dimanche 26 juin 2022
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13ème Grand Prix historique : un musée de la F1 à ciel ouvert

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Le 13ème Grand Prix historique de Monaco s’est déroulé du 13 au 15 mai 2022. Au total, 180 concurrents, dont plus de 130 Formule 1 du siècle dernier ont roulé dans les rues de la principauté. Monaco Hebdo revient sur cet événement en images.

Le mois de mai 2022 symbolise ce qui ressemble à une sortie de crise. Le 13 mai 2022, le prince Albert II, sur proposition de son gouvernement, a annoncé qu’il supprimait l’obligation du port du masque en intérieur. À Monaco, la situation se détend nettement sur le front de la pandémie de Covid-19, et l’Automobile club de Monaco (ACM) en a profité pour organiser cette année trois Grand Prix : un Grand Prix électrique le 30 avril 2022, puis la 79ème édition du Grand Prix de Formule 1 (F1) du jeudi 26 au dimanche 29 mai 2022. Et le week-end dernier, c’était le 13ème Grand Prix historique qui monopolisait le circuit installé dans les rues de la principauté. Du 13 au 15 mai 2022, cet événement a réuni plus de 130 F1, avec 180 concurrents au total, d’une trentaine de nationalités, Japon et Australie y compris. Un véritable musée à ciel ouvert, pour les amateurs de sport automobile.

Photo ACM – © 2022 Olivier Caenen, tous droits reserves

Le Britannique Michael Lyons a signé en principauté sa 7ème victoire à Monaco dans la série « voitures de Grand Prix F1 3L (1977-1980) »

Nouveau plateau de F1

Réparties en huit séries, des « voitures de Grands Prix d’avant-guerre et voiturettes », aux « voiturettes de Grand Prix à moteur avant construites avant 1961 », aux « voitures de Grand Prix à moteur arrière de 1 500 cc, F1 de 1961 à 1965 et F2 », jusqu’aux « voitures de Grand Prix F1 3 litres de 1981 à 1985 », ce 13ème Grand Prix historique a réuni l’essentiel de la F1. Environ 130 F1 ont pu rouler à Monaco, d’une Bugatti Type 35 de 1925, à la Williams FW07 (1979), la Tyrrell 011 (1981), la Lotus 91 (1982), l’Alfa Romeo 182 (1982), la Arrows A4 (1982), la Ligier JS 21 (1983)… Impossible de toutes les citer ici. Pour cette 13ème édition, l’ACM a misé sur un nouveau plateau de F1, la série G, qui s’intéresse aux monoplaces de la période 1981-1985. Une période qui marque la fin du moteur Cosworth DFV V8, créé en 1967. « L’histoire retiendra que Michele Alboreto sur Tyrrell 011 a remporté en 1982 et 1983 les deux derniers Grands Prix, avec le robuste moteur anglais, pourtant concurrencé, puis ensuite débordé le moteur turbo introduit par Renault en 1977 », souligne l’ACM dans l’éditorial du programme officiel de ce 13ème Grand Prix historique.

Triplé pour Lotus

C’est aussi l’occasion de rappeler que les années 1981-1985 sont aussi celles où Alain Prost s’impose par deux fois à Monaco, en 1984, puis en 1985. Il remportera deux autres victoires en 1986 et en 1988, pour porter son total de victoires en principauté à quatre. Ce moment, c’est aussi celui qui voit le pilote brésilien Ayrton Senna (1960-1994) prendre son envol. Il se fait remarquer dès le Grand Prix de Monaco 1984, avant de gagner six fois en principauté, en 1987, 1989, 1990, 1991, 1992, et 1993. On le sait, il est difficile de parvenir à doubler sur le tracé du Grand Prix de Monaco. Cela s’est aussi vérifié lors de ce Grand Prix historique, puisque 7 séries sur 8 ont été remportées par la voiture qui s’est élancée la première. Pour le reste, les temps forts de cette 13ème édition ont été marqués par la victoire de la pilote allemande Claudia Hürtgen dans la catégorie « voitures de Grand Prix à moteur avant, construites avant 1961 ». Le Britannique Michael Lyons a signé en principauté sa 7ème victoire à Monaco dans la série « voitures de Grand Prix F1 3L (1977-1980) ». On se souvient qu’en 2021, il avait réalisé un triplé, en finissant à la première place dans trois autres catégorie, les « voitures de Grand Prix F1 3L » pour les périodes 1966-1972, 1966-1972, et 1973-1976. Un autre pilote britannique, Stuart Hall, s’est imposé par deux fois, dans la catégorie « voitures de Grand Prix F1 3L (1966-1972) » et « voitures de grand Prix F1 3L (1973-1976) ». Dans la série G « voitures de Grand Prix F1 3L (1981-1985) », Lotus a réalisé un triplé, avec la victoire de Marco Werner, suivi de Michael Lyons et Nick Padmore.

Grand Prix Historique Monaco 13ème édition
Charles Leclerc et le pilote automobile belge, Jacky Ickx. © Photo ACM

« Quand tu pensais avoir déjà eu toute la malchance du monde à Monaco et que tu perds les freins dans la Rascasse avec l’une des Ferrari de Formule 1 les plus emblématiques de l’histoire »

Charles Leclerc sur son compte Twitter

Leclerc dans les rails

Enfin, cette 13ème édition du Grand Prix historique a été marquée par la participation du pilote monégasque de F1, Charles Leclerc. Dimanche 15 mai, de 13h30 à 14 heures, il a roulé sur le circuit de la principauté, dans le cadre d’une démonstration Ferrari, au volant du modèle 1974, piloté à l’époque par Niki Lauda (1949-2019). Mais il a perdu le contrôle au niveau du virage de la Rascasse, avant de heurter le rail de sécurité, et d’endommager l’aileron arrière de sa voiture. « Quand tu pensais avoir déjà eu toute la malchance du monde à Monaco et que tu perds les freins dans la Rascasse avec l’une des Ferrari de Formule 1 les plus emblématiques de l’histoire », a commenté, un brin fataliste, Charles Leclerc sur son compte Twitter. En trois participations sur le circuit de la principauté, le pilote monégasque a en effet été contraint à chaque fois à l’abandon. Son adversaire au classement des pilotes, le pilote néerlandais de Red Bull Max Verstappen, était aussi présent lors de ce Grand Prix historique, mais en tant que spectateur. Une jolie répétition, avant de retrouver ces deux pilotes de 24 ans à l’occasion du Grand Prix de Monaco, le 29 mai prochain.

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