
Nouvelles recrues, résultats à nouveau décevants ces dernières semaines… Le néo-monégasque Gary Kagelmacher revient sur cette période délicate que traverse l’ASM.
Propos recueillis par Romain Chardan.
Monaco Hebdo?: Tout d’abord Gary, pourquoi avoir choisi l’ASM??
Gary Kagelmacher?: Le club est entré dans un nouveau projet, avec une nouvelle équipe dirigeante. Quand ils m’ont approché, je ne pouvais pas croire que Monaco était dans les derniers en deuxième division. Faire partie de l’aventure et permettre à l’équipe de remonter au premier plan est une chose gratifiante, c’est pourquoi j’ai décidé de signer ici.
M.H.?: Comment te sens-tu dans ta nouvelle équipe, avec tes nouveaux partenaires??
G.K.?: Je me sens assez bien, nous sommes beaucoup de nouveaux joueurs. Nous essayons de rapidement devenir une équipe, c’est essentiel pour notre réussite. La communication n’est pas un problème, je progresse bien en français, et comme d’autres joueurs parlent anglais, allemand ou espagnol, il n’est pas difficile de se parler.
M.H.?: Avant le mercato, l’ASM était sur une bonne série en championnat (5 matchs sans défaites), mais depuis ces nouvelles arrivées, rien ne va plus. Comment expliques-tu cela??
G.K.?: Je ne sais pas trop, c’est assez difficile parce que nous venons tous de championnats différents. Aucun d’entre nous ne connaît la France et la Ligue 2 qui est très physique. Nous avons de bons joueurs et de nombreuses solutions à tous les postes. L’adaptation va prendre un peu de temps, parce qu’intégrer 9 joueurs dans une équipe et se dire qu’on va tout gagner, ça n’existe pas dans le football. Nous allons tout faire pour y arriver le plus vite possible et prendre rapidement des points.
M.H.?: Contre Bastia, l’équipe n’a semblé joué qu’une mi-temps comme contre Arles-Avignon. Pourquoi??
G.K.?: Les deux matchs sont très différents. Nous avons fait une très bonne première période contre Bastia, au cours de laquelle nous avons dépensé beaucoup d’énergie. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à concrétiser cela au tableau d’affichage. En deuxième mi-temps, nous étions très fatigués, et nous l’avons payé cash. Contre Arles, ce n’était pas pareil. Nous avions le vent contre nous, ce qui a rendu les choses très difficiles. Ensuite, ils nous ont pressé très haut, et en prenant ce but idiot, ça nous a mis un coup au moral. En deuxième période, après le discours du coach, on a su repartir du bon pied, même si nous n’avons pas su accrocher un résultat.
M.H.?: Que vous a dit Marco Simone à la mi-temps??
G.K.?: Il nous a dit que c’était une finale, et que tout était possible en 45 minutes. Il fallait qu’on soit plus concentrés, qu’on fasse attention au marquage. Il nous a également dit qu’on devait profiter de l’avantage du vent qu’on a eu en seconde mi-temps, et surtout qu’on ne devait rien lâcher.
M.H.?: As-tu senti une évolution dans le jeu de l’équipe à travers tes 3 matchs??
G.K.?: Je ne pense pas qu’on puisse parler d’évolution. Notre meilleure période, nous l’avons jouée contre Bastia. Maintenant, c’est à nous de réitérer ce genre de performances, en étant plus réalistes devant le but, et d’être efficace sur un match entier. Il est primordial de s’inscrire dans une continuité de bonnes performances pour remonter au classement.
M.H.?: Toi qui étais capitaine dans ton ancien club (Beerschot), aimerais-tu prendre le brassard à Monaco??
G.K.?: Non, je ne pense pas. Nous avons un très bon capitaine en la personne de Ludovic Giuly. Il a beaucoup d’expérience, une grande carrière, je pense que c’est le mieux placé pour tenir ce rôle. Moi je suis ici pour aider le club à remonter et à gagner des titres.



