À l’occasion de son 90ème anniversaire, le compositeur estonien Arvo Pärt a reçu des mains de la princesse de Hanovre l’insigne de commandeur de l’ordre du mérite culturel de Monaco. Une distinction qui salue l’œuvre d’un artiste majeur de la musique contemporaine, dans un cadre empreint de recueillement et de résonances spirituelles. La princesse de Hanovre s’est rendue en Estonie pour saluer un compositeur dont l’œuvre, depuis plus d’un demi-siècle, irrigue la musique sacrée contemporaine. Né en 1935, Arvo Pärt est l’auteur d’un langage musical singulier, le tintinnabuli, qu’il développe dès la fin des années 1970. Ce style minimaliste, fondé sur l’équilibre entre dépouillement et spiritualité, s’est imposé bien au-delà des cercles religieux ou spécialisés.
Son œuvre est aujourd’hui interprétée dans les plus grandes salles du monde. De 2003 à 2011, ce compositeur était aussi membre de la fondation prince Pierre, confirmant les liens tissés de longue date avec la principauté. Ce lien a été renouvelé lors d’un événement symbolique organisé au centre Arvo Pärt à Laulasmaa, en partenariat avec la fondation prince Pierre. Dans ce lieu conçu comme un espace de recueillement autant que de création, une conférence de l’écrivain et éditeur Javier Santiso a été donnée, sous le titre L’homme vertical. Il s’agit d’un hommage croisé à deux figures de la vie intérieure : Arvo Pärt et l’écrivain Christian Bobin (1951-2022). « Ce moment incarne tout ce que nous souhaitons défendre : l’alliance de la musique et de la parole, de la quête spirituelle et du geste artistique », a souligné Javier Santiso, traducteur de Bobin et fin connaisseur de son œuvre. Ce poète français, disparu en 2022, a été lauréat du prix littéraire de la fondation prince Pierre, autre trait d’union entre ces deux hommes.



