mardi 6 décembre 2022
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Suzuki S-Cross : Le renouveau à l’honneur

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Changement profond ou simple restylage ? Le nouveau S-Cross prend un peu des deux pour mettre en avant quelques avantages de sa génération, comme la micro-hybridation et la trans-mission intégrale pour un tarif de base de 27 090 euros. Le test de Monaco Hebdo, c’est par ici.

Le Suzuki S-Cross a subi un gros lifting extérieur. C’est le moins que l’on puisse dire. Le design a progressé et s’est modernisé. Les designers ont remis au goût du jour un SUV qui, jusqu’à maintenant, était passé un peu inaperçu en France. La première génération n’avait pas vraiment misé sur le look. La calandre et la poupe n’étaient pas véritablement au goût du jour. Il manquait de caractère, de personnalité et paraissait un peu palot face à la concurrence. Outre ce manque de tempérament, le S-Cross était une bonne auto, bien équipée et fiable avec en prime un tarif attractif. Apparu en 2016 lors du restylage du SX4 S-Cross, le crossover japonais change de nom et continue sur sa lancée discrète jusqu’au restylage en profondeur de 2022. Il était temps de la faire, face à une concurrence exacerbée dont les principaux acteurs sont le 3008, le 2008 ou encore le Ford Puma. Mais c’est aussi l’occasion pour le constructeur nippon de proposer une gamme SUV désormais à jour entre le Vitara, le Jimny, et le S-Cross. À la fois 4×4 et SUV, le S-Cross devient un crossover moderne qui tourne le dos à son aîné et qui peut désormais être fier de son look contemporain.

© Photo Suzuki

À la fois SUV et 4×4

Il faut dire que le S-Cross a subi de profonds changements esthétiques. Il a tout d’abord un air de 4×4 robuste, dynamique et dans l’air du temps. Son capot flanqué du sigle S prolongé de deux barres chromées laissant la place à des optiques LED lui donne du caractère. À l’arrière, la barre lumineuse dont les extrémités se concluent par des feux obliques n’est pas sans rappeler celle du Peugeot 3008. Les flancs sont légèrement creusés pour donner de la légèreté à l’ensemble. Le gabarit de 4,30 mètres est en revanche resté le même alors que les SUV de la concurrence ont progressé. Par ailleurs, le nouveau S-Cross garde la même plate-forme que son aîné. Sous le capot, on retrouve le 1,4 litre turbo qui délivre 129 chevaux, secondé par une hybridation de 48 V. Ce dispositif permet surtout d’abaisser le niveau de CO2 et les consommations. L’auto est dotée d’une boîte automatique à six rapports souple et agréable sans pouvoir lui demander d’être réactive. D’ici la fin de l’année, Suzuki proposera une boîte robotisée à simple embrayage avec une motorisation full hybride. En ville, l’auto est plutôt agile et s’en sort bien, malgré un poids de 1 300 kg. Il faudra compter sur une consommation d’environ 6 litres aux 100 kilomètres. Mais c’est surtout sur les routes délicates que le S-Cross sort son jeu grâce à sa transmission intégrale. Le système Allgrip permet de bloquer le différentiel central et de répartir ainsi le couple entre les deux essieux à parts égales. Un avantage certain par rapport à la concurrence souvent dénuée de ce système et qui permet au S-Cross de prétendre au titre de 4×4. Par ailleurs, plusieurs modes de conduite sont disponibles, au choix : auto, sport et snow.

© Photo Suzuki

Équipement riche

Malgré un amortissement un peu souple, la tenue de route reste “cool”, même si cela met en défaut l’agrément de conduite sur les longs trajets. Le S-Cross reste rassurant notamment grâce à ses nombreuses aides à la conduite : alerte de franchissement de ligne, surveillance des angles morts, correction de la trajectoire, caméra à 360° À l’intérieur, le conducteur peut compter sur un écran tactile 7 pouces compatible Apple carPlay et Android, mais il devra se passer d’une instrumentation digitale. L’espace est généreux à l’avant comme à l’arrière et le coffre de 430 litres est volumineux et peut disposer d’un plancher plat, une fois les dossiers des sièges arrière rabattus. Polyvalent, bien équipé, le nouveau S-Cross remanié et revisité laisse entrevoir des évolutions intéressantes à la fois esthétiques et mécaniques tout en reprenant la base de son aîné. Il peut ainsi se hisser sans rougir au niveau des Peugeot 3008, Dacia Duster, Hyundai Tucson. Un nouveau joueur vient de rentrer dans l’arène des SUV, même si ce dernier reste un outsider sur le marché et doit s’imposer face au Vitara jouissant d’une image plus forte.

Note globale : 3/5

Les plus

  • Transmission intégrale performante
  • Volume intérieur
  • Equipement complet

Les moins

  • Confort et insonorisation perfectibles
  • Instrumentation digitale absente

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Monaco Hebdo