samedi 21 mai 2022
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Flavio Briatore, père fondateur

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Flavio Briatore est connu comme le loup blanc en Formule 1 comme à Monaco. Aujourd’hui patron de deux établissements en principauté, l’ancien directeur d’écurie a accepté de revenir sur son parcours pour Monaco Hebdo.

Flavio Briatore est un homme pressé. Bien qu’il ait quitté les écuries de Formule 1, cet homme de 63 ans n’en reste pas moins actif. Père d’un bambino de 3 ans, il a lancé le Cipriani, voilà un an, au rond-point du Portier, et le Billionaire Sunset, sur la terrasse du Fairmont. Pourquoi ouvrir ces établissements en principauté ? L’intéressé y répond de la manière la plus simple qui soit. « Monaco est une ville de vacances avec un des meilleurs ports de la Méditerranée. Les gens ont besoin de s’amuser. Plus d’activité il y a, mieux c’est », assure l’Italien. Alors que les restaurants Cipriani sont implantés dans le monde entier (New York, Miami, Abu Dhabi, Istanbul), Briatore a donc décidé qu’il devait aussi y en avoir un à Monaco. « J’ai vu qu’il y avait une niche qui n’était pas exploitée ici. Pour un restaurant, il est important d’associer le prix, la qualité de la nourriture et l’atmosphère, ainsi que la qualité dans le service. Je n’ai pas trouvé ici d’établissement qui avait tout cela, donc j’ai décidé de faire un Cipriani ». Même à l’âge où beaucoup pensent à la retraite, Briatore continue d’accélérer, lui qui a passé la plus grande partie de sa vie autour des circuits automobile. Sa vitesse de croisière ne tourne peut-être pas autour des 300 kilomètres heure, comme peuvent les atteindre les F1, mais l’homme n’a pas perdu de temps.

Géomètre et directeur d’écurie
Fils d’instituteurs, il quitte le système scolaire, titulaire d’un diplôme de géomètre. Son envol, il va le prendre au contact de Luciano Benetton, le fondateur de la marque éponyme. C’est alors qu’un voyage aux Etats-Unis va le porter vers les sommets sur lesquels il surfe encore aujourd’hui. « J’ai fait ma carrière en Amérique avec Benetton, puis la Formule 1 est arrivée », confie l’intéressé. En implantant United Colors of Benetton aux USA, l’homme aux lunettes bleues va devenir le directeur de l’écurie Benetton Formula. Son entrée dans le monde de la F1, univers dans lequel il a passé les 20 années qui ont suivi. Sous sa direction arrive le premier titre de champion en 1994, rapporté par un certain Michael Schumacher. Son rôle de Team Manager a également beaucoup apporté à Flavio Briatore : « J’avais la responsabilité d’un groupe de travail, toujours très motivé et très sérieux. » Mais ce qui a marqué sa carrière au sein de la F1, ça a été l’évolution vertigineuse des équipes qu’il a pris sous son aile. « J’ai toujours pris des teams petits et je les ai emmenés au succès », explique-t-il.

Famille et succès
« Tous les succès que j’ai obtenus sont liés au travail qui a été accompli, surtout dans un métier compétitif où personne ne te donne rien », précise Briatore. Après le titre avec Benetton, Briatore en a gagné deux autres avec Renault, mais a également emmagasiné quelques beaux souvenirs sur les pistes, en ayant aussi porté la casquette d’agent de pilotes. « La première victoire de Trulli, celle de Fisichella aussi (il les a lancés tous les deux, N.D.L.R.), la victoire de Panis à Monaco, se remémore-t-il. Le boss de Ligier (Ecurie dont il fut propriétaire N.d.l.R.) demandait à Panis de rentrer pour un ravitaillement à 5 tours de la fin. Là, j’interviens pour lui dire de ne pas rentrer, et il finit la course avec 6 ou 7 litres d’essence, c’était fantastique ». S’il n’a « aucun regret » sur sa période en F1, il assure toutefois ne plus vouloir y revenir. « C’est différent aujourd’hui, c’est bien de le voir de loin, mais pas d’être impliqué ». Aujourd’hui occupé par ses affaires et sa famille, il trouve tout de même le temps de regarder quelques grands prix. On devrait d’ailleurs l’apercevoir dans les tribunes monégasques, lui qui pronostique une victoire de Vettel ou Alonso…

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