La flamme des Jeux de Paris 2024 a traversé la principauté mardi 18 juin 2024, entre 14 h 15 et 14 h 45, à l’occasion de la 34ème étape du relais, en plus de sept communes des Alpes-Maritimes. Un moment historique pour Monaco et sa famille olympique.
H istorique, olympique. La flamme des Jeux de Paris a traversé la principauté mardi 18 juin 2024, entre 14 h 15 et 14 h 45, à l’occasion de la 34ème étape du relais, en plus de sept communes des Alpes-Maritimes (1). La dernière fois que la flamme olympique a été vue à Monaco, c’était en 1968, à l’occasion des Jeux olympiques (JO) d’hiver de Grenoble. Il aura donc fallu patienter 56 ans. Et c’est tout un symbole pour Monaco, terre de sports et d’athlètes. Tout un symbole, comme voir cette flamme entre les mains de Charles Leclerc, devant la statue de Juan Manuel Fangio (1911-1995), sur le port Hercule, 23 jours après son premier sacre en son pays, au 81ème Grand-prix de Monaco.
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« Charles, Charles ! » : encore plus acclamé par la foule que la flamme olympique elle-même, le pilote Ferrari a transmis le flambeau à la skieuse olympienne Alexandra Coletti. Tout un symbole, là encore, pour cette athlète, qui est la première Monégasque a avoir participé à des JO d’hiver dans la catégorie féminine. C’était à Turin en 2006. Elle a également été porte-drapeau de la délégation monégasque lors des JO d’hiver de Vancouver, en 2010.



Ecore plus acclamé par la foule que la flamme olympique elle-même, Charles Leclerc a transmis le flambeau à la skieuse olympienne Alexandra Coletti. Tout un symbole, là encore, pour cette athlète, qui est la première Monégasque a avoir participé à des JO d’hiver dans la catégorie féminine
Marche olympienne
La flamme est ensuite passée entre les mains de la pongiste olympienne Xiaoxin Yang, dixième au classement olympique actuel dans sa catégorie, et première athlète monégasque à s’être qualifiée pour des JO d’été, à Tokyo en 2020. A cette occasion, elle avait, elle aussi, été porte-drapeau de la délégation monégasque. Puis, ce fut au tour de Rudy Rinaldi, le pilote de bobsleigh, médaillé de bronze en bob à deux, avec Jérémy Torre, aux JO de la jeunesse d’hiver d’Innsbruck en 2012, avant de finir 6ème aux JO de Beijing 2022 en Bob à deux avec Boris Vain. Rudy Rinaldi a contribué à faire de Monaco la quatrième nation de cette discipline. Ce porte-drapeau de la délégation monégasque aux JO d’hiver de PyeongChang 2018 a remis solennellement le flambeau à un autre pilote de bobsleigh, et non des moindres : le prince Albert II.


Famille olympique
Le prince Albert II, c’est cinq participations consécutives, de 1988 à 2002, aux JO d’hiver en tant que pilote de l’équipe de bobsleigh de Monaco, avec laquelle il a décroché une 25ème place comme meilleure performance en bob à deux à Calgary, en 1988. Albert II a porté la flamme pour la première fois en 1996, à l’occasion des JO d’été d’Atlanta, aux États-Unis, puis à neuf autres reprises lors d’éditions des Jeux d’été et des Jeux d’hiver. Il faut dire que le prince, qui a exercé 17 sports différents, a de bons gènes : son grand-père maternel, John Brendan Kelly, a été triple champion olympique d’aviron en 1920 et en 1924. Véritable amoureux du sport, le prince est aussi membre du comité international olympique (CIO) depuis 1985, président du comité olympique monégasque depuis 1994, et président de la commission durabilité et héritage du CIO depuis 2015.




Stéphane Diagana pour finir, à Nice
Et enfin, la princesse Charlène. Devant la statue de François Grimaldi dit « Malizia » la flamme a rejoint la plus athlète des princesses, au long palmarès : en 1996, à seulement 18 ans, elle a remporté les championnats d’Afrique du Sud de natation. En 2000, aux JO de Sydney, elle a fini cinquième de la compétition avec son équipe. La même année, elle a remporté la médaille d’or du 200 mètres dos au meeting international de natation de Monaco Mare Nostrum, où elle a rencontré pour la première fois le prince Albert II, qui présidait alors cette rencontre internationale. En 2002, elle a gagné trois médailles d’or lors de la Coupe du monde (50 mètres et 100 mètres dos, relais 4×100 mètres) et la médaille d’argent durant les Jeux de Commonwealth de Manchester (4×100 mètres relais). En 2007, elle a arrêté la compétition, alors qu’elle s’est qualifiée pour les JO de Beijing d’été de 2008. Le flambeau a ensuite rejoint la France et Antibes-Juan-les-Pins, la seule commune française à être jumelée avec Olympie, avant d’atteindre La Colmiane, Valdeblore, puis Nice, où la skieuse Natasia Noens, le skieur alpin Alexis Pinturault, et la joueuse de tennis Alizé Cornet se sont succédés au relais. Des membres des associations des victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, ont également porté ce symbole olympique sur la promenade des Anglais. Le chanteur Ben Mazué, l’avant-dernier relayeur, a ensuite transmis le flambeau à l’athlète Stéphane Diagana, qui a allumé le chaudron à 19 h 20, pour conclure ce passage maralpin tant attendu.

1) Le 18 juin 2024, la flamme olympique est aussi passée par Villefranche-sur-Mer, Grasse, Cannes, Valberg, Antibes-Juan-les-Pins, La Colmiane-Valdeblore, et Nice.




