samedi 3 décembre 2022
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Mercedes Break All-Terrain Du sang neuf

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Mercedes s’attaque aux breaks tout-terrain avec son Classe C All-Terrain. Il rejoint ainsi ce cercle très fermé, et s’offre au passage une nouvelle niche qui prendra, peut-être, de l’ampleur, à l’image des SUV. Ce baroudeur est proposé à partir de 55 550 euros. Le test de Monaco Hebdo, c’est par ici.

Mercedes sort des chaînes de montage un break d’un nouveau genre. La garde au sol est relevée, le look est inspiré des tout-terrain et l’auto est dotée d’une transmission intégrale. Signe des temps, la marque à l’étoile se lance dans un nouveau créneau porteur : celui des breaks baroudeurs à l’instar du Allroad Audi, Le nom est d’ailleurs très évocateur : Classe C break All-Terrain. Un nom tout désigné pour concurrencer le Allroad. Si Mercedes s’est lancé dans cette nouvelle aventure, il ne fait aucun doute que le secteur est porteur. Les autres marques ont déjà posé des jalons, comme Audi bien sûr qui a mis en avant son Allroad depuis 2001. Mais la marque aux anneaux n’est pas la seule ; on retrouve sur ce même créneau Volvo V60 Cross Country.

© Photo Mercedes-Benz

Effet de mode ?

Ce genre de véhicule hybride serait-il la nouvelle coqueluche des clients ? Ou vient-il compléter une offre largement phagocytée par les SUV ? L’avenir nous le dira. Mais si Mercedes met sur le marché ce type de véhicule, ce n’est pas pour faire de la figuration. Il y a un vrai marché qui prend forme et qui s’étoffe. Côté look, le break Mercedes ne perd pas sa ligne élégante. Il est juste un peu plus haut, 40 mm supplémentaires qui font la différence. On remarquera tout de même un accoutrement spécifique. Les ailes sont protégées par des plastiques noirs et des plaques métalliques sont accolées aux boucliers et aux bas de caisses. Pour affronter les routes glissantes, les routes en terre et la neige, cette Classe C est dotée d’une transmission intégrale 4Matic qui comporte deux modes spécifiques suivant les difficultés rencontrées. Pour l’instant, il existe deux versions : une essence 200 et un diesel 220d qui sont équipées d’une micro-hybridation.

© Photo Mercedes-Benz

Équipements bien fournis

À l’intérieur, les équipements sont nombreux dès le premier niveau de finition. On retrouve le système d’info-divertissement MBUX de deuxième génération très efficace et réactif. L’écran central de 11,9 pouces est imposant et s’y affichent les différents modes de conduite. L’instrumentation est digitale et le conducteur peut accéder à de nombreuses informations comme l’angle de braquage des roues. Pour le reste, pas de changement par rapport aux autres versions. La place aux sièges arrière et le volume du coffre de 490 litres ne changent pas. Derrière le volant, on a envie de tester l’auto non pas sur autoroute mais sur les chemins. La première impression est bonne puisque les suspensions restent fermes sans être sèches. Le confort est préservé. Le conducteur a le choix entre deux modes de conduite : Offroad et Offroad +. Ce système, en fonction de la route, joue sur l’ESP, la direction, le moteur, la boîte et la transmission. La seconde option permet au conducteur d’avoir, entre autres, un contrôle automatique de la vitesse en descente à la fois en marche avant et arrière. En mode “route”, la transmission intégrale donne 55 % de la puissance aux roues arrière. Une sécurité appréciable sur des routes enneigées avec en prime l’aide d’une vision à 360° apportée par les caméras périphériques. Et de nuit, l’éclairage est très efficace avec une portée de 600 mètres. Le moteur de 200 chevaux est nécessaire pour mouvoir les 1,9 tonne de cette auto, ce qui ne l’empêche pas d’être agile. Il est secondé, dans les phases de démarrage, par le moteur électrique de 48 V apportant ses 20 chevaux complémentaires. Les quelques kilos supplémentaires et un réservoir amputé de 26 litres (restent seulement 40 litres) ne permettent pas d’engloutir autant de kilomètres que la version 4Matic classique. Il faut faire des passages plus fréquents à la pompe. Encore relativement confidentiel, le Classe C All-Terrain doit faire face à une concurrence assez faible. Le Allroad, moins cher, plus sportif, mais avec un intérieur plus ancien, semble être le rival. Le V60 Cross Country Volvo, bien équipé pour un tarif de 56 000 euros est pénalisé par un malus de 1 000 euros pour la France. Il semble que les chemins de traverse soient encore libres pour ce Classe C tout terrain.

Note globale : 4,5/5

Les plus

  • Intérieur soigné
  • Aide à la conduite en mode tout terrain
  • Confort à bord

Les moins

  • Réservoir trop petit
  • Moteur bruyant
  • Tarifs élevés

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Monaco Hebdo