vendredi 27 mai 2022
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Le destin olympique d’Amélie Trinquier

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Amélie Trinquier
Amélie Trinquier a fini à Singapour 4ème de sa série en 100 mètres nage libre, en 1'05''04'''. Le meilleur chrono de sa saison. © Photo D.R.

Amélie Trinquier, 16 ans seulement et déjà des premiers Jeux olympiques. Une expérience qu’elle n’oubliera pas de sitôt et qui annonce, peut-être, d’autres compétitions internationales. Par Laetitia Ferrando.

Un bassin entouré de tribunes, des lignes d’eau, un maillot… Ambiance aquatique pour notre entrevue avec Amélie Trinquier, jeune nageuse monégasque de l’AS Monaco natation. Le stade louis II et sa piscine olympique, c’est le quotidien de cette athlète qui s’entraîne 3 heures par jour, 6 jours sur 7, avec l’équipe première emmenée par son coach Jean-Louis Lecharpentier.

Pour Amélie, tout commence en 1999. La jeune fille n’a alors que 5 ans. Ses parents lui font prendre des cours pour apprendre à nager et c’est tout de suite le « coup de foudre ». Elle l’explique simplement?: « J’ai toujours aimé les sports d’eau et la sensation de glisse ». Ce qu’elle apprécie par-dessus tout dans la natation, c’est que le seul adversaire qu’elle ait, c’est elle même?: « Je préfère me battre contre un chrono ». Amélie suit alors les pas de sa grande sœur, une autre amoureuse du bassin.

La nageuse évolue dans les différents groupes de niveaux de l’AS Monaco natation et débute les compétitions. A 12 ans, elle intègre, avec sa sœur, l’équipe première. Son entraîneur Jean-Louis Lecharpentier, croit alors en cette jeune athlète « au niveau modeste ». Amélie progresse et en 2005, participe aux Jeux des petits Etats d’Europe, en Andorre, sa première grande compétition internationale. Cela lui donne envie d’aller plus loin et elle nage aux Jeux des petits Etats en 2007 à Monaco et en 2009 à Chypre.

Meilleur chrono de sa saison

En 2010, Amélie bénéficie d’une wild card pour représenter Monaco aux premiers jeux olympiques de la jeunesse organisés en août à Singapour. Une grande expérience pour l’adolescente plutôt timide, impressionnée lors de son arrivée sur le site?: « Au début on est perdu, c’est immense, il y a beaucoup de personnes ». Le plus dur a sans doute été l’adaptation au climat asiatique pour la jeune Monégasque?: « Le bassin de Singapour est à moitié ouvert, l’air est chaud et humide et ça gêne la respiration ». Cet obstacle surmonté, Amélie doit aussi faire face au décalage horaire et surtout à la pression. Comment gère-t-on tout ça à 16 ans?? « On essaie de faire abstraction », indique simplement la Monégasque. Et ça marche puisque la jeune athlète filiforme a réalisé, avec un chrono de 1’05”04 min, le meilleur temps de sa saison en finissant 4ème de sa série en 100 mètres nage libre. Mission accomplie pour cette jeune fille venue à Singapour dans l’objectif de donner le meilleur d’elle-même. « Elle a fait une très belle course technique », affirme son coach, qui pense que son poulain a tiré les leçons de l’expérience asiatique?: « Singapour sera le déclencheur d’une autre approche de l’entraînement. Je pense qu’elle a pris conscience de ce qu’elle a vécu et qu’elle va travailler avec beaucoup plus de réflexion. »

Un après Singapour??

Amélie semble avoir gagné en confiance?: « Ça m’a permis de me mettre dans le bassin des grandes compétitions et cela m’a motivé ». De là à s’imaginer nageuse professionnelle, il y a un pas que cette élève de 1er ES ne franchit pas. La lycéenne, qui partage son temps entre les cours, les entraînements et ses leçons de piano, préfère garder les pieds sur terre. Même si ces premiers jeux olympiques de la jeunesse lui donne envie d’aller beaucoup plus loin, pour cette passionnée d’économie et d’événementiel, la carrière de Laure Manaudou demeure un doux rêve.

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