lundi 16 février 2026
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Alfa Romeo Giulia 2,0 l Q4 Veloce : plaisir sans filtre

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L’émergence des modèles électriques marque le pas en Europe. L’émergence des modèles électriques marque le pas en Europe. Monaco Hebdo a repris les commandes d’une séduisante auto signée Alfa Romeo, l’une des plus belles berlines de l’histoire : la Giulia. Avec ses 280 chevaux et son moteur quatre cylindres turbo, elle incarne une époque révolue, mais terriblement attachante. Cette mise à jour esthétique lui permet de se réinventer avec brio. Disponible à partir de 58 600 euros, voici le test de Monaco Hebdo.

 Les sensations uniques d’une voiture à moteur thermique, comme le bruit du démarreur ou le changement de rapports, semblent vouées à disparaître. Bien que le constructeur coréen Hyundai, avec sa Ioniq 5 N, un modèle sportif 100 % électrique, démontre que l’inspiration thermique peut être une option crédible pour mener à bien cette transition. Cette remise en question de la fin des moteurs thermiques à l’horizon 2035 est sur la table des négociations européennes, offrant peut-être un espoir. Lors de son lancement en 2016, la Giulia se distinguait déjà par sa légèreté et son agrément grâce à l’utilisation de matériaux de qualité, comme l’aluminium et le carbone. Sept ans plus tard, elle reste une exception dans un segment de berlines de plus en plus délaissé, s’accrochant à sa nature non électrifiée.

La Giulia repose toujours sur la plateforme Giorgio, qui se distingue par sa sophistication technique, avec un train avant à double triangulation et un arbre de transmission en carbone. Le « restylage » d’un an environ n’apporte que peu de changements, se limitant à une nouvelle configuration des phares et à une instrumentation entièrement numérique. À présent, il s’agit de la seule motorisation essence, à l’exception de la version Quadrifoglio de 510 chevaux. Cette version intègre la transmission intégrale Q4, active uniquement en cas de perte d’adhérence, permettant à la Giulia de se comporter principalement en propulsion. Elle dispose d’un autobloquant mécanique en finition « Veloce ».

Alfa Romeo Giulia Veloce
© Photo Alfa Romeo

Au volant, des sensations hors pair

Cette berline offre une agilité inégalée et s’impose comme une référence, même face au comportement d’une BMW Série 3. Elle procure immédiatement une sensation de sportivité, un guidage des trains roulants unique avec un train avant précis, une direction réactive et une motricité irréprochable. Son confort de suspension est au-dessus de sa catégorie, bien que non piloté, ce qui la rend encore plus remarquable. Cependant, ces plaisirs de conduite sont malheureusement atténués par son moteur quatre-cylindres turbo MultiAir. Bien que performant, son manque de caractère et son bruit très ordinaire tempèrent les prouesses dynamiques, comme le 0 à 100 km/h en 5,2 secondes. La boîte automatique, quant à elle, se distingue par son efficacité, offrant des sensations sportives en mode « Dynamic ». En termes de consommation, le 2,0 l est relativement gourmand et sensible aux sollicitations du pied droit, affichant des chiffres autour de 10 litres/100 km sur autoroute à vitesse réglementaire. Imaginez ce que cela peut engendrer si vous êtes taquin du pied droit… Toutefois, sur route, une conduite plus douce permet de descendre en dessous de 7 litres/100 km, mais cela nécessite d’accepter une certaine frustration avec un tel châssis.

L’intérieur de l’Alfa Romeo Giulia a connu une nette amélioration, notamment au niveau de la console centrale, avec une planche de bord en cuir, en option. Elle dispose d’une caméra de recul et d’une instrumentation numérisée, en rendant hommage au passé avec les deux tachymètres principaux qui évoquent les Alfa Romeo des années 1960.

Alfa Romeo Giulia Veloce
© Photo Alfa Romeo

Prix et concurrence

En tenant compte de la surtaxe écologique, en France, elle se retrouve en concurrence directe avec des hybrides rechargeables comme la Mercedes Classe C 300e AMG Line ou la BMW 330e xDrive 292 chevaux M Sport. Bien qu’elles n’offrent pas une expérience de conduite aussi engageante, elles représentent des choix plus rationnels en termes de valeur résiduelle. Les temps sont durs pour les passionnés, particulièrement réfractaires aux hybrides. Avec son design élégant, ses sensations de conduite exceptionnelles et ses performances impressionnantes, la Giulia 2,0 l Q4, malgré un moteur peu expressif, parvient à toucher le cœur des amateurs. Les fervents admirateurs d’Alfa Romeo lui pardonneront probablement sa consommation élevée, son système multimédia peu abouti et ses frais d’immatriculation prohibitifs en France. Un signe de fin de règne, à n’en pas douter.

Note globale : 3/5

À conduire : 4/5
À financer : 2,5/5
Auto/Conso : 2,5/5
Technologie : 3/5
Les plus : Comportement, quatre roues motrices, ligne
Les moins : Moteur sans caractère, consommation élevée, multimédia

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