jeudi 1 décembre 2022
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Plus vrais que nature

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Paul Belmondo et Delphine Depardieu sont tous deux comédiens. Amis aussi. Le fils de Jean-Paul et la nièce de Gérard n’étaient pourtant pas destinés à l’être. De passage à Monaco pour la pièce Plus vraie que nature, en décembre dernier, ils sont revenus pour Monaco Hebdo sur leur rencontre. Et leur amitié.

A les voir, on pourrait croire qu’ils ont grandi ensemble. Pourtant, les deux comédiens ne se sont rencontrés qu’il y a quelques années. « Ça fait 5 ans qu’on se connaît et qu’on est amis », précise Paul Belmondo. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce ne sont pas leurs patronymes qui ont initié cette rencontre, mais bien leur amour des planches. Bien que la famille y soit tout de même pour quelque chose… Car pour leur première représentation ensemble, c’est le cousin de Paul, Olivier Belmondo, qui officiait à la mise en scène. « Au départ, on m’a appelée pour travailler sur une pièce mise en scène par son cousin. Il remontait la pièce, et on a donc organisé une rencontre pour effectuer une première lecture », explique Delphine. Une première et une réussite, puisqu’ils ont bien failli exporter la représentation jusqu’à la capitale, comme le raconte Paul. « On a d’abord joué Traitement de choc à Avignon. Le Théâtre des Nouveautés à Paris la voulait mais l’auteur et le théâtre n’ont pas réussi à se mettre d’accord. » Pour autant, et c’est rarissime dans le milieu théâtral, les dirigeants du Théâtre des Nouveautés ne vont pas abandonner. « Il voulait vraiment nous avoir sur scène, du coup ils ont trouvé une autre pièce. Et c’est comme ça qu’on s’est retrouvés à jouer Un oreiller ou trois », précise le fils du Professionnel.

Amitié et complicité
Le hasard faisant parfois bien les choses, l’envie réciproque des deux acteurs et leurs connaissances communes vont de nouveau les réunir sur les planches. « Après avoir joué à Milan (dans Ménage à trois, N.D.L.R.), on avait envie de rejouer ensemble. Delphine jouait à l’époque De filles en aiguilles, et m’a dit : « Tiens, Martial (Courcier, N.D.L.R.) a un script que tu devrais lire, ça serait une bonne pièce à jouer ensemble ». Dans le même temps, un ami producteur, Jean Martinez, qui joue aussi avec nous, me parle d’une pièce qu’il aimerait monter pour qu’on la joue ensemble. Je reçois les textes, et je me rends compte qu’il s’agit de la même pièce… » On parle bien entendu ici de Plus vraie que nature, où Paul Belmondo joue un séducteur célibataire qui va tomber amoureux d’un robot, joué par Delphine Depardieu. Une envie réciproque de jouer ensemble qui s’explique, tant par leur amitié que par la complicité et la confiance qui s’est installée entre ces deux acteurs. « Comme on s’entend bien dans la vie, c’est beaucoup plus simple dans le travail. Le jeu va beaucoup plus loin. Il y a moins de gêne, c’est plus simple. Ce qu’il y a de bien dans ce métier, c’est que quand on a beaucoup travaillé ensemble, les rapports sont plus directs, comme dans la vie de tous les jours. Il y a une intimité presque familiale qui se crée », explique Delphine Depardieu.

Formule 1 et cours Simon
Pourtant, rien ne destinait ces deux-là à se retrouver ensemble sur les planches. Même si la nièce de l’interprète de Cyrano de Bergerac a ce métier en ligne de mire depuis toute petite (« J’ai toujours voulu faire ça, j’ai suivi des cours pour y parvenir et en faire mon métier », reconnaît-elle), il n’en est guère de même pour Paul Belmondo. « J’ai toujours eu une autre passion dans la vie, à savoir la course automobile. C’est en 1974 que je suis venu voir mon premier Grand Prix à Monaco, avec mon père. Mais en même temps, depuis tout petit, j’ai baigné dans le milieu du cinéma et du théâtre puisque j’accompagnais mon père sur les plateaux. J’ai eu la chance de réaliser mes deux rêves, en étant tout d’abord pilote de Formule 1, puis en devenant acteur. Même si pour moi ce métier me paraissait totalement inaccessible au départ, j’ai fini par me lancer et y arriver. »

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Monaco Hebdo