L’actrice américaine Robin Wright a reçu la Nymphe d’or au festival de télévision de Monte-Carlo. Lancée en 1986 sur le grand écran, elle a été présente sur plusieurs films à succès, dont Forrest Gump (1994) et Blade Runner 2049 (2017). Dernièrement, les spectateurs ont pu la voir en tête d’affiche de la série à succès House of Cards (2013-2018).
C’est une grande dame du cinéma qui a été récompensée à Monaco. Sur la scène, dans une robe brillante, à l’image de sa carrière, Robin Wright a reçu le trophée de la Nymphe d’or, des mains du prince Albert II. « C’est un prix si spécial. Je me sens très honorée de le recevoir, pour tout ce qu’il représente. J’ai le sentiment d’être bénie », a-t-elle dit au moment de recevoir ce trophée, le 17 juin 2025. L’actrice américaine de 59 ans, originaire du Texas, laisse derrière elle, un parcours étonnant, fait de hauts et de bas, dans des styles bien différents. Blockbusters, drames, comédies, thrillers, films d’animation, séries… Robin Wright a su s’adapter à différents formats depuis ses débuts au cinéma, en 1986, et c’est notamment cette diversité qui l’a amené à être félicitée dans le cadre du festival de télévision de Monte-Carlo. Après une première apparition, peu remarquée, dans un premier long métrage, Hollywood Vice Squad (1986), elle brille dans le film devenu culte, Princess Bride (1987) de Rob Reiner, dès l’année suivante, prouvant aux yeux des réalisateurs, un vrai talent. C’est notamment ce rôle qui lui permet de décrocher l’un des films qui lui colle encore à la peau, 30 ans plus tard : Forrest Gump de Robert Zemeckis. Elle y joue le rôle de Jenny Curran, aux côtés de Tom Hanks, qui interprète Forrest Gump.

De nombreux rôles secondaires
Tout au long de sa carrière, elle jouera plusieurs rôles secondaires, souvent dans l’ombre de grands noms. C’est le cas dans le mélodrame Une bouteille à la mer (1999), où elle joue avec Kevin Costner. Le même scénario se dessine en 2000, où on lui offre le rôle principal féminin du thriller fantastique Incassable (2000), où elle partage l’écran avec Bruce Willis. En 2001, elle joue dans le polar The Pledge (2001), avec Jack Nicholson en acteur principal. Des beaux noms donc, des films qui fonctionnent bien au box-office, mais le parcours de cette actrice prend encore de l’ampleur en 2009, lorsqu’elle décroche le premier rôle de la comédie Les Vies Privées de Pippa Lee (2009). Petit à petit, la côte de l’actrice monte, et les réalisateurs lui confient désormais les premiers rôles sans hésiter : La conspiration (2010) de Robert Redford, Rampart (2012) de Oren Moverman, Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes (2011) de David Fincher. Robin Wright affirme alors plus que jamais son statut de star du cinéma.
Après une première apparition, peu remarquée, dans un premier long métrage, Hollywood Vice Squad (1986), elle brille dans le film devenu culte, Princess Bride (1987) de Rob Reiner, dès l’année suivante
House of Cards, le déclencheur
Et pourtant, au moment où sa carrière semble enfin prendre une tournure dorée, elle fait le choix de se tourner vers le petit écran, et vers le monde des séries, qui est alors en pleine expansion. Ce choix s’annoncera payant pour la suite de sa carrière. Sous les traits du scénariste Beau Willimon, naît House of Cards (2013-2018), une série qui raconte un quotidien fait de manipulations et de complots à la plus haute échelle du pouvoir politique américain. Pendant six saisons et 73 épisodes de 55 minutes, Robin Wright y interprète le rôle de Claire Underwood, la femme d’un homme politique sans scrupule qui va accéder à la présidence américaine. Tout au long de cette série, Robin Wright prend de l’importance, notamment lorsque Kevin Spacey, l’acteur principal, est évincé de la série suite à de nombreuses accusations d’agressions sexuelles. L’acteur est notamment qualifié par des anciens salariés de la série House of Cards comme un « prédateur », des propos rapportés par le média CNN en 2017. C’est à ce moment que Robin Wright est propulsée seule, en tête d’affiche et en icône de la sixième et ultime saison de House of Cards. De son côté, Kevin Spacey a été acquitté en 2022 et 2023 d’accusations d’agressions sexuelles en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Une nouvelle procédure pour agression sexuelle a été lancée à Londres en 2025, après les accusations d’un ancien acteur, Ruari Cannon.
« J’adore être devant la caméra. J’ai l’impression de faire rêver les gens, de transmettre des émotions. Cependant, être derrière la caméra, c’est une sensation bien différente, mais tout aussi plaisante : celle de créer ces émotions, de les construire »
Un futur de réalisatrice
Dans le même temps, Robin Wright n’hésite pas à changer de casquette et à réaliser plusieurs épisodes de House of Cards, notamment dans les saisons 2, 3 et 4. Lors d’une conférence de presse donnée pendant le festival de télévision de Monte-Carlo, elle est revenue sur cette double casquette : « Vous savez, j’adore être devant la caméra. J’ai l’impression de faire rêver les gens, de transmettre des émotions. Cependant, être derrière la caméra, c’est une sensation bien différente, mais tout aussi plaisante : celle de créer ces émotions, de les construire. Je peux diriger les acteurs, leur dire où se placer sur le plateau, et diriger les émotions. C’est une autre facette du métier que j’apprécie beaucoup. » Cette facette de réalisatrice devrait continuer à évoluer, puisqu’en 2020, elle a acquis les droits du roman d’anticipation Les Carnets rouges (2021) de Carole et Antoine Fruchard, pour l’adapter en série : « J’ai toujours envie de faire mon métier d’actrice, mais c’est vrai que j’aime exercer en tant que réalisatrice. C’est un métier totalement différent, et c’est tout autant plaisant. » Pour l’instant, aucune information n’a été donnée quant à la date de la diffusion de cette future série qui devrait être réalisée par Robin Wright, en solitaire.



