jeudi 16 avril 2026
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Le guerrier du Rocher

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Giorgos Tzavellas, 25 ans, est un joueur de caractère. Dur sur l’homme, malin, roublard, le Grec s’impose sur le côté gauche de la défense de l’AS Monaco. Rencontre.

Tout a commencé très tôt pour Giorgos Tzavellas. Si le joueur grec n’est pas passé par l’agogé — l’éducation spartiate de la Grèce antique —, son apprentissage du football n’a pas mis longtemps à débuter. « J’avais 5 ans quand j’ai commencé le foot, depuis, je n’ai jamais arrêté », explique Tzavellas, sourire en coin. Une passion pour le ballon rond qui va le mener à en faire son métier, gravissant rapidement les échelons. Dès 18 ans, il évolue en professionnel, et rejoint rapidement le club de Panionios, dans lequel il restera deux saisons. « Cette période a été pour moi une très bonne expérience, puisqu’à 21 ans j’ai été appelé en sélection par Otto Rehhagel. J’ai même fait partie du groupe élargi de 25 joueurs pour la coupe du monde 2010 mais je n’ai pas été pris dans la liste définitive », se remémore-t-il. Après 4 années en Grèce, ce solide défenseur latéral décide de sauter le pas et de partir pour un championnat européen majeur, la Bundesliga. C’est Francfort qui l’accueille, équipe dans laquelle il va assez vite s’imposer. Une vilaine blessure au genou va l’éloigner des terrains, et le club va descendre en deuxième division. C’est alors que son aventure monégasque va commencer.

La découverte d’un guerrier
A son arrivée sur le Rocher l’hiver dernier, Tzavellas fait partie du renouveau de l’effectif. Peu ou pas connu, il ne tarde pas à s’attirer les faveurs du public. Cela grâce à sa mentalité de guerrier, mais aussi à sa patte gauche. Celui que l’on a rebaptisé « le Spartiate », en référence à ses origines, pourrait mal vivre son surnom du fait de sa naissance à Athènes, ancestrale rivale de la cité de Leonidas… « Il n’y a aucun souci là-dessus. Je sais que ce surnom est en rapport avec le film « 300 », (de Zack Snyder, N.D.L.R.). Dans l’esprit de beaucoup de personnes, l’image du guerrier spartiate reflète la Grèce », précise-t-il. Un film qu’il apprécie tout particulièrement, et il n’hésiterait d’ailleurs pas à imiter ses glorieux ancêtres de la bataille des Thermopyles sur le terrain, son champ de bataille à lui. « Si je devais foncer seul sur les onze joueurs adverses pour mon équipe, je le ferai sans hésiter » assure le latéral gauche de la sélection grecque. Un caractère bien trempé, qui s’assagit en dehors des prés. Plus jeune, lorsqu’il avait 20-21 ans, il était « plus nerveux », mais il avoue avoir changé. Une nécessité pour réussir sa carrière selon lui. « Je suis footballeur professionnel. Je fais en sorte de faire profil bas en dehors du terrain. Mais quand je joue, je suis toujours à 200 %. Je n’y vais jamais pour faire mal ou risquer de prendre un carton, j’ai simplement toujours eu ce mental de guerrier », nous confie-t-il. Une dévotion totale à son équipe, que ce soit en club ou en sélection, avec une pointe d’émotion particulière dès lors que retentit l’hymne national de son pays.

Un joyeux compagnon
Outre ce côté guerrier et sérieux, renforcé par l’épaisse barbe qu’il arbore, le joueur sait être malin et faire prendre des cartons à ses adversaires. Une capacité non négligeable, surtout lorsqu’on est un défenseur rugueux comme il sait l’être. S’il avoue se sentir « très bien dans le groupe », il en est également l’un des animateurs. Ne tirant pas la couverture à soi lorsqu’il faut trouver le plus comique des asémistes — « c’est Nabil (Dirar), il ne s’arrête jamais, mais Andrea (Raggi) et Suba (Danijel Subasic) sont pas mal non plus » —, il reste un des grands farceurs de l’équipe. Adorant « faire stresser les autres », comme il se plaît à le dire. « Ma victime favorite est Papy Mendy, il marche à chaque fois », explique Tzavellas, entre deux éclats de rire.

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