dimanche 14 août 2022
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A8 60 TFSIe : l’Audi en classe affaire

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Les grands de ce monde apprécient les voitures confortables et spacieuses. Dans ce registre très sélect, l’A8 tient le cap depuis 1994, date du lancement de la première génération. Ce quatrième opus s’accompagne d’une version hybride rechargeable, pour séduire les acheteurs capables de dépenser 116 500 euros. Monaco Hebdo a pu l’essayer pour vous. Voici notre test, et notre verdict.

Il n’est pas simple de s’approprier le haut du podium alors que la concurrence fait rage. À ce niveau de perfection, où le client est singulièrement difficile, l’innovation reste la clé du succès après l’image de marque, assez déterminante, il faut le souligner. Dans ce registre, la Mercedes Classe S reste la star incontestée du segment. Elle s’impose depuis plus de cinquante ans en tête des ventes. Dans cet univers très élitiste, se trouvent la Porsche Panamera, la BMW Série 7 et enfin l’Audi A8. Appuyée par Ferdinand Piëch, pour concurrencer directement BMW et Mercedes, l’A8 de première génération fut lancée en 1994 en s’appuyant sur une spécificité technique, sa structure intégralement en aluminium (Audi Space Frame) avec son système de transmission intégrale quattro. Plus légère, plus rigide, le porte-étendard du constructeur aux anneaux est devenu la référence de la catégorie sur le plan des qualités dynamiques. La place la plus désirable à bord d’une limousine n’était plus à l’arrière, mais carrément à l’avant, de préférence derrière le poste de conduite.

Audi A8
© Photo Audi

Équipement pléthorique

De cette quatrième génération apparue en 2017, il faudra retenir qu’il s’agit véritablement de la vitrine du savoir-faire d’Audi. Inutile de faire l’inventaire des dotations proposées : rien ne manque à l’appel. Suspensions pneumatiques adaptives, vision nocturne, détection de piétons, phares laser, affichage tête haute, roues arrière directrices et plus encore, dont une quarantaine d’aides à la conduite. Tout cela apportent aux occupants de cette A8 un niveau de sécurité et un feeling au volant hors du commun. Un dynamisme bienvenu qui contraste cependant avec l’aspect massif des lignes. Le manque d’élégance est avéré mais cela ne devrait pas déplaire à la clientèle chinoise, qui se laisse séduire chaque année à hauteur de 16 000 exemplaires, sur les 23 700 véhicules produits chaque année. Esthétiquement pour ce restylage, l’ensemble ne gagne pas en légèreté, bien au contraire. La calandre reçoit des motifs chromés et profite de l’adoption de nouvelles optiques. À l’intérieur, la qualité de la finition fait toujours figure de référence. Mais c’est dans le compartiment moteur que réside la nouveauté principale.

Audi A8
© Photo Audi

L’hybride, une nécessité

Pour contenter les gros « rouleurs », Audi propose toujours une version diesel A8 50 TDI de 286 chevaux, qui se veut économique et performante. Pour combler les plus raffinés, la S8 donne le change avec son gros V8 de 570 chevaux. Pour les Français, ces deux versions se voient insuffler d’écotaxes dissuasives, entre 8 000 euros et 40 000 euros. D’où la nécessité de l’introduction de cette version 60 TFSIe pour le constructeur aux anneaux. L’A8 découvre ainsi la technologie hybride rechargeable, et se trouve en conséquence exonérée de malus et de TVS pour les entreprises françaises, grâce à l’apport d’un moteur électrique de 90 kW, logé sous le coffre. Avec ce bagage complémentaire, l’A8 peut parcourir 59 kilomètres en mode 100 % électrique. Ce moteur électrique est associé à un V6 3.0 TFSI de 340 chevaux. Pour de longs trajets, vous pourrez atteindre les 600 kilomètres d’autonomie. Grâce à ses 462 chevaux, on passe de 0 à 100 km/h en 4,2 secondes. Forcément, cette A8 électrifiée offre une vraie valeur ajoutée, en ne consommant pas, en moyenne, plus de 8,5 litres/100 kilomètres, en la laissant tout gérer d’elle-même, en mode « Auto Hybrid », et en roulant naturellement. Au vu de son poids et de ses dimensions, voilà sans doute une prouesse de plus pour cette A8. L’hybridation rechargeable apporte une véritable sobriété, sans rogner sur le plaisir de conduite, les qualités dynamiques, et le confort. Dommage que son prix de départ soit fixé à 116 500 euros, hors options. Cette grande Allemande de 460 chevaux réalise un parcours sans-faute, avec toujours plus d’innovations. Mais la concurrence est rude, et définitivement plus moderne. Audi prépare déjà la relève, au travers du concept-car Grand Sphere, 100 % électrique. Histoire de disputer à nouveau le haut du podium.

Note Globale : 4/5

Les Plus : Qualité de fabrication, performance, consommation, dotation, personnalisation

Les Moins : Style massif, options chères et nombreuses

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Monaco Hebdo