dimanche 14 août 2022
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BMW Série 2 coupé : une alternative sportive

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BMW persiste et signe. La Série 2 est une propulsion au look sportif et aux performances intéressantes, dans un monde dominé par les SUV en mode traction et à la conduite souple. Cette dynamique compacte est proposée à partir de 41 800 euros. Monaco Hebdo l’a essayée pour vous. Voici notre test.

Un retour aux sources ? Peut-être bien. En tout cas, le style de cette Série 2 nous le suggère. On remarquera en effet un long capot, un quatre cylindres en position longitudinale et surtout une motricité qui passe par les roues arrière. Désormais, il faut se rendre à l’évidence, les constructeurs automobiles proposant des véhicules en mode propulsion deviennent de plus en plus rares. Même BMW, l’un des spécialistes de la propulsion, s’est converti à la traction pour certains modèles. Il n’y a qu’à voir la Série 1. Avec cette petite berline deux portes, le constructeur bavarois enfonce le clou, car la Série 2 roule à contre-courant, pour ne pas dire à contresens. Les autres constructeurs ne proposent que très rarement ce genre de véhicules dans leur catalogue. Ils se sont engouffrés dans la brèche des SUV depuis plus de vingt ans, laissant peu de chances aux autres berlines classiques et encore moins aux coupés. Alors BMW propose-t-il avec ce coupé sportif un modèle hors normes ? Si cela semble être le cas, c’est un produit pour lequel il faut faire des concessions. Il faut mettre de côté le confort et l’espace incarnés par les SUV pour laisser la place à la sportivité et au plaisir de conduire. De là à dire que ce coupé est l’antithèse du SUV, il n’y a qu’un pas.

BMW Série 2 coupé
© Photo BMW

Un style qui en dit long

Ce véhicule se remarque en tout cas par son style ciselé et sportif. C’est véritablement son point fort. La calandre, plus discrète, reprend les haricots horizontaux. Sous cette dernière, la prise d’air est béante elle est cernée par des écopes pour refroidir les freins. Les optiques sont effilées à l’avant. A l’arrière, la double sortie d’échappement ne passe pas inaperçue. Le style général est travaillé et taillé à la serpe. Cette impression de sportivité est accentuée par un châssis rabaissé de 2,8 centimètres. La largeur gagne presque six centimètres. Un look de combattante qui cache sous son long capot un quatre cylindres 2.0 turbo développant 184 chevaux. Cette belle mécanique est secondée par une boîte automatique à huit rapports. Une fois le mode Adaptive sélectionné, et il faudra le faire à chaque fois que vous démarrez votre BMW, car c’est le mode Confort qui s’enclenche automatiquement à chaque pression sur le bouton démarrage. Ce dernier mode est handicapant, car il prive le conducteur du compte-tours et la boîte automatique passe très tôt les rapports. Donc en mode Adaptive, les élans sont à la hauteur des espérances même si le coupé accuse un léger embonpoint sur la balance avec 1 553 kg. Pour compenser ce surpoids, les motoristes maison ont privilégié le couple de 300Nm disponible très tôt dès 1 350 tr/mn. Les reprises sont vives et les accélérations plutôt sportives. Le châssis, issu de la série épaule efficacement la tenue de route. Les suspensions assez fermes sont prises en défaut sur un revêtement dégradé. L’arrière a tendance à tressaillir sur les déformations de la chaussée.

BMW Série 2 coupé
© Photo BMW

Un habitacle soigné

La bonne surprise vient de l’habitacle qui reprend à son compte la planche de bord de la série 4. On retrouve un écran central tactile de 12,3 pouces. Les sièges sport sont réglables presque à l’infini donnant ainsi la possibilité d’avoir une position de conduite idéale. On remarquera la qualité des matériaux et l’assemblage qui ne souffre d’aucune critique. Si à l’avant tout va bien, à l’arrière les choses se compliquent. L’espace pour s’y engouffrer est limité. Le coffre ne propose que 390 litres mais les sièges se rabattent pour plus de volume. Acérée, dynamique, dans la lignée des coupés BMW à caractère sportif, cette Série 2 ratisse large. Elle est proposée au catalogue dans une motorisation diesel, la 220d de 190 chevaux et à l’autre extrémité en version ultra sport, la M240i avec un six cylindres de 3 litres développant 374 chevaux et abattant le 0 à 100 kilomètres en 4,3 secondes dont le tarif titille les 60 000 euros. BMW prévoit une version M2 pour cette année. Ainsi les coupés n’ont pas fini de faire parler d’eux, même s’ils font déjà partie d’une ère qui s’achève.

Note globale : 3/5

Les Plus : Design travaillé, moteur performant, agrément, instrumentation de série 4

Les Moins : Peu de place à l’arrière, suspensions assez fermes, mode confort prioritaire

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Monaco Hebdo