que le public a bien compris les limites du football-business. Parfois des incidents peuvent se produire dans les stades et en dehors. Le rugby est plus consensuel. Il est aussi, peut-être, plus rassurant pour y venir en famille. Je ne parle pas ici du stade Louis II, mais ailleurs, il y a parfois des soucis de sécurité. Si le football ne fait pas les efforts nécessaires, il aura de plus en plus de mal à attirer un public nouveau. Dans ce contexte, le rugby a une proposition séduisante, notamment pour la sécurité, pour l’ambiance festive, chaleureuse, sympathique et pacifiée qui règne dans ses stades. Il y a rarement des problèmes entre supporters. Car la plupart des personnes qui suivent le rugby, ont eux-même joué. Ils comprennent ce sport, dans lequel on respecte l’adversaire, les supporters adverses et l’arbitre.

L’ensemble de ces valeurs portées par le rugby sont donc des éléments favorables à travers lesquels Monaco souhaite désormais communiquer ?

Tout ce qui peut contribuer et renforcer l’image positive de Monaco doit être favorisé et porté le plus loin possible.

1) Le prince Albert II a participé aux JO d’hiver en 1988, 1992, 1994, 1998 et en 2002, en tant que membre de l’équipe monégasque de bobsleigh. Monaco a participé pour la première fois aux JO d’été en 1920 et aux JO d’hiver en 1984. La principauté affiche 19 participations aux JO d’été et 10 pour les JO d’hiver. À ce jour, elle n’a jamais remporté de médaille.

Pour lire la suite de notre dossier sur le développement du rugby à Monaco, cliquez ici.

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